Lundi 23 avril 2007
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Tremblez, citoyens démocrates et humanistes ! Du haut de ses
31,11% de suffrages qu'il a obtenu au premier tour de l'élection présidentielle, Talonnette Ier vous regarde... Animé par son insatiable appétit de pouvoir, Sarkozy de Nagy-Bocsa est en passe de
devenir, pour la plus grande honte de la France contemporaine, le prochain président de la République. Pendant cinq ans - voire plus ! -, notre pays va être déshonorée par la seule présence de
Sarkozy à la tête de l'Etat. Il faut croire qu'une bonne part des électeurs français a souhaité, en votant pour le candidat de l'UMP, voter pour le parti de l'argent, de l'injustice sociale, de
la loi de la jungle, de l'anarque médiatique, et clouer le bec aux anti-sarkozystes, qui ne sont sans doute, à ses yeux, que des fainéants et des parasites. Ces électeurs sont soit simplement
bêtes, soit bassement égoïstes. Et ils pourront glapir, vénérer leur idole, sautiller comme des cabris, cela ne changera rien à l'affaire : quelle que soit l'issue de cette misérable campagne, la
masse abrutissante sarkozyste n'obtiendra pas ma soumission, ni celle, d'ailleurs, de nombreux autres citoyens de ce pays...
Le premier tour de l'élection présidentielle était censé réserver des surprises. Finalement, la seule chose qui m'a surpris c'est le score très faible de Le Pen par rapport à 2002 - seulement un
peu plus de 10% des suffrages contre 16,86% il y a cinq ans -, et les écarts de chiffres électoraux assez importants entre les quatre principaux candidats : Sarkozy a obtenu 31,11% des suffrages,
Ségolène Royal 25,83%, Bayrou 18,55%, et le Pen 10,51% des voix. Je pensais que les résultats seraient bien plus serrés. Prime à la surenchère et à la démagogie : Sarkozy a habilement manoeuvré
vis-à-vis de l'électorat de Le Pen. Cela pour le meilleur et pour le pire, en attendant une éventuelle alliance UMP-FN... Sarkozy semble réussir à faire avec le FN ce que Mitterrand a fait avec
le PC en son temps : il y a là la même stratégie d'étouffement... Outre les régions de l'Ile-de-France (33,8% des suffrages) et de Corse (37%), Talonnette Ier a notamment réussi à conquérir
électoralement les régions traditionnellement lepénistes de Provence-Alpes-Côte-d'Azur (37% des voix), et d'Alsace (36,2%), en y récoltant plus du tiers des suffrages.
Les scores des autres candidats sont tous inférieurs à 5%. Quelqu'est pu être l'impact du fameux vote de gauche "utile" en faveur de Ségolène Royal, compte-tenu de l'abstention très faible, les
chapelles de l'extrême-gauche laissent apparaitre ce qu'elles représentent dans le pays : pas grand-chose...
La participation à ce premier tour de l'élection était annoncée comme devant être forte : avec finalement 84,60% de votants, cette participation se révèle être la plus élevée, pour un premier
tour, depuis l'élection présidentielle de 1965. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie, surtout lorsque l'on songe à la faible participation au premier tour de l'élection de 2002
(71,60%).
Hier soir, après l'annonce de sa victoire, Sarkozy a annoncé vouloir "rassembler le peuple français autour d'un nouveau rêve français" : le "rêve" sera évidemment un cauchemar. Qui pourrait bien durer une longue décennie, selon la logique du quinquennat qui est, en fait, rappelons-le, un septennat de dix
ans. "La France dont je rêve ne laissera tomber personne", a également déclaré Sarkozy hier soir : quelle blague ! Une fois élu, son système, destiné à
avantager les plus riches, ne pourra que favoriser les inégalités et l'exclusion. Un très mauvais chapitre semble bientôt devoir s'ouvrir pour l'histoire de notre pays. Qu'a fait la France pour
mériter une tel châtiment ? Plongée dans une sorte de coma depuis 2002, elle s'est simplement laissée aller à favoriser l'ambition personnelle dégoûtante d'un homme égocentrique, arrogant,
paranoïaque et dangereux. Face à lui, Ségolène Royal fait évidemment pâle figure : désespérément guindée, sans charisme, sans soutien sérieux de la part du PS, portée seulement par la volonté des
anti-sarkozystes de faire barrage au candidat de l'UMP, elle n'inspire guère confiance. La gauche est faible : avec moins de 37 % des voix au premier tour, elle réalise son plus mauvais score
depuis 1974. Le ralliement à Sarkozy de la majeure partie des électeurs du centriste Bayrou ne fait guère de doute... Les Français, pour une large part d'entre-eux, veulent rester enfermés dans
un pays de droite. Apparemment, la droite, c'est très "tendance" en ce moment... Dès lors, l'issue du second tour de l'élection ne laisse augurer rien de bon... Assurément, il y a des jours,
comme ça, où l'on n'éprouve guère d'estime pour son pays, tout particulièrement lorsqu'il se trahit lui-même...
Cependant, la messe n'est pas dite : le second tour aura lieu le 6 mai prochain. Qui sais ce qui se passera d'ici-là ?
Cordialement, :-)
Hyarion, l'anarcho-monarchiste résolument anti-sarkozyste.
(Illustrations : Sarkozy en contre-plongée, photographie © agence R.E.A, publiée dans Élysée-moi !, Les Dossiers du Canard Enchaînée N°103, avril 2007 ; Résultats nationaux du premier tour de l'élection présidentielle du 22 avril 2007, infographie publiée sur le
site du journal Le Monde [http://www.lemonde.fr], 22-23 avril 2007)
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