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  • : Le Blog de l'Anarcho-Monarchiste
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  • : 31/01/2007
  • : Blog politique et culturel, par un citoyen français. Ni capitaliste, ni marxiste, je suis juste anarcho-monarchiste, et résolument anti-sarkozyste. Au menu : réflexions, lectures, écriture, discussions, le tout avec un zeste d'humour satirique.
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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)



(Jacques Chirac, par Kiro)

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 16:55

sarkozydepart1

 

Le 6 mai dernier, François Hollande a été élu président de la République française avec 51,64 % des voix. Depuis ce jour, je respire enfin mieux : cela faisait cinq ans que j'attendais la défaite de Sarkozy ! Mais j'attendais toutefois qu'ait lieu, en ce matin du 15 mai, au palais de l'Élysée, la traditionnelle passation de pouvoir, pour être entièrement satisfait.

Depuis 10H45, ce jour, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa n'est plus président de la République : son successeur François Hollande lui a adressé ses "meilleurs voeux pour la nouvelle vie qui s'ouvre devant lui"... Cette fois-ci, c'est vraiment fini ! ;-)

Après une poignée de main avec François Hollande qui l'a raccompagné sur le perron de l'Élysée, Sarkozy a fait quelques pas sur le tapis rouge, main dans la main avec son épouse Carla, puis a adressé un dernier signe au personnel réuni dans la cour et s'est engouffré dans une voiture aux vitres fumées dans laquelle il a quitté les lieux.

 

sarkozydepart2


Sarkozy n'a pas le droit de se plaindre. Après sa défaite électorale largement méritée, il va désormais bénéficier, comme Giscard et Chirac, d'une rémunération mensuelle, d'un logement de fonction, d'une voiture avec chauffeurs, de deux cartes de circulation illimitées (l'une sur Air France, en classe affaires, l'autre à la SNCF, en première classe), ainsi que de collaborateurs mis à sa disposition en sa qualité d'ancien chef de l'État. Selon le député René Dosière, un ancien président coûte 1,5 million d'euros par an à la République française. Mais tout cela, in fine, n'a pas beaucoup d'importance, car l'essentiel est ailleurs : Sarkozy, c'est fini ! Il est enfin parti !

Assurément, c'est une bonne chose de faite. :-)

Cordialement,

Hyarion.

 


Par Hyarion - Publié dans : Epilogue (2012)
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 13:14

hollande-sarkozy-2012

 

Le titre de cet article ne fera sans doute pas plaisir à ceux qui n'aiment pas les reprises de slogans électoraux. Pas très original, me dira-t-on, surtout quand on sait que je n'ai pas l'âme militante... Mais il se trouve que le titre de mon précédent article, daté du 17 août 2010 était : "Bientôt, du changement". Certains ont sans doute lors cru que la venue de Cthulhu était proche, mais ce ne sera pas pour tout de suite... ;-) Il se trouve que "Le changement, c'est maintenant" est, depuis cette époque, devenu une formule de campagne, celle d'un candidat à l'élection présidentielle française nommé François Hollande. 


On devine bien, sans doute, d'ors et déjà, l'objet du présent article, à la veille du second tour du scrutin qui désignera le prochain chef de l'Etat français. Pourquoi reprendre l'écriture après plus de deux ans et demi de silence ? Parce qu'il aurait été stupide de ne pas le faire compte tenu des motivations à l'origine du présent blog, et du fait que ce dernier est toujours en ligne. Ce blog offre aujourd'hui un visage abîmé, amputé qu'il est de plusieurs anciens articles victimes d'une censure imbécile interdisant de reproduire ici certains textes d'informations d'agences de presse - fusse simplement afin de les commenter et d'en analyser le contenu. Cette censure, grossière et plutôt incohérente dans son application a fini par me décourager d'entretenir ce blog, sachant que l'actualité politique était devenu, par ailleurs, à la longue, de plus en plus lassante à commenter. La vie évolue, du reste, et j'ai eu d'autres priorités... que j'ai toujours d'ailleurs.

Si j'interviens à nouveau, ici et maintenant, c'est que cela me parait être la moindre des choses, compte tenu de l'importance - relative, certes, au vu du temps qui passe, mais tout de même bien réelle - du scrutin de demain.

 

Je me souviens du temps où j'ai créé ce blog. C'était en janvier 2007. Je craignais que Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa soit élu à la plus haute charge de l'Etat, et c'est, hélas, ce qui s'est produit, en mai de cette année-là. Depuis, j'ai espéré que ne soit pas reproduite, à partir de 2012, l'expérience de cette monumentale perte de temps qu'a - comme c'était prévu - représenté un quinquennat sarkozyste pour la France et les personnes qui y vivent. Or, le moment de mettre un terme à cette piteuse page de l'histoire de France est enfin arrivé, après bien des péripéties. Demain, dimanche 6 mai 2012, les électeurs pourront, s'ils le souhaitent - depuis cinq ans, pour certains (c'est mon cas), ou depuis une période plus récente pour d'autres -, enfin décider, par leur vote, de passer à autre chose.

 

janv 2012 Hollande Sarkozy

Je ne parlerai pas en détail ici du bilan de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, aujourd'hui candidat à sa propre succession à L'Elysée. Ce n'est même pas la peine, car dès le début, bien avant l'élection de 2007 même, je savais que rien de bon ne sortirai du quinquennat qui a finalement eu lieu et qui aujourd'hui touche à sa fin. Dire que tout est à jeter dans le bilan de l'encore actuel chef de l'Etat serait certes faux, parce que rien n'est jamais complètement négatif dans toutes les décisions qui ont été prises... mais néanmoins, comme prévu depuis longtemps, ce bilan n'en reste pas moins globalement très négatif, ce qui ne peut être étonnant vu que les choses étaient particulièrement mal parties dès le début... Cinq années de sarkozysme, cinq années de perdues... Sarkozy lui-même n'a pas été capable de défendre correctement ce bilan, probablement parce qu'il n'y a pas grand-chose à défendre. Son projet de 2007 a été balayé par la crise financière et économique : à cet égard, il n'a, sans doute, pas eu de chance. Mais il convient de se rappeler néanmoins à quel point, crise ou pas crise, les promesses qu'il avait fait durant sa campagne étaient démagogiques, et surtout inconséquentes. Je me souviens qu'il s'était notamment engagé, en tant que candidat, il y a cinq ans, à limiter le nombre de chômeurs en France à 5% à la fin de son quinquennat, et que si, à l'arrivée, il y en avait finalement 10%, c'est qu'il y aurait "un problème", que ce serait "un échec", qu'il aurait "échoué", et que ce serait "aux Français d'en tirer les conséquences". Rien que pour ce genre d'engagement irréaliste fait à l'époque, les Français ne pouvaient qu'être au rendez-vous pour la sanction électorale cette année ! Rappelons, en effet, que le taux de chômage s'élevait à 9,8% à la fin de l'année 2011 et qu'en mars dernier, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) a progressé pour le onzième mois consécutif, pour atteindre 2,884 millions de personnes, soit 16 600 de plus qu'en février (+0,6%). En définitive, depuis le début du quinquennat de Sarkozy, la France a vu croître de 747 000 le nombre de chômeurs sans activité en métropole. Effectivement, donc, au bout de cinq ans, il y a bien "un problème" !

 

(Nicolas Sarkozy s'engageant sur le plein emploi, en direct à la télévision, en 2007)

 

Du reste, au delà du bilan, le quinquennat qui s'achève incarne surtout l'échec d'un homme, à la personnalité et au comportement insupportables... lesquels expliquent largement l'impopularité qu'a connu Nicolas Sarkozy durant presque la totalité de son mandat. On a souvent dit qu'il n'était pas aidé par une bonne partie de la presse, réputée être de gauche ou au moins anti-sarkozyste, mais il me semble cependant clair que Sarkozy doit avant tout s'en prendre à lui-même pour ce qui est de ce déficit de popularité.
Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa n'est pas un idiot... et pourtant je crois, néanmoins, qu'il a très mal mesuré, dès le début, la teneur fortement symbolique de sa charge. Il a reconnu lui-même, durant la campagne électorale de cette année, qu'il a commis l'erreur de rester ministre dans sa tête, au lieu de tout de suite habiter pleinement la fonction présidentielle, comme ses prédécesseurs se sont généralement efforcés de le faire dès leur élection.
Ces histoires de soirée au Fouquet's, d'insulte au Salon de l'Agriculture, etc, tout cela n'a l'air de rien, bien sûr, dira-t-on, et tout cela n'a guère d'importance en soit, certes, mais je crois que l'impact - plutôt fort, symboliquement - dans l'opinion publique de ce genre de péripétie sur-médiatisée n'a pas contribué à entretenir durablement sa popularité et à mettre en valeur une bonne image de lui en tant que chef de l'État. De fait, s'il a bénéficié d'un "état de grâce" assez long en 2007, il se trouve que par la suite, il a constamment été impopulaire durant son mandat, ce qui, me semble-t-il, est assez inédit dans l'histoire de la Ve République.
Le fait de se déplacer en province systématiquement entouré d'une véritable armée de policiers, dans des proportions particulièrement excessives, n'a sans doute pas aidé non plus : avec des interlocuteurs toujours triés sur le volet devant les caméras, et un tel écran sécuritaire entre lui et les citoyens, j'ai l'impression que Sarkozy s'est imaginé que les gens l'aimaient bien au fond, malgré les enquêtes d'opinion, alors qu'en fait, il était rarement en contact véritable avec le pays réel. D'où le fait qu'il a eu l'air de tomber des nues lorsqu'il s'est retrouvé très mal reçu à Bayonne, lors d'un de ses premiers déplacements de candidat en campagne, sans l'énorme dispositif de sécurité habituel. Sur le moment, il a accusé la gauche et d'autres d'une sorte de coup monté, alors qu'en réalité, il a juste été reçu comme il aurait pu l'être n'importe quand durant son mandat, s'il n'y avait pas eu toutes sortes de filtres entre lui et les Français.
Je peux toujours me tromper, mais il me semble que l'explication est là, tout simple, s'agissant de cette mauvaise image qu'il n'a pas su vraiment améliorer, et ce même s'il y a bien d'autres facteurs expliquant son impopularité.
Et pourtant, malgré son caractère souvent emporté, il n'y avait pas forcément de raison qu'il échoue dans ce registre de la sympathie auprès de l'opinion... Que l'on regarde, à cet égard, Silvio Berlusconi en Italie : avec des scandales d'une toute autre ampleur que les erreurs de Sarkozy, il a tout de même réussi à se faire durablement aimer des Italiens (contre toute raison, à mon sens), même s'il a fini par se faire dégager in fine, faute de crédibilité face à la crise. En France, Sarkozy a, en somme, tout simplement échoué, surtout, à se faire aimer d'une majorité de Français, comme Jacques Chirac avait su, lui, très bien le faire avant lui, malgré toutes ses casserolles judiciaires...

 

Mais comment, cependant, pouvoir aimer, ou même simplement apprécier, quelqu'un comme Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, sachant que sa personnalité a tout de celle du pervers narcissique ? Égocentrique, destabilisateur excessivement confiant en lui-même, manipulateur systématique, menteur éhonté, incapable de reconnaître ses fautes, créant et entretenant volontairement la discorde dans sa sphère d'influence sans jamais l'assumer, tout en étant paradoxalement soucieux de séduire, même au prix parfois de la destruction psychologique d'autrui : sans être un expert de la chose, pour moi, Sarkozy est un pervers narcissique. Ce genre de personnalité est toujours à fuir, dans la vie quotidienne, car le cas de ce genre de personne est incurrable, alors que dire lorsqu'il s'agit d'un dirigeant, qui plus est élu démocratiquement ? A ce niveau-là, on ne peut rien y faire, sinon voter contre lui à la prochaine élection...  

 

La campagne électorale présidentielle de 2012, qui s'est officiellement terminée hier soir, a été, dans son ensemble, d'une grande médiocrité, sur le fond comme sur la forme. On aurait tort de trouver qu'en comparaison, la précédente campagne de 2007 était "bonne" : même en regard de celle de 2012, ladite campagne de 2007 était également consternante dans son genre, l'aspect faussement "nouveau" de certains candidats masquant mal l'aberrante démagogie des inconséquentes promesses faites alors par les candidats, et notamment par le gagnant du moment, Sarkozy de Nagy-Bocsa. Aujourd'hui, évidemment, cinq ans après, tout le monde a la gueule de bois, et ce n'est pas simplement la faute à cette crise dont on nous rebat les oreilles depuis quatre ans, et devant laquelle les politiciens n'ont pas de véritable solution crédible.

De tout ce qui s'est dit, n'est finalement restée qu'une chose, présent dans les esprits depuis bien longtemps : la nécessité, pour une majorité d'électeurs, de sortir le candidat sortant.

 

Au soir du premier tour, le dimanche 22 avril dernier, François Hollande est arrivé en tête avec 28,6 % des suffrages, devant Nicolas Sarkozy, premier candidat-président de la Ve République à arriver deuxième à un premier tour. Le FN a facilement récupéré les voix perdues en 2007 au profit de Sarkozy, compte tenu du bilan calamiteux de ce dernier : voila donc ce qui arrive quand on fait des promesses que l'on ne pourra pas tenir. Les candidatures de Mélenchon et de Bayrou, quant à elles, étaient évidemment de monumentales escroqueries dans leur genre, et elles ont donc obtenues les scores modestes qu'elles méritaient... En tout cas, avec Hollande arrivé en tête, ce qui a été un signe fort, j'ai été évidemment très satisfait du résultat de ce premier tour.

 

resultats-1er-tour-presidentielle-2012


Ce dimanche soir-là, j'ai pensé à l'intuition personnelle qui a été la mienne au moins depuis 2010, à savoir l'intuition que François Hollande était le meilleur candidat possible pour battre Sarkozy en 2012. Je me souviens... A l'époque, la simple évocation du nom de Hollande faisait sourire tout le monde, ou presque, parce que tout le monde avait en tête la pitoyable caricature qu'on fait de lui Les Guignols de L'Info, caricature de personnage mou et un peu simplet que j'ai toujours trouvé mauvaise et à côté des clous, même quand j'estimais que le bilan de François Hollande en tant que premier secrétaire du PS de 1997 à 2008 n'était pas particulièrement brillant. Au PS, parti auquel j'ai adhéré en mars 2008, Hollande n'apparaissait guère dans les conversations depuis son départ de la direction du parti, après le congrès de Reims... Et de façon générale, dans l'opinion, personne ne semblait le prendre au sérieux... Même ceux qui, dans le passé, intervenaient régulièrement sur ce blog, eux-mêmes, ne pouvaient s'empêcher de sourire ou de rigoler, assez gratuitement, en pensant à Hollande. Et donc, de facto, même avec eux, je n'osais pas alors faire part de mon intuition personnelle, pourtant de plus en plus forte au fil des mois, cette intuition que Hollande était, au fond, le mieux placé et le plus présentable. Il faut dire que l'air du temps a longtemps été favorable au désinvolte Dominique Strauss-Kahn, alors French Lover du FMI, et en qui je n'ai pourtant jamais eu la moindre confiance quant à sa capacité à incarner une alternance crédible. François Hollande me paraissait être un bien meilleur candidat, grâce à sa discrétion en matière de vie privée, à son tempérament calme, à son image modeste, à sa stabilité psychologique, à son goût pour la conciliation, à sa grande capacité d'adaptation, et surtout à son côté "proche des gens" à la manière de Jacques Chirac, dont je savais que c'était son modèle en matière de contact avec les électeurs (proximité corrézienne oblige)... Dans un contexte de crise, face à un Sarkozy impopulaire mais aussi clivant que retors, François Hollande - dont on sentait bien qu'il avait vraiment envie de se présenter à l'élection de 2012 pour gagner, et permettre enfin l'alternance - me paraissait être décidément le meilleur pour l'emporter, d'abord en rassemblant la gauche, puis ensuite en rassemblant toutes celles et tout ceux voulant tourner la page du sarkozysme. Mais à l'époque, je me souviens combien je me sentais très isolé quant à mon opinion et mon intuition... Comme il m'est arrivé plusieurs fois de me tromper politiquement par le passé, et que je n'avais pas envie de susciter des réactions bêtement rigolardes en évoquant mon sentiment, je me suis donc longtemps tu, à cette époque, bien que n'en pensant pas moins, et n'en parlant de quelques fois en privé...

En 2010, et encore au début de 2011, beaucoup de gens ne juraient que par DSK... Au fur et à mesure que les primaires socialistes approchaient, j'étais de plus en plus convaincu que François Hollande était le bon candidat, et de plus en plus mécontent que l'on annonce la victoire censée être certaine de DSK à ces primaires, victoire strauss-kahnienne que l'on disait préparée avec la complicité de Martine Aubry - contre laquelle j'avais voté lors du Congrès socialiste de Reims en 2008 -, chose qui ne pouvait que contribuer à mon mécontement... Et puis, un certain jour du mois de mai 2011, est arrivé le "cataclysme" que l'on sait... ;-)

 

comm dsk

 

Comme tout le monde, j'ai été, sur le moment, stupéfait par l'énormité du scandage de l'affaire du Sofitel de New-York... mais sur le fond, je n'ai été qu'à moitié surpris par la mésenventure de DSK, forcément fatale à ce qui était censé être son destin présidentiel... Pour moi, DSK, c'est l'incarnation même de la désinvolture. Tout le monde avait beau chanter ses louanges avant cette affaire, il ne m'a jamais convaincu en tant que potentiel candidat de gauche face à Sarkozy. DSK n'était le meilleur candidat possible. Il ne pouvait pas l'être, compte tenu de sa profonde désinvolture, tant dans sa façon de gérer les dossiers (notamment quand il était ministre des Finances dans le gouvernement Jospin) que dans sa façon de gérer sa vie privée en tant qu'homme public ayant de très hautes ambitions. Je suis convaincu que sans l'affaire du Sofitel, si DSK avait été élu aux primaires socialistes, il serait de toute façon tombé dans un autre scandale sexuel, celui de l'affaire dite du Carlton de Lille... De quoi aurions-nous eu l'air, face à Sarkozy, dans ce cas ?

 

Quelques mots sur le fond s'imposent s'agissant de ce feuilleton DSK, en passant, car cela revèle des choses autrement plus préoccupantes que la sexualité de DSK qui, au fond, me semble-t-il, n'intéresse personne... Dans toutes cette histoire judiciaire concernant DSK, il convient de distinguer deux choses très différentes : d'une part, les accusations de violences faites aux femmes, hautement condamnables si elles sont avérées, et d'autres part les pratiques dites de "libertinage", parmi lesquelles figurent le recours à des prostituées, et plus précisément à des escortes ou escort girls... De mon point de vue, ces pratiques sexuelles, ce recours aux escortes, ne sont évidemment pas condamnables en soi, n'en déplaise à certains et certaines (y compris au PS)... d'où le côté absurde et sans doute hypocrite - à mes yeux - de l'accusation de "proxénétisme aggravé" émise par les juges contre DSK dans le cadre de cette lamentable affaire dite du Carlton. Tout cela en dit long sur le climat d'ordre moral imbécile qui sévit actuellement en France. J'ai appris, vers la fin de l'année dernière, qu'un projet de loi pénalisant les clients des prostituées allait bientôt être présenté au Parlement, et qu'il était notamment soutenu, hélas, par un certain nombre d'élu(e)s socialistes à la botte d'un lobby conservateur et pseudo-féministe, celui des abolitionnistes anti-prostitution. Cette situation est regrettable, d'autant plus que l'on prévoit de pénaliser des gens sous un prétexte "éducatif" totalement aberrant et hypocrite... La gauche, si elle entend promouvoir la justice sociale et l'humanisme, doit d'abord garantir la liberté des individus contre les oppressions de toute sortes, y compris celles entendant contraindre lesdits individus dans leurs comportements sexuels, alors qu'on ne devrait pas s'en mêler dès lors que lesdits comportements sont basés sur le consentement mutuel. Que l'on s'attaque plutôt aux vrais problèmes, celui du proxénétisme mafieux, celui de la traite des êtres humains qui dépasse largement le cadre de la prostitution ! Que l'on cesse de considérer, dans ce domaine, les hommes comme étant "tous criminels" et les femmes "toutes victimes", car ce n'est tout simplement pas vrai, et tout le monde le sait, ou devrait le savoir ! Et que l'on laisse donc tranquilles les individus, hommes et femmes, qui ont tous le droit de disposer librement de leur corps ! Ce sujet de la prostitution, très difficile, mérite mieux qu'une grille de lecture bêtement manichéenne et misérabiliste telle que celle de ces abolitionnistes ayant la prétention de définir par la contrainte pénale des normes de sexualité, et dont les positions vis-à-vis de l'émancipation des femmes se révèlent, in fine, particulièrement rétrogrades, comme l'a fort justement souligné Elisabeth Badinter.

 

Si je prends la peine de parler de tout cela, c'est parce que le feuilleton DSK aura au moins eu, in fine, cette utilité d'attirer mon attention sur un sujet très complexe - la prostitution - qui est particulièrement révélateur de l'atmosphère socio-culturelle désespérement normative dans laquelle nous vivons désormais aujourd'hui, et aussi parce c'est aussi pour moi l'occasion de rappeler qu'il y a, au Parti Socialiste, des personnes que je n'aime pas et dont je me méfie, en raison de leur moralité douteuse et surtout de leurs postures morale et "progressistes" totalement hypocrites... sur le sujet que j'ai évoqué comme sur d'autres. Ce qui ne m'empêchera pas, naturellement, de faire ce que j'ai à faire, demain, dans l'isoloir, pour battre Sarkozy et tout ce qu'il représente, sans hésitation mais aussi, donc, sans être dupe quant à la suite des évènements...

 

Toujours est-il donc, que DSK s'est finalement mis hors-jeu tout seul, et que les primaires socialistes ont abouti à l'investiture de François Hollande comme candidat du PS à l'élection présidentielle. Ayant participé à ces primaires, en octobre dernier, j'ai voté Hollande au premier tour, puis étant empêché pour le second tour, et les procurations n'étant pas autorisées, je me suis tout de même débrouillé pour qu'un bulletin Hollande compense dans l'urne mon absence à ce tour. Les choses n'étaient pas gagnés d'avance, mais j'ai été évidemment satisfait du résultat : Hollande était bien le meilleur candidat possible... et il a fini par arriver en tête au premier tour de l'élection présidentielle. Ce n'est pas mon genre de me laisser aller à l'auto-satisfaction, mais ce sur coup, j'avoue que je suis tout de même content que mon intuition de départ concernant Hollande, il y a deux ans, se soit révélée bonne... ;-)

Sarkozy, lui, s'est finalement planté, parti en campagne trop tard, sans avoir choisi les bons thèmes à aborder...

 

debat-sarkozy-hollande-2012

Le traditionnel débat télévisé de l'entre-deux tours, au soir du mercredi 2 mai, a été particulièrement rude, âpre, difficile, mais François Hollande a su dignement tenir tête à l'agressif Nicolas Sarkozy, lequel avait, à cette occasion, retrouvé tous ces tics nerveux qu'il avait réussi à cacher en 2007. Sarkozy avait dit qu'il allait "exploser" Hollande, mais comme Hollande ne s'est pas laissé faire et qu'il s'est même révélé très combatif, Sarkozy s'est finalement "explosé" tout seul... et on ne s'en plaindra pas ! ;-)

 

Et nous voila donc arrivés à l'heure du choix ultime, celui de demain, dimanche 6 mai. Après des années d'attente, après des mois de doute, après une campagne particulièrement laborieuse - avec l'habituel jet de boules puantes sur l'adversaire, comme à chaque fois -, il semble les sondages laissent espérer une défaite de Sarkozy et une victoire de Hollande. Je l'avoue : j'ai du mal à y croire... Malgré toutes les raisons d'espérer, je doute encore ! Car, rien n'est encore décidé, rien n'est encore acquis, et tant que les résultats électoraux que je souhaite ne seront pas apparents sur les écrans de télévision dimanche soir, je serais toujours en attente de connaitre enfin le grand soulagement pour lequel je patiente depuis cinq ans.

 

J'ai voté pour François Hollande au premier tour de l'élection présidentielle, et je ferais donc évidemment la même chose demain pour le second tour, avec détermination, et sans aucune naïveté.

 

Si l'on veut se débarasser d'un pervers narcissique au pouvoir depuis cinq ans et si on veut l'empêcher de rester au pouvoir pendant cinq ans de plus, voter François Hollande est le seul choix à faire, de mon point de vue. Du reste, le programme de François Hollande ne contient pas de promesses irréalistes ou démagogiques. Son projet, présenté en détail depuis longtemps, est responsable, cohérent et chiffré, quoi que l'on en pense sur le fond. Nicolas Sarkozy, lui, ne propose rien, sinon poursuivre ce qu'il a déjà fait, à savoir diviser le pays, opposer les gens les uns contre les autres, enfumer tout le monde, et le tout simplement pour continuer à se sentir exister... mais cinq ans de ce régime, ça suffit, et c'était déjà trop !

 

Il y aura évidemment toujours des gens pour critiquer, pour ne pas être contents, pour râler, des gens qui trouveront que, dans le programme de Hollande, il y a trop de ceci ou pas assez de cela... Mais au point où nous en sommes, tout cela n'est plus de mise. La France a perdu beaucoup de temps pendant cinq ans, et je ne crois pas, au fond, qu'elle le méritait. Durant le quinquennat qui s'achève, le pays a été abîmé, et surtout divisé comme jamais ! Ce n'est pas une situation saine. Il est plus que temps d'en finir avec Sarkozy, ne serait-ce que pour retrouver enfin un peu de calme, d'apaisement, en passant ainsi définitivement à autre chose ! Bien évidemment, tous les problèmes que nous connaissons ne partiront pas avec Sarkozy... mais pour l'heure, c'est surtout lui, le problème !

 

Ma consigne de vote ne surprendra donc personne...


Le dimanche 6 mai, VOTEZ FRANÇOIS HOLLANDE !

 

francoishollande-4mai2012-forbach


Ensemble, tournons la page du sarkozysme : quoi qu'il puisse arriver, cela rendra un immense service à tout le monde.

 

Cordialement,

 

Hyarion.

Par Hyarion - Publié dans : Epilogue (2012) - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 19:13

Cthulhu Plush

Par Hyarion
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