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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)


(Jacques Chirac, par Kiro)

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Vendredi 6 novembre 2009
Plus que jamais, il me faut prendre mon envol vers d'autres horizons... Je le sens bien, mais il faut me faire décidément violence, car je n'ai que trop tardé... Voila donc un dernier article sur la politique avec un petit "p"... un dernier pour la route ! Oui, je sais, je sais, chers lecteurs, je dis toujours que je vais m'arrêter, mais cela ne finit jamais... Mais à vrai dire, il vraiment plus que temps pour moi de passer à autre chose aujourd'hui... J'ai cependant trop souvent parlé ici de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa depuis la création du présent blog pour ne pas encore y revenir à présent, une dernière fois, en réaction à l'actualité du moment... Cela n'est pas chose facile que de décrocher de ses habitudes, je vais donc tâcher de faire de mon mieux, afin que la sortie ne soit pas trop laborieuse...


Une fois de plus, les dépêches de l'AFP me sont d'un précieux secours pour m'éviter de m'enliser dans une présentation personnelle d'une actualité politique dont je suppose qu'elle serait aujourd'hui bien fastidieuse, tant mon inspiration dans ce domaine me parait s'être tarie...

Jacques Chirac, premier ancien président renvoyé devant un tribunal


Jacques Chirac a été renvoyé vendredi [30 octobre] devant le tribunal correctionnel de Paris, une première s'agissant d'un ancien président de la République, pour une affaire d'emplois de complaisance lorsqu'il était maire de Paris.

Dès l'annonce de son renvoi par la juge Xavière Simeoni, l'ancien président, âgé de 76 ans, a pris "acte" de cette décision. Dans un communiqué, M. Chirac, actuellement en vacances au Maroc, s'est dit "serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun" des 21 emplois pour lesquels il est renvoyé devant la justice "ne constitue un emploi fictif".

L'ancien chef de l'Etat est renvoyé, selon une source judiciaire, des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance" pour 21 emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par le cabinet du maire de Paris, fauteuil occupé par Jacques Chirac de 1977 à 1995.

Dans son ordonnance, la juge explique que l'ancien maire de Paris "a eu une action déterminante" dans "la conception et la mise en place d'agents dits chargés de mission à la mairie de Paris dès 1977", année de son élection à la mairie de Paris, ainsi que dans leur "recrutement". Ces recrutements visaient ainsi, selon elle, "à asseoir l'influence politique" de M. Chirac et "à servir à plus ou moins long terme ses propres intérêts et ambitions, ou ceux de son propre parti, sur le plan national, voire sur le plan local, à Paris comme en Corrèze, et ce, sans bénéfice pour la communauté des Parisiens, tout en portant atteinte aux intérêts financiers de la ville".

M. Chirac, très populaire depuis la fin de son mandat, encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

Le parquet, qui avait requis un non-lieu général fin septembre dans cette affaire, dispose de cinq jours pour faire appel de la décision du juge d'instruction.

En cas de procès, "le président Chirac peut choisir soit d'aller s'expliquer devant le tribunal", soit demander à son avocat "de porter sa parole le moment venu", a indiqué son conseil, Me Jean Veil.

L'instruction menée par la magistrate visait 35 emplois présumés fictifs sur une période courant de 1983 à 1998, soit du début du deuxième mandat de M. Chirac à la mairie aux trois premières années de son successeur Jean Tiberi. Elle a jugé prescrits les faits antérieurs à octobre 1992.


Protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'Etat (1995-2007) avant de redevenir un justiciable ordinaire, Jacques Chirac avait été mis en examen le 21 novembre 2007.

Il avait alors dit "assumer la totale responsabilité de ces recrutements", arguant de leur utilité, et nié tout détournement.

Si l'ancien président a été entendu dans plusieurs affaires judiciaires touchant au financement de son ancien parti, le RPR, le dossier des chargés de mission est le seul dans lequel il est poursuivi.

Interrogé en marge d'un déplacement à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a répondu qu'il ne pouvait "faire aucun commentaire". "Il existe un principe de séparation des pouvoirs. Je suis le président de la République, successeur de Jacques Chirac. Si quelqu'un ne peut présenter le moindre commentaire, c'est moi", a-t-il insisté.


Le renvoi de l'ancien chef d'Etat devant un tribunal était qualifié de "légitime" à gauche et dans le monde judiciaire, tandis qu'à droite on le regrettait au regard de l'ancienneté des faits reprochés.

L'ex-candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, s'est démarquée des socialistes en faisant valoir, juste avant l'annonce de la décision, qu'un tel renvoi n'était "pas bon pour l'image de la France".

Les milieux judiciaires ont vu dans cette décision un signe d'indépendance de la justice, dont ils redoutent qu'elle ne soit atteinte par le projet de suppression du juge d'instruction.

Dans l'affaire des chargés de mission, neuf autres personnes sont également renvoyées devant le tribunal. Parmi eux figurent deux de ses anciens directeurs de cabinet, Michel Roussin et Rémy Chardon.

Sont également renvoyés devant le tribunal plusieurs "receleurs" soupçonnés d'avoir bénéficié de ces emplois. Ainsi l'ancien secrétaire général de Force ouvrière (FO) Marc Blondel est renvoyé pour avoir bénéficié d'un chauffeur rémunéré par la mairie de Paris.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 30 octobre 2009, 20h32)


Chirac, un "animal politique" aux multiples visages


Elu puis ministre dès les années 60, président de la République pendant douze ans après deux tentatives ratées, Jacques Chirac, renvoyé vendredi [30 octobre] devant la justice, a connu une formidable longévité politique au prix de nombreuses métamorphoses.

A 76 ans, dont quarante-trois ans d'une vie publique riche en rebondissements, ce battant s'est forgé un destin hors norme: deux fois président, deux fois Premier ministre, 18 ans maire de Paris.

Ses deux victoires présidentielles de 1995 et 2002, il les a remportées en déjouant tous les pronostics.

Mais il a eu ensuite du mal à transformer l'essai, contraint notamment de cohabiter cinq ans avec le socialiste Lionel Jospin après une malencontreuse dissolution de l'Assemblée en 1997, ou subissant un échec majeur avec le fiasco du référendum européen en 2005.

Ses partisans ont vu en lui un homme chaleureux, généreux, "toujours attentif aux autres". Ses adversaires l'ont décrit comme "versatile", sans vision, "plus capable de conquérir le pouvoir que de l'exercer".

Ses biographes s'accordent toutefois à reconnaître que Jacques Chirac est bien plus complexe que l'image qu'il a longtemps donnée: un bon vivant au parler cru, amateur de bière et de tête de veau, s'adonnant avec appétit aux bains de foule, "caressant le cul des vaches" dans les salons agricoles.

Car cet homme au visage hâlé, toujours en mouvement, élancé - il dépasse le mètre quatre-vingt-dix - est aussi un amoureux de l'Asie, passionné de sumo, grand défenseur des "peuples oubliés", artisan du dialogue des cultures.


Ce gaulliste pragmatique remporte sa première élection en 1965, comme conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, département de vieille tradition radicale dont il fait un fief et qu'il représentera à l'Assemblée de 1967 à 1995.

Rapidement, il enchaîne les plus hautes fonctions: ministre sans interruption de 1967 à 1974, deux fois chef de gouvernement - sous Valéry Giscard d'Estaing de 1974 à 1976, sous François Mitterrand de 1986 à 1988 -, trois fois maire de Paris de 1977 à 1995.

De ce bastion parisien, il se lancera par deux fois, sans succès, à la conquête de l'Elysée, en 1981 et 1988.


Ces nombreux combats lui ont valu la réputation d'un "tueur" éliminant tout concurrent potentiel. A l'exception notable de Nicolas Sarkozy, dont il n'a pu empêcher la marche forcée vers l'Elysée.

Il a aussi été comparé à un "caméléon" en raison de sa faculté à changer avec les modes: partisan d'un travaillisme à la française dans les années 70, il se fait le chantre du libéralisme à la Ronald Reagan dix ans plus tard, avant de dénoncer la "fracture sociale" en 1995.

C'est ainsi que le "fana-mili" a incarné l'opposition à la guerre en Irak ou que l'homme de la reprise des essais nucléaires s'est mué en défenseur d'une planète en danger.

"L'agité", qualificatif dont on prête la paternité à Giscard, s'est assagi, selon ses proches. A la fin de son mandat, il a commencé à lever le voile sur ses déchirures intimes, confiant que l'anorexie mentale de sa fille Laurence avait été "le drame" de sa vie.

Déjà premier ancien président poursuivi par la justice en novembre 2007 -- il est alors mis en examen -- Jacques Chirac est aujourd'hui le premier à être renvoyé en correctionnelle dans cette affaire d'emplois présumés fictifs du temps où il était maire de Paris.

Depuis sa retraite, il a oeuvré au lancement d'une Fondation en faveur du développement durable et du dialogue des cultures qui vient d'attribuer ses premières récompenses.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 30 octobre 2009, 09h57)

Ainsi donc, après toutes ces années à attendre cet improbable miracle, une juge, secrète et déterminée, la juge Xavière Simeoni, a finalement renvoyée vendredi dernier Jacques Chirac en correctionnelle pour l'affaire des emplois fictifs de chargés de mission de la Mairie de Paris. Dans mon précédent article consacré au sujet, j'avais émis la possibilité d'un renvoi de Chirac dans une cour d'assises, alors que la dépêche de l'AFP qui je citais alors ne faisait référence qu'à un possible renvoi en correctionnelle. A une de mes lectrices régulières qui me demandait des éclaircissements sur mes propos, je me suis efforcé d'apporter une réponse sur ce que j'avais voulu dire... En fait, tout le monde ne le sait pas mais, dans le dossier judiciaire de Chirac concernant ces fameux emplois fictifs de la Mairie de Paris, il y a (ou du moins il y avait) des poursuites pour "faux aggravé en écritures publiques"... ce qui est un crime... et qui donc relève des assises ! La sanction pénale prévu pour faux en écriture publique est par ailleurs éloquente quant à la gravité de l'acte, puisque celui-ci est puni de dix ans d'emprisonnement et d'une amende de 150 000 euros, ces peines étant portées à quinze ans de réclusion criminelle et à 225 000 euros d'amende lorsque le faux est commis par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public agissant dans l'exercice de ses fonctions ou de sa mission. Cela dit, j'ai précisé dans ma réponse qu'il est bien évident que l'hypothèse de la cour d'assises était alors d'ors et déjà très improbable (Chirac aux assises : entre nous, ce serait trop beau ;-)...), et que si la juge décidait de renvoyer Jacques Chirac devant une cour de justice, ce sera, en effet, en correctionnelle, comme cela, du reste, avait été évoqué dans la dépêche de l'AFP que j'avais repris dans mon article. J'ai toutefois ajouté que si la juge décidait ce renvoi en correctionnelle, le procureur de Paris, qui a requis le non-lieu général dans cette affaire, pourrait toujours faire appel et demander à la Chambre de l'instruction d'annuler l'ordonnance du juge, puis même, en cas d'échec, finalement "oublier" d'inscrire le procès au programme du tribunal, comme cela a été expliqué dans le Canard Enchaîné du 7 octobre dernier (N°4641). Aujourd'hui, aux dernières nouvelles, il semble que le parquet n'ait pas l'intention finalement de faire appel, et Chirac, de son côté, a même annoncé avant-hier qu'il irait lui-même devant le tribunal "pour que la vérité soit établie".

Chirac ira "lui-même" devant le tribunal et n'a "rien à se reprocher"


Jacques Chirac s'est expliqué pour la première fois mercredi [4 novembre] dans les médias sur son renvoi en procès ordonné le 30 octobre par une juge d'instruction, assurant qu'il n'avait "rien à se reprocher" et irait lui-même s'expliquer au tribunal "pour que la vérité soit établie".

"J'irai tout naturellement, comme tout citoyen a le devoir de le faire, m'expliquer devant le tribunal et ceci (...) avec sérénité et détermination car je n'ai rien à me reprocher", a affirmé l'ancien président de la République (1995-2007) dans un entretien à Europe 1.

Après un court extrait dès mercredi soir, l'intégralité de l'interview devait être diffusée jeudi matin [5 novembre] sur cette radio.

Jacques Chirac, 76 ans, retraité le plus populaire du pays, a confié au Figaro : "J'irai m'expliquer (...) pour que la vérité soit établie. Je le dois aux Français qui m'ont accordé leur confiance".

Il s'agit de ses premières interventions depuis la décision de la juge Xavière Simeoni de le renvoyer devant la justice dans l'affaire des emplois présumés de complaisance qu'aurait attribués la ville de Paris lorsqu'il en était maire.

Vendredi dernier [30 octobre], c'est dans un communiqué publié par son bureau, qu'il s'était dit "serein et décidé à établir devant le tribunal qu'aucun" des 21 emplois pour lesquels il est renvoyé justice "ne constitue un emploi fictif".

"Je conteste son analyse", a-t-il ajouté mercredi à propos de Mme Simeoni, soulignant vouloir s'en expliquer au plus vite pour "que cette page soit définitivement tournée".

Coïncidence, au moment même où était répercuté son souhait qu'il n'y ait pas appel de la décision de Mme Simeoni, on apprenait de source judiciaire que le parquet de Paris ne s'opposerait effectivement pas à ce renvoi.

Le parquet, qui avait requis un non-lieu général dans l'affaire, disposait d'un délai de cinq jours pour faire part d'un éventuel appel.


Mercredi, M. Chirac a répété que "21 emplois rest(ai)ent en débat" -présumés fictifs payés par la mairie entre 1992 et 1995 - pour le procès qui s'annonce avec neuf coprévenus dont plusieurs ex-directeurs de cabinet et l'ancien numéro un du syndicat FO Marc Blondel.

"Je rappelle qu'au départ, près de 500 emplois ont été examinés par la justice, et qu'on a parlé d'un véritable "système". Aujourd'hui, on constate bien qu'il n'en est rien", a-t-il affirmé.

Ce renvoi en correctionnelle, des chefs de "détournements de fonds publics" et d'"abus de confiance", est une première s'agissant d'un ancien président de la République.

Dans son ordonnance, la juge a expliqué que l'ancien maire de Paris "a eu une action déterminante" dans "la conception et la mise en place d'agents dits chargés de mission à la mairie de Paris dès 1977", année de son élection à la mairie de Paris, ainsi que dans leur "recrutement".

Ces recrutements visaient ainsi, selon elle, "à asseoir l'influence politique" de M. Chirac et "à servir à plus ou moins long terme ses propres intérêts et ambitions, ou ceux de son propre parti, sur le plan national, voire sur le plan local, à Paris comme en Corrèze, et ce, sans bénéfice pour la communauté des Parisiens, tout en portant atteinte aux intérêts financiers de la ville".

Jacques Chirac encourt dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.

(Dépêche de l'Agence France, 4 novembre 2009, 19h08)

A la bonne heure : si les dieux sont avec nous, il y aura donc peut-être bien un procès Chirac, en définitive, devant un tribunal correctionnel donc, plutôt qu'une cour d'assises, la juge ayant prononcé un non-lieu pour le chef de faux en écriture publique. Un procès en correctionnelle, c'est toujours cela de pris. Mon collègue blogueur marxiste Jean-Louis Roche préfèrerait un procès de "l'Etat bourgeois" qui "détourne en permanence « l'argent public »" à un procès de celui qu'il appelle affectueusement "gangster Chirac rangé des voitures" pour une vieille affaire de détournement de fonds et d'emplois fictifs à Paris, mais les choses sont ainsi. Pour ma part, un procès Chirac, j'en ai rêvé, et je constate que certains rêves, même très improbables, ont parfois plus de chances que prévu de devenir réalité... Pour autant, je reste néanmoins un incorrigible sceptique quant à l'issue de cette affaire politico-médiatique : gageons que Jacques Chirac réussira, cette fois encore, à se tirer d'affaire à moindres frais, et sans perdre beaucoup de plumes, comme il l'a toujours fait... Rappelons, pour mémoire, qu'outre cette histoire d'emplois de complaisance à la Mairie de Paris pour laquelle il est renvoyé devant le tribunal, Jacques Chirac a vu son nom apparaître dans l'affaire des emplois fictifs du RPR payés par la Ville de Paris (affaire pour laquelle plusieurs personnes ont été condamnés en 2004, notamment Alain Juppé), dans l'affaire des marchés publics des lycées d'Ile-de-France ayant servi au financement occulte à de partis politiques, dans l'affaire des HLM de la Ville de Paris (irrégularités dans la passation de marchés), dans l'affaire de l'ancienne imprimerie de la ville de Paris Sempap, dans les affaires des faux électeurs des 3e et 5e arrondissements de Paris, et enfin dans l'affaire des fameux "frais de bouche" du couple Chirac payés par la Mairie de Paris. Ces autres affaires sont presque toutes enterrées aujourd'hui (seule celle des emplois fictifs du RPR est toujours en cours) et aucune, bien entendu, n'a débouché sur des poursuites contre Jacques Chirac. Aujourd'hui, ce dernier a beau faire l'objet d'un renvoi en correctionnelle dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris, je ne me fais pas beaucoup de souci pour le citoyen Chirac censé être redevenu un "justiciable comme les autres" depuis qu'il a quitté l'Elysée. Il a plus d'un tour dans son sac, et le temps, on le voit bien, travaille pour lui. Chirac s'en sortira donc, j'en ai le présentiment, bien mieux que tous les seconds couteaux qui ont servis ces intérêts pendant des années et qui, moins malins ou moins chanceux que lui, se sont vus, depuis, sérieusement rattrapés par la justice de leur pays pour cause de pratiques politiciennes peu recommandables, mais dont les membres la mouvance crypto-gaulliste RPR/UMP se sont longtemps fait une spécialité, à des degrés divers...

Sale temps pour les héritiers du gaullisme


Dominique de Villepin en procès, Charles Pasqua condamné ou avant lui Alain Juppé : le nom de Jacques Chirac, renvoyé vendredi [30 octobre] en correctionnelle, s'ajoute à une longue liste d'héritiers du gaullisme ayant eu affaire à la justice, même si les cas ne sont pas comparables.

Coïncidence, la spectaculaire décision de la magistrate Xavière Simeoni de renvoyer l'ancien président devant la justice dans ce dossier d'emplois présumés fictifs à la mairie de Paris, intervient trois jours après la condamnation à un an de prison ferme de Charles Pasqua dans une affaire de ventes illégales d'armes à l'Angola.

Si la condamnation n'est pas définitive - M. Pasqua a immédiatement annoncé qu'il ferait appel - elle est inédite. C'est la première fois que l'ex-ministre de l'Intérieur, aujourd'hui octogénaire, écope de prison ferme, alors que son nom a déjà été mêlé à de nombreuses affaires politico-financières.

Son cas est toutefois à distinguer de ceux d'autres anciens du RPR (ancêtre de l'UMP), fait remarquer à l'AFP Andrew Knapp, un spécialiste du gaullisme qui enseigne la vie politique française à l'université de Reading (Angleterre).

L'Angolagate, souligne-t-il, est "lié à ce qui reste des fameux réseaux Foccart" du nom d'un conseiller de l'Elysée des années 60-70, bâtisseur des relations controversées France-Afrique. Et cette affaire "ne concerne pas que des hommes de la formation gaulliste", relève M. Knapp.

Même caractère inclassable, d'après lui, pour les ennuis judiciaires de Dominique de Villepin.

Dans le procès Clearstream, l'ex-Premier ministre (2005-2007) - contre lequel le procureur de Paris a requis le 20 octobre 18 mois de prison avec sursis - est englué dans "une guerre de succession qui a mal tourné" avec Nicolas Sarkozy, juge l'universitaire.


Rien à voir avec les affaires du RPR ou de la Ville de Paris qui ont garni le casier judiciaire de plusieurs autres proches de Jacques Chirac, dont Alain Juppé, Jean Tiberi ou Michel Roussin, condamné dans l'affaire des marchés publics des lycées d'Ile-de-France et également renvoyé vendredi dans le dossier de Mme Simeoni.

Pour Andrew Knapp, le tournant c'est l'élection de Jacques Chirac comme maire de Paris en 1977.

"Une fois élu, il s'est rendu compte qu'il était assis sur un tas d'or, que la mairie lui donnait à la fois les moyens d'asseoir son autorité au sein du RPR mais aussi de faire fonctionner le parti", dit l'universitaire pour expliquer toutes les dérives en terme d'utilisation de l'argent public.

C'est d'ailleurs au titre d'ex maire-adjoint aux Finances qu'Alain Juppé sera impliqué dans l'affaire des emplois fictifs offerts à des permanents du RPR, dossier distinct de celui des emplois présumés de complaisance à la Ville.

La condamnation en appel de l'ex-Premier ministre fin 2004 (14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité) le conduira à se retirer un temps de la vie politique et à s'exiler au Canada jusqu'à l'été 2006. A l'époque de son procès, Juppé était qualifié par l'opposition de simple "fusible" face à un Chirac "intouchable", parce que protégé par son immunité présidentielle.


"Beaucoup des proches (de Jacques Chirac) sont visés" par la justice, a réagi vendredi Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste.

Il a aussi établi la distinction entre Clearstream, qui est selon lui un "règlement de comptes sur fond de barbouserie avec deux ex-ministres" et l'Angolagate, "un dossier grave avec des prolongements plus graves encore".

(Dépêche de l'Agence France Presse, 31 octobre 2009, 09h17)

Oui, sale temps pour les héritiers supposés du gaullisme... même pour le pire héritier de tous, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa. Ce dernier, qui incarne l'héritage trahi (plus encore que les autres), a su échapper aux scandales politico-judiciaires, mais il n'est guère politiquement aujourd'hui en meilleure posture en tant qu'actuel chef de l'Etat, contesté qu'il est par de plus en plus de gens, y compris dans son propre camp, plusieurs pseudo-réformes sarkozystes passant désormais mal dans la majorité parlementaire, et notamment le trio taxe carbone-taxe professionnelle-big bang des collectivités territoriales. Sarkozy a beau engueuler tout le monde, rien n'y fait, et la cacophonie gouvernementale et parlementaire bat son plein ces derniers temps. Dans ce contexte favorable à l'éclosion de contestations de toutes sortes, y compris à droite, le 27 octobre dernier, Dominique Galouzeau de Villepin, tout juste dégagé des longues auditions du procès Clearstream, a fustigé "la concentration du pouvoir" qui conduit à "l'esprit de cour" et s'est posé, devant ses quelques partisans réunis à Paris, comme "une alternative républicaine" à Sarkozy de Nagy-Bocsa. La veille, le 26 octobre, on avait appris que selon un sondage de l'institut LH2 publié par le site NouvelObs.com, une large majorité de Français (58%) dressait un bilan "négatif" de l'action présidentielle de Sarkozy à mi-mandat, contre 38% qui jugaient "positif" son bilan après deux ans et demi à l'Elysée. Quelques jours plus tôt, le 23 octobre, à sa sortie du procès Clearstream, Galouzeau de Villepin avait déclaré : "Je veux tourner la page et regarder vers l'avenir. Je garde la main ouverte vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Je n'ai pas de rancoeur au fond de moi et je veux servir les Français à la place qui est la mienne." Mais bien entendu, la gué-guerre n'est pas fini... et même le pacte de non-aggression entre Chirac et Sarkozy, pour éviter certains ennuis judiciaires à Chirac et laisser Villepin se débrouiller avec la justice, ne vaut que ce qu'il vaut, au point même d'apparaître à présent quelque peu caduc...


Aujourd'hui, 6 novembre, une cérémonie de remise de prix pour la prévention des conflits dans le monde par la Fondation Chirac a eu lieu à Paris, en présence de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, lesquels ont tenu à faire preuve publiquement, à cette occasion, de la plus grande amabilité l'un envers l'autre... mais, en réalité, derrière les marques de respect et les louanges de façade, chacun dans cette histoire politico-judiciaire chiraco-sarkozyenne peut entonner la célèbre ritournelle "je te tiens, tu me tiens, par la barbichette...", en attendant la suite...

"Chirac, l'oublié du procès Clearstream

Après son interview au « Figaro », la semaine dernière [publié le 16 octobre], Sarko a abordé, devant les éditorialistes de ce quotidien, le procès Clearstream :
    « Vous le savez bien, vous, que Villepin est coupable, lance Sarkozy.
    - Et Chirac ?, interroge un journaliste.
    - Chirac... Il a intérêt à se tenir tranquille, marmonne Sarko.
    - Il est plutôt gentil avec vous », fait remarquer son interlocuteur.
    Sarko brandit alors un doigt menaçant :
    « Ah, ça oui, il a intérêt à être gentil ! »
    Sinon ? Le procureur de la République corrigerait son réquisitoire et ne réclamerait plus un non-lieu pour Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris ? La menace est claire. L'ancien chef de l'Etat avait « intérêt » à ne pas voler au secours de son ex-fidèle Villepin dans l'affaire Clearstream. D'ailleurs, il s'en est bien gardé."

(Le Canard Enchaîné N°4643, 21 octobre 2009)

"La fête à Bernadette

    « Bernadette, elle va savoir ce que c'est d'être renvoyé en correctionnelle. » C'est ainsi que Villepin a réagi, devant ses amis parlementaires, au renvoi en correctionnelle de son ami Chirac. Et l'ancien Premier ministre de poursuivre :
    « Le problème pour moi n'a jamais été Chirac mais Bernadette. Elle me déteste, elle m'a toujours détesté et c'est elle qui a poussé Chirac à dealer avec Sarko sur mon dos. »
    Traduction de l'accord : en échange de la neutralité de Chirac au procès Clearstream, Sarko l'a assuré de son soutien, ou du moins de celui du parquet, dans l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris. Un accord rendu caduc (pour le moment) par la décision de la juge d'instruction de renvoyer l'ancien chef de l'Etat devant la justice.
    « Il est ridicule, a conclu Villepin, de poursuivre un président qui a servi la France pendant tant d'années. Rien ne dit aujourd'hui que Chirac n'a pas eu tort de faire confiance à Sarkozy. »
    Et aussi à Bernadette."

(Le Canard Enchaîné N°4645, 4 novembre 2009)

Bref, quoiqu'il puisse arriver, à la place de Chirac, je continuerai à me méfier de Sarkozy comme de la peste aussi longtemps que ledit Sarkozy sera à L'Elysée, mais de toute façon, je fais confiance à Chirac pour ne pas oublier à qui il a affaire, derrière la cordialité des rapports officiels entre les deux hommes...


Aujourd'hui, en tout cas, Chirac a quelque-chose que Sarkozy n'a pas : une certaine popularité, même si elle est relative... Un sondage tout récent vient même de révéler que Chirac, en tant qu'ancien chef de l'Etat, est plus populaire que son vieil ennemi Giscard :

Chirac plus populaire que Giscard, moins que Mitterrand, selon un sondage


Jacques Chirac, avec 60% d'opinions positives, apparaît plus populaire que Valéry Giscard d'Estaing (54%) mais moins que François Mitterrand (67%), dans un sondage sur la popularité des anciens présidents de la Ve République réalisé par BVA pour le Figaro mercredi [4 novembre].

Charles de Gaulle, premier président de la Ve République, prend la tête du classement avec 87% de bonnes opinions, devant George Pompidou (74%).

Avec 60% d'opinions positives, Jacques Chirac, dont le premier tome des Mémoires ("Chaque pas doit être un but", Editions Nil) sort officiellement jeudi en librairie, confirme sa popularité alors qu'en avril 2007, à quelques semaines de la fin de son mandat, il disposait selon BVA de la plus faible popularité jamais enregistrée pour un président (32% de bonnes opinions, 58% de mauvaises).

Les Français sont "plutôt gentils et cléments avec lui", assure Gaël Sliman (BVA) qui souligne que M. Chirac n'a nettement dépassé les 60% qu'au moment de la guerre en Irak en 2003 (69%) et lors de la victoire de la France à la Coupe du monde de football en 1998 (67%).

"Le reste du temps, et à l'exception de la période de cohabitation où il a été protégé par la bonne cote de Lionel Jospin, l'impopularité de Chirac a été constante", selon M. Sliman.

A 71%, les Français apprécient la manière d'incarner la fonction présidentielle de Jacques Chirac. Mais 58% ont une mauvaise opinion de lui sur la lutte contre l'insécurité et 71% sur le chômage.

Sondage réalisé par téléphone les 30 et 31 octobre, auprès d'un échantillon de 967 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 4 novembre 2009, 09h21)

Autant dire qu'entre cette relative popularité et le procès annoncée pour l'affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris, on ne pouvait espérer mieux comme contexte pour la sortie en librairie, cette semaine, du premier tome des Mémoires de Jacques Chirac, tome dans lequel l'ancien chef de l'Etat évoque son parcours des origines jusqu'à sa victoire lors de l'élection présidentielle de 1995, et dans lequel pas un mot n'est évidemment consacré aux emplois fictifs de la Mairie de Paris, au "frais de bouche" du couple Chirac, aux voyages en avion payés en liquide, ou à l'anecdote "abracadabrantesque" concernant le financement occulte du RPR "en présence de Monsieur Chirac" évoquée dans la cassette Méry...

"Mémoires" de Chirac: salut à "l'artiste" Mitterrand, propos acerbes sur VGE


Jacques Chirac rend hommage à l'"artiste" François Mitterrand et égratigne parfois sévèrement ses anciens rivaux à droite VGE et Edouard Balladur, dans le premier tome de ses Mémoires qui retrace sa vie depuis sa naissance en 1932 jusqu'à son accession à l'Elysée en 1995.

Ce livre "Chaque pas doit être un but" (Editions Nil, tirage de 230.000 exemplaires) a été largement éventé dans les journaux et sur internet mardi [3 novembre], deux jours avant sa sortie prévue en librairie.

Coïncidence du calendrier, il sera vendu le jour même où le parquet de Paris doit indiquer s'il fait appel ou non du renvoi en correctionnelle de l'ancien président de la République ordonné vendredi par une juge d'instruction.

Ce premier volume dédié à son petit-fils Martin, très attendu du microcosme politique, ne fait pas la moindre allusion aux difficultés judiciaires de l'ancien maire de Paris dans le dossier sur les présumés emplois fictifs de la Ville.

L'exergue, tirée des "Conversations" des deux poètes allemands Johann Wolfgang von Goethe et Johann Peter Eckermann, a inspiré son titre: "Ce n'est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but, chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu'il nous porte en avant".


Jacques Chirac retrace son parcours, public et privé, en 500 pages: de l'apprentissage du pouvoir en 1962 au côté du "père spirituel" Georges Pompidou, à l'accession à l'Elysée en 1995, en passant par ses années chez les scouts - où il était surnommé "bison égocentrique" - ou son mariage avec Bernadette Chodron de Courcel en 1956.

Ce récit tonique et imagé est illustré de quelques photos noir et blanc ou couleur: la Peugeot 403 avec laquelle il fit sa première campagne aux municipales de Sainte-Féréole (Corrèze) en 1965, les négociations laborieuses de Grenelle aux côtés des deux Georges, Pompidou et Séguy, en mai 1968, ou encore le soir de la victoire, 27 ans plus tard, le 7 mai 1995.

Le cinquième président de la Vème République fait aussi des confessions inédites, émaillées de commentaires élogieux ou sévères, sur ses relations avec d'autres grandes figures: François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing, Edouard Balladur.

Il dit avoir admiré chez l'ex-président François Mitterrand, son prédécesseur à l'Elysée, une "finesse de jugement" et une "intelligence tactique" "rarement rencontrées dans le monde politique".

De ses années à Matignon (1974-76) pendant le septennat de VGE [Valéry Giscard d'Estaing], il retient surtout la "multiplication des gadgets médiatiques" et les "initiatives démagogiques". Mais aussi un bref séjour au fort de Brégançon qui scella la rupture avec ce président "imbu de ses prérogatives" qui traitait ses hôtes et son Premier ministre "avec une désinvolture de monarque".

"J'avais confiance en Edouard Balladur", confie-t-il aussi de l'ami qu'il dit avoir hissé à Matignon en 1993 et qui l'a "trahi" en se présentant contre lui à la présidentielle deux ans plus tard.


"Je n'aurai jamais d'explication d'homme à homme avec Edouard Balladur. Je ne l'ai d'ailleurs pas cherchée", écrit le vainqueur de 1995.

A la même époque, Jacques Chirac se souvient aussi de la "défection" de Nicolas Sarkozy dont il avait repéré dès le milieu des années 70 la "volonté, qui ne l'a pas quitté, de se rendre indispensable, d'être toujours là, nerveux, empressé, avide d'agir", avec un "sens indéniable de la communication".

(Dépêche de l'Agence France Presse, 3 novembre 2009, 17h59)
 
Voila, tout est dit, ou presque. Le procès de Chirac, si longtemps espéré, aura donc peut-être lieu en 2010... ou peut-être pas. On verra bien. Chirac profitera peut-être de ce moment d'exposition médiatique pour faire publier le deuxième tome de ses Mémoires, actuellement en cours de rédaction. En tout cas, on va sans doute encore bien s'amuser...

Pour le reste, les prochaines élections régionales auront lieu les dimanches 14 et 21 mars 2010. Les conseillers régionaux seront élus pour la dernière fois ces 14 et 21 mars prochains puisqu'ils sont appelés à être remplacés à partir de 2014 par les conseillers territoriaux siégeant également au département, d'après le projet de réforme territoriale du gouvernement. Les élections régionales de 2004 avaient été marquées par un raz-de-marée de la gauche. Sur les 22 régions métropolitaines, vingt sont actuellement gérées par la gauche et deux, l'Alsace et la Corse, par la droite. Il est évidemment fort souhaitable qu'en mars prochain, la droite se reprenne à nouveau une bonne raclée électorale, comme elle le mérite. Là encore, on verra bien...


Pour ma part, il est temps de prendre congé. Aujourd'hui, vendredi 6 novembre, cela fait tout juste deux ans et demi que Nicolas Sarkozy a remporté l'élection présidentielle. On est donc bien à mi-mandat, et le bilan est, bien entendu, d'ors et déjà minable, avec un chômage qui flirte avec les 10% et la dette publique qui ne cesse de gonfler, sans la moindre perspective à long terme. La cote de popularité de l'actuel chef de l'Etat ne peut qu'être en berne. Malgré quelques efforts pour gommer le côté clinquant de ses débuts, et une image un peu assagie depuis son remariage avec Carla Bruni en février 2008, Sarkozy paie aujourd'hui la rançon de son hyperactivité maladive, de la vacuité de ses discours démagogiques, et des récentes polémiques qui ont ébranlé son propre camp. Bien sûr, pour le moment, ce qui le sauve, dans la perspective de l'échéance électorale de 2012, c'est qu'il n'y a pas d'alternative crédible en face de lui. Espérons que cela changera bientôt. En attendant, la construction d'un bilan présidentiel toujours plus minable continue... Au programme des "réformes" sarkozystes de la seconde partie du quinquennat, en plus d'un "vraisemblable remaniement" gouvernemental après les élections régionales : le "5ème risque" (la dépendance), les retraites et la justice. Gageons que les choses vont continuer comme avant et que l'action politique et la façon de gouverner de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa seront toujours aussi mauvaises, quels que soient les sujets abordés... J'ai en tout cas suffisemment parlé de lui ici pendant la première moitié du quinquennat pour ne pas avoir envie d'en parler autant durant le reste du mandat. Vivement 2012, pour voir Sarkozy dégager de l'Elysée. Un point, c'est tout. Je réactiverai peut-être ponctuellement le présent blog à l'avenir, mais ce sera désormais pour parler a priori d'autre chose que des tribulations du plus célèbre porteur de talonnettes de France...

Au revoir, donc, chers lecteurs... et n'oubliez pas :


Je crois aux forces du dialogue des cultures, et je ne vous quitte pas...

Cordialement, :-)

Hyarion.


Annexe :
En guise de cadeau final, LE "tube" politique des années 1980 : "Jacques Chirac maintenant"... ;-)

Chanson de campagne "Jacques Chirac Maintenant" (1981)

(Auteur : P. Stive)
 

" On a dans notre pays
Le pouvoir de changer de vie
Demain si nous le voulons
Tous ensemble nous réussirons
La France a besoin d'un homme de courage, de résolution
Votons Jacques Chirac
En avant toute la nation

Pour tous Jacques Chirac
Maintenant Président
Ensemble maintenant
Jacques Chirac Président

Pour tous Jacques Chirac
Maintenant Président
La France doit montrer le chemin de la liberté
Liberté de travailler, de mieux vivre dans chaque foyer
Votons Jacques Chirac
En avant toute la nation

Pour tous Jacques Chirac
Maintenant Président
Ensemble maintenant
Jacques Chirac Président

On a dans notre pays
Le pouvoir de changer de vie
Pour tous Jacques Chirac
Maintenant Président

La France a besoin d'un homme de courage, de résolution
Pour tous Jacques Chirac
Maintenant président

Ensemble maintenant
Jacques Chirac Président "
 

(Illustrations : Une spatule rosée [oiseau à long bec en forme de spatule] volant au dessus de la Baie de Jiquilisco au Salvador, photographie de l'Agence France Presse publiée le 23 octobre 2009, ©AFP/Jose Cabezas ; Jacques Chirac à l'Elysée le 3 avril 2006, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Patrick Kovarik ; Jacques Chirac visitant une exposition africaine à Bruxelles, le 29 septembre 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©BELGA/AFP/Archives/Johanna Geron ; Photo du 3 décembre 1981 du maire de Paris Jacques Chirac et son adjoint Jean Tibéri, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Gabriel Duval ; Nicolas Sarkozy, le 30 octobre 2009 à Bruxelles, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric Feferberg ; Le maire de Paris, Jacques Chirac, saluant la foule le 11 février 1990 après son élection à la présidence du RPR lors des Assises Nationales du parti au Bourget, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives ; Les étapes de la carrière politique de Jacques Chirac, ©AFP/Infogaphie ; Jacques Chirac s'entretenant, le 24 mars 1981 à Paris, lors d’un dîner, avec Nicolas Sarkozy, alors âgé de 26 ans, membre du comité central du RPR, chargé de la jeunesse, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Georges Bendrihem ; Jacques Chirac le 2 novembre 2009 à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Thomas Coex ; Jacques Chirac [à droite] durant un entretien avec Jean-Pierre Elkabach, dans les studios de la radio Europe 1 à Paris, le 4 novembre 2009, photographie de l'agence Associated Press, ©AP ; Le sénateur Charles Pasqua, le 28 octobre 2009, sur le plateau du "Grand Journal" sur Canal Plus, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Olivier Laban-Mattei ; Dominique de Villepin entouré de sa femme et ses enfants le 21 septembre 2009 à l'ouverture du procès de l'affaire Clearstream à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Patrick Kovarik ; Alain Juppé et Jacques Chirac le 27 janvier 1983 lors de la campagne municipale à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Georges Bendrihem ; Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy lors d'une cérémonie de remise de prix pour la prévention des conflits le 6 novembre 2009 à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Michel Euler ; Caricature de Jacques Chirac, par Kerleroux, publiée dans Le Canard Enchaîné N°4644, 28 octobre 2009 ; Infographie des résultats d'un sondage des 30 et 31 octobre 2009 par l'institut BVA pour le journal Le Figaro sur la popularité des anciens présidents de la Ve République et celle des anciens Premiers ministres de Jacques Chirac, ©Le Figaro ; Le premier tome des Mémoires de Jacques Chirac, Chaque pas doit être un but, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Patrick Kovarik ; Jacques Chirac dans son bureau de la mairie de Paris le 29 octobre 1982, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/OFF ; Charles Pasqua, Jacques Chirac et Edouard Balladur lors d'une réunion du RPR à Paris le 5 février 1994, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Pascal Pavani ; Unes des journaux en France le 7 mai 2007, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Joel Saget ; Jacques Chirac et François Mitterrand se serrant la main dans la cour de l'Elysée, après la passation des pouvoirs, le 17 mai 1995, photographie ©T. Orban/Sygma, 1995)
Par Hyarion - Publié dans : Turpitudes de la vie politique 3 (2009) - Communauté : Communauté de l'opposition
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Commentaires

..Dans mon précédent article consacré au sujet, j'avais émis la possibilité d'un renvoi de Chirac dans une cour d'assises, alors que la dépêche de l'AFP qui je citais alors ne faisait référence qu'à un possible renvoi en correctionnelle. A une de mes lectrices régulières qui me demandait des éclaircissements sur mes propos, je me suis efforcé d'apporter une réponse sur ce que j'avais voulu dire.

Et, je ne te l'ai pas dit, mais ta réponse était parfaitement argumentée...:o)))

C'est, entre autres, ce que j'apprécie chez toi en général, et sur ton blog en particulier, tu vérifies de quoi tu causes, et tu argumentes. C'est une rare qualité.

J'espère qu'on te relira bientôt, y compris sur des sujets non politiques

Et sinon, tu viens bouffer un de ces jours?
Commentaire n°1 posté par romaine le 08/11/2009 à 01h15
Romaine >>> "Et sinon, tu viens bouffer un de ces jours?"

Quand tu veux ! ;-)

Amicalement, :-)

Hyarion.
Réponse de Hyarion le 08/11/2009 à 01h24
Le virus bloguesque a décidément mis du temps à te quitter ;-)
Dommage que la fin de ton article soit prémonitoire : il n'y a aucune raison que la photographie des titres de journaux de mai 2007 soit différente de celle, à venir, de mai 2012.

Enfin, d'ici là, il peut se passer des choses... une arrivée des visiteurs, une ressurection d'Antoine Pinay, un bon film français... Toutes choses qui pourraient sensiblement modifier la donne politique.

En attendant, bonne continuation à toi ;-)
Sauron
Commentaire n°2 posté par Sauron le 08/11/2009 à 15h13

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