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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)


(Jacques Chirac, par Kiro)

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 23:59
La onzième République des Blogs de Toulouse (RdB) a eu lieu le vendredi 11 septembre dernier, entre 18h00 et 22h30 environ, à nouveau au Tchin Bar (22, rue St-Bernard, près de la station de métro Jeanne-d'Arc). Une fois de plus, nous sommes retrouvé en petit comité, entre habitués du rendez-vous : outre votre serviteur, étaient présents la blogueuse "M.", toujours en charge du blog intitulé "Le Rocrocodile kinépeuthe", la blogueuse Christie, qui s'occupe toujours du blog "Alluvions", Philippe David, auteur du blog "Vue de droite", ainsi que Dante, qui est toujours un des lecteurs réguliers du présent blog (où certains de ses textes, comme on le sait, sont parfois publiés).


En attendant l'arrivée de notre invité politique de la soirée (le premier à faire le déplacement depuis plus d'un an), nous avons abordé rapidement l'actualité politique du moment. La discussion a notamment eu pour sujet la récente parution d'un livre de journalistes - intitulé Hold-uPS, arnaques et trahisons - affirmant qu'il y a eu tricherie en faveur du camp de Martine Aubry lors de l'élection de cette dernière au poste de Premier secrétaire du PS. En ce qui concerne ces magouilles électorales internes, je ne suis pas trop mal placé, me semble-t-il, en tant qu'adhérent du PS, pour dire que ce n'est pas du tout une surprise pour moi qu'un livre finisse par révéler publiquement ce que tout le monde, au PS, savait déjà dès le lendemain du scrutin... et je l'ai rappelé à l'occasion de notre discussion. Ce qui m'aura quelque peu amusé dans les jours qui ont précédé notre RdB, ce sont les propos tenus par le très hypocrite Laurent Fabius, le 9 septembre dernier, à propos de cette affaire : "Je crois que Martine Aubry a gagné, que les choses sont derrière nous. Je le crois, mais ce n'est pas avec ce genre de propos qu'on va remettre la politique à la hauteur qu'elle devrait avoir" a-t-il notamment déclaré, ajoutant que, selon lui, "il n'y a pas pas d'éléments probants" indiquant des irrégularités lors du vote des militants, comme si le fait d'affirmer cela était une évidence... ce qui est assurément loin d'être le cas... Depuis notre rendez-vous, les choses ont un peu évolué : aujourd'hui, mardi 15 septembre, sur le site de son association "Désirs d'avenir", Ségolène Royal, qui avait perdu à une centaine de voix près en novembre dernier face à Aubry, a demandé au PS d'engager une "action" en justice contre l'ouvrage Hold-uPS, arnaques et trahisons si les fraudes dénoncées sont fausses, et des sanctions contre les fraudeurs si les faits sont avérés, ladite Ségolène Royal ajoutant cependant qu'elle ne demandait pas un "nouveau vote" au parti car pour elle "cette page est tournée". De leur côté, cinq membres de la direction du PS ont proposé ce soir aux auteurs du livre, Antonin André et Karim Rissouli, "d'organiser sans délai" une "confrontation devant des journalistes" pour démontrer que "les accusations portées par ce livre sont mensongères". On verra bien ce qui sortira de tout cela... s'il en sort quelque-chose. En ce qui me concerne, la page est aussi tournée, et j'estime simplement qu'il serait évidemment souhaitable que les auteurs des fraudes, s'ils sont clairement démasqués, soient sanctionnés... mais on peut toujours rêver...


La discussion du début de notre RdB a également porté sur cette polémique ridicule concernant le détestable Brice Hortefeux, et dont il a abondemment été question ces derniers jours. Tout a commencé par la diffusion sur Internet, la semaine dernière, d'une vidéo tournée le 5 septembre au "campus" (université d'été) de l'UMP, à Seignosse, montrant Hortefeux posant avec un militant, Amine Benalai-Brouch, né de père algérien. Sur cette vidéo, ledit Hortefeux, ministre de l'Intérieur, déclare, parlant apparemment des immigrés : "il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes". L'opposition a aussitôt dénoncé un dérapage raciste, certains réclamant la démission du ministre, tandis que plusieurs associations ont demandé des excuses à Hortefeux, ce qu'a exclu ce dernier en déclarant qu'il n'avait pas à s'excuser pour une phrase "sortie de son contexte". Plus tard, il s'est contenté d'exprimer "des regrets" pour une "polémique inutile et injuste". En ce qui me concerne, outre la satisfaction que j'ai pu avoir à l'idée que Sarkozy soit assurément agacé par cette affaire - quand Sarkozy a toutes les raisons de ne pas être content, cela a plutôt tendance à me mettre en joie -, toute cette histoire ne m'a rien appris de nouveau sur le compte du méprisable Hortefeux, et, en vérité, cette polémique pathétique m'importe peu. Hortefeux, qu'on le veuille ou non, est évidemment bien connu pour être légèrement raciste et xénophobe sur les bords - et quand je dis "légèrement", je suis gentil -, et dans cette affaire, il n'aura finalement fait que jouer un seul rôle, qui, du reste, lui va comme un gant : celui de l'idiot utile des organisations antiracistes... Pour ce qui est de l'opposition, elle devrait davantage se concentrer sur un projet politique alternatif crédible face à la droite sarkozyste, plutôt que de perdre son temps à critiquer devant les médias de masses les propos minables de ministres tels que Hortefeux, ministres dont les opinions profondes sur certains sujets sensibles auront toujours quelque-chose de profondément nauséabond...


A l'occasion de cette discussion du début de notre RdB de Toulouse, nous avons également parlé, avec force esprit critique, de tous ces professionnels de la politique vivants au frais de la princesse, qui ont contribués, et contribuent bien entendu encore, à décrédibiliser la politique aux yeux des citoyens...
Puis, vers 19h30, est arrivé notre invité : Régis Godec, adjoint au Maire de Toulouse en charge des écoquartiers, et qui est également l'auteur d'un blog dont voici l'adresse : http://www.regisgodec.fr/.
Nous nous sommes tous présentés, puis avons entamé la discussion sur ce qui était alors le grand sujet de fond du moment : la taxe carbone...

Sarkozy instaure une taxe carbone pour lutter contre le réchauffement climatique


Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi [10 septembre] dans l'Ain la mise en place, à partir de 2010, d'une "taxe carbone", compensée "intégralement" par des baisses d'impôts et destinée encourager les Français à consommer plus propre pour lutter contre le réchauffement climatique.

C'est lors d'un déplacement dans l'Ain, où il a visité à Culoz une usine de pompes à chaleur, la Compagnie industrielle d'applications thermiques (Ciat), qu'il a annoncé, depuis Artemare, ses arbitrages sur cette taxe qui suscite l'hostilité d'une majorité de Français et divise profondément la gauche comme la droite.

Cette taxe, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2010, sera "progressive" et sera fixée "au départ" sur la base de 17 euros la tonne de CO2, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises. Elle ne concernera pas l'électricité - ce que demandaient les Verts et le PS notamment - mais uniquement les énergies fossiles (pétrole, fioul, gaz).

Le président s'est basé sur le prix du marché, relevant au passage que c'était son Premier ministre François Fillon qui avait proposé cette base.

"La taxe carbone représentera déjà un effort significatif (...) près de 4,5 centimes par litre de fioul et de gasoil, 4 centimes par litre d'essence et environ 0,4 centime par KWh de gaz", a-t-il dit.

Il a également justifié le caractère progressif de cette taxe, estimant "normal" qu'elle soit "plus élevée dans quelques années lorsque les comportements auront eu le temps de s'adapter".


François Fillon a précisé sur TF1 que la taxe carbone augmenterait "chaque année", écartant une nouvelle fois tout désaccord avec le chef de l'Etat sur ce dossier.

Nicolas Sarkozy n'a pas retenu la proposition de la conférence d'experts présidée par Michel Rocard d'un prix de référence de 32 euros par tonne. Cela "aurait été un montant trop élevé en période de crise", a-t-il dit, en rendant un hommage appuyé à l'ancien Premier ministre PS, "un homme honnête, intelligent", un homme "d'ouverture".

Il a en revanche stigmatisé une autre socialiste, sans la nommer, Ségolène Royal. Selon lui, l'ex-candidate à la présidentielle de 2007, qui, comme lui, avait signé le pacte de Nicolas Hulot, a "renié sa parole" en se déclarant opposée à la taxe carbone.

Les partis ont campé sur leurs positions, une fois les arbitrages présidentiels connus. Le PS, les Verts et le MoDem ont réclamé une nouvelle fois que l'électricité soit concernée et ont jugé trop bas la base de calcul. Mme Royal a clamé à nouveau son opposition à cette taxe, la qualifiant "d'impôt vicieux".

Alors que les 2/3 des Français y sont également opposés, selon un récent sondage, l'Elysée a certifié que cette taxe serait "intégralement compensée par la baisse d'autres prélèvements" (réduction d'impôts sur le revenu ou chèques verts pour ceux qui n'en paient pas).

"La création de la taxe carbone se fera sans dommage pour le pouvoir d'achat des Français et sans pénaliser la compétitivité de nos entreprises", a promis M. Sarkozy.

Il a chargé le gouvernement d'étudier les moyens pour éviter que cette taxe ne pénalise excessivement la compétitivité d'entreprises particulièrement dépendantes des carburants (pêche, agriculture ou transports).

M. Sarkozy a annoncé en outre la création d'une commission indépendante chargée de garantir "une transparence totale sur les compensations", une proposition du groupe Rocard.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 10 septembre 2009, 19h33)


Taxe carbone : un débat ardu, confus, souvent cacophonique

Des propositions des experts aux arbitrages présidentiels, le format de la taxe carbone a sensiblement évolué, à l'issue d'un débat confus qui a, par moments, viré à la foire d'empoigne.

Les experts recommandaient de démarrer à 32 euros la tonne de C02 pour atteindre 100 euros en 2030 ? Ce sera 17 euros a finalement tranché jeudi [10 septembre] Nicolas Sarkozy en s'engageant sur une progression dont il n'a cependant pas fixé le tempo.


L'ancien Premier ministre Michel Rocard, qui présidait la "conférence de consensus", préconisait, à titre personnel, que l'électricité soit inclue dans cette Contribution climat énergie ? Elle a finalement été écartée, provoquant la colère des écologistes.

"On a une taxe carbone, on ne va pas bouder notre plaisir", estime l'économiste Alain Grandjean, membre de la Fondation Nicolas Hulot qui porte cette idée de longue date. "Par rapport au Grenelle de l'environnement il y a deux ans, on a quand même une avancée nette".

Cependant, regrette-t-il, "un débat un peu moins confus nous aurait peut-être permis de démarrer plus haut".

Olivier Godard, économiste au CNRS, qui a participé à la rédaction du rapport final, est satisfait, en dépit de réserves, que le projet voie le jour en 2010, mais ne cache pas une certaine amertume.

Le débat est parti "sur des données superficielles, partielles, tronquées", regrette-t-il. "Les gens qui sont normalement les éveilleurs d'opinion ont plutôt préféré jouer dans le sens du poil anti-impôts. Un jeu politique pervers s'est greffé dessus".

Mesures phare du Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007, l'idée de la création d'une taxe carbone a été reprise dans les conclusions du Grenelle de l'environnement mais est restée longtemps lettre morte.

Début juillet, à l'issue d'une conférence d'experts rassemblant économistes, représentants des syndicats, du patronat et des ONG, Rocard annonce "un accord de principe" sur la création d'une taxe carbone.

"Un nombre énorme de gens, dans tous les secteurs, ont compris que la taxe carbone est un des très rares moyens polyvalents et efficaces de lutter contre le réchauffement climatique", s'enthousiasme-t-il.

Rapidement, pourtant, la polémique enfle, alimentée par les signaux contradictoires envoyés par le gouvernement.

"Nous inventerons un +chèque vert+", lance en juillet le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo "Je ne suis pas favorable à de nouveaux chèques, verts ou pas", rétorque le ministre du Budget, Eric Woerth.

Après une première quinzaine d'août calme pour cause de vacances, le débat prend une tournure beaucoup plus polémique. Avec un point d'accroche: le mode de redistribution de cette taxe, qui apparaît très flou, alimentant inquiétudes et soupçons.

Ségolène Royal dénonce un impôt "absurde" et "insupportable". Le PS se déchire - Manuel Valls dénonce "une grave erreur d'appréciation" de l'ex-candidate à la présidentielle - et, à droite, les voix discordantes se multiplient.

La taxe provoque même un couac au sommet de l'Etat lorsque le Premier ministre François Fillon assure que la taxe débutera à 14 euros avant que Sarkozy affirme qu'aucune décision finale n'a encore été prise.

Le débat n'est pas terminé, rappelait jeudi Olivier Godard, s'interrogeant sur "la forme cette taxe carbone va finalement prendre au sortir du débat parlementaire".

"Je ne suis pas sûr que tous nos responsables politiques aient bien compris qu'il s'agit de mettre en place un prix pour le CO2 et non pas de traiter d'un impôt ordinaire".

(Dépêche de l'Agence France Presse, 10 septembre 2009, 17h01)


La question de la mise en place d'une "contribution climat énergie" ou "taxe carbone", est une question cruciale pour Régis Godec, qui a déploré que celle-ci été engagée de la pire façon par Nicolas Sarkozy, quand il a notamment annoncé sa volonté de supprimer la taxe professionnelle tout en évoquant, de façon aberrante, la possibilité de la remplacer par la taxe carbone… Mettre en place une fiscalité écologique en ayant véritablement le souci d'y intégrer l'indispensable justice sociale suppose une autre politique que celle menée par Sarkozy, et nous avons été bien d'accord là-dessus...
La taxe carbone est un inadmissible impôt supplémentaire déguisé, selon Philippe David, qui l'a qualifié également d'"usine à gaz", et qui a dénoncé le fait que l'on va demander aux gens les plus modestes de payer cette taxe sans réelles compensations, alors que la crise actuelle est encore loin d'être terminée. Pendant ce temps, a souligné justement Philippe, François Fillon se permet de gaspiller du CO2 en utilisant un avion Falcon pour se rendre chez lui dans la Sarthe depuis Paris, comme ce fut notamment le cas il y a quelques mois, tandis que Sarkozy se permet de gaspiller, lui aussi, on ne sait combien de CO2 en voyageant en avion pour aller en province, plus ou moins chaque semaine, simplement pour prononcer, devant les caméras et les micros, un discours de vingt minutes en étant entouré d'une armée de policiers et d'agents de sécurité, ainsi que de quelques gentils figurants triés sur le volet... y compris sur des critères de taille, comme cela a été récemment révélé par des journalistes de la RTBF (Radio Télévision belge francophone) à l'occasion d'une visite de Sarkozy, le 3 septembre dernier, à l'usine du sous-traitant automobile Faurecia, filiale du groupe PSA Peugeot Citroën, à Caligny, dans l'Orne :

Salariés de petite taille pour Sarkozy : la CFDT confirme, Faurecia dément


L'opposition socialiste en France a dénoncé lundi [7 septembre] la "mise en scène complète" d'une visite d'usine de Nicolas Sarkozy, la semaine dernière, après que la télévision belge RTBF eut affirmé qu'une des ouvrières présentes avait été sélectionnée pour sa petite taille.

Un syndicaliste CFDT de Faurecia a assuré lundi que l'Elysée avait demandé que soient sélectionnés des salariés de petite taille pour accompagner la visite de Nicolas Sarkozy jeudi [3 septembre] à l'usine de Caligny (Orne), ce que la direction de l'entreprise a démenti.

"Nous avons la certitude, de source sûre et fiable, que cette exigence n'est pas sortie de la tête d'un responsable de Faurecia et qu'il s'agit bien d'une requête venant de l'Elysée", déclare José De Sa Moreira, délégué syndical central, dans une interview au site internet Rue89.

Dans un communiqué, la direction de Faurecia "dément les rumeurs faisant état d'+exigences particulières de l'Elysée+ quant au personnel Faurecia présent durant l'allocution du président".

Le service de presse de l'Elysée a aussi qualifié dimanche soir de "grotesques" les insinuations selon lesquelles une salariée aurait été choisie en fonction de sa taille.

Il réagissait à un reportage de la télévision belge RTBF, dans lequel une ouvrière de l'usine Faurecia répondait "oui" à la question de savoir si elle avait été sélectionnée pour sa petite taille, afin de ne pas apparaître à l'image plus grande que le président français.

La direction de Faurecia a aussi affirmé lundi "qu'elle avait la maîtrise d'oeuvre de l'organisation générale de cette visite, à l'exception des mesures de sécurité" et que "le personnel Faurecia présent lors de la visite appartenait bien aux quatre sites de Flers - Caligny".

Mais d'après le délégué CFDT, "il y a eu des négociations avec les Renseignements généraux, la préfecture et le cabinet de l'Elysée sur différents points de la visite du président".

"Le premier point était l'organisation d'une manifestation la veille (par des syndicats de l'Orne devant l'entreprise, ndlr). Le deuxième point l'autorisation pour le président, son cabinet et les gardes du corps de pénétrer dans l'usine sans la tenue de protection obligatoire. Et le troisième point, le critère de taille pour figurer sur les prises de vue", détaille-t-il.

"La requête, ou l'ordre, comme vous voulez, a été donné à la direction générale de Faurecia. Nous, syndicalistes, nous nous sommes juste assurés que les personnes sollicitées n'avaient pas été forcées et qu'ils n'avaient pas été choisis en fonction de critère de couleur, d'âge ou autre", ajoute M. De Sa Moreira.

Un salarié de Faurecia souhaitant garder l'anonymat a lui aussi déclaré à l'AFP que que le critère de taille "était une demande de l'Elysée".

Présent lors du déplacement du président à l'usine de Caligny, le salarié a évoqué l'existence d'"une liste de la direction avec le nom des personnes et leur taille".

Le chef de l'Etat "était sur une tribune, il ne fallait pas que les gens derrière soient trop grands", a-t-il expliqué.

Lors de la visite, "il y avait également des tuteurs avec des élèves ingénieurs (...). Il fallait que les personnes aient une taille raisonnable", a-t-il précisé.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a dénoncé lundi la "mise en scène complète" de la visite de Nicolas Sarkozy, déplorant aussi que cette "manipulation" n'ait été révélée que par la télévision belge et par aucune des télévisions françaises sur place.

"Si l'image est belle et la communication bien huilée, c'est au prix d'une mise en scène complète de l'événement", a jugé M. Hamon dans un communiqué.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 7 septembre 2009, 17h28)

Bref... du grand n'importe quoi, comme d'habitude avec le Sarko-show... Et après, on vient parler de responsabilité pour les générations futures avec des gadgets médiatiques comme cette taxe carbone dénaturée, décidée par Sarkozy... Mais où est la justice là-dedans ? Encore une fois, il ne saurait y avoir de politique environnementale possible sans justice sociale et sans souci de véritable responsabilité de la part des responsables politiques. Du reste, à cause de la façon lamentable avec laquelle Sarkozy et son gouvernement ont présenté cette taxe carbone, la majorité des Français y est à présent clairement hostile, et il sera désormais sans doute plus difficile de convaincre la population de la pertinence d'une fiscalité écologique. La raréfaction des énergies fossiles et le réchauffement climatique sont pourtant là pour le rappeler : on n'échappera pas à certaines contraintes, notamment fiscales, s'il on veut pouvoir faire face au changement majeur qui s'annonce pour nos sociétés humaines en matière d'environnement d'ici une cinquantaine d'années...


La discussion sur la politique de l'environnement s'est poursuivie ensuite sous une forme plus générale... Il s'agit d'un problème planétaire, selon Philippe : que valent les initiatives de la France qui représente 1% de la population mondiale, face aux pays émergents et à leur explosion démographique ? Au lieu d'un Grenelle français de l'environnement, ne vaudrait-il pas mieux d'abord organiser un "Grenelle mondial de la contraception" ? Cette boutade de Philippe a été un prétexte pour faire une digression humoristique, d'une part sur le fameux "Grenelle du cul" dont j'avais parlé dans un précédent article datant du 10 mai dernier, et d'autre part, sur la rumeur grotesque de conspiration internationale vis-à-vis des vaccins contre la grippe A (H1N1), conspiration qui viserait à éliminer une partie de la population mondiale et que j'ai également évoqué brièvement, sur un ton satirique, dans mon précédent article...
Nous avons ensuite parlé des impôts, des lourdes charges pesant sur les petites et moyennes entreprises, du flicage des bénéficiaires des minimas sociaux à cause d'une poignée de salopards qui profitent du système... Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais la discussion, si elle a été animée, a eu lieu en étant dépourvu de tout sectarisme idéologique, et dans une ambiance toujours sympathique. J'ai exposé mon regard sur l'évolution de la pensée citoyenne en matière écologique, en espérant, encore une fois, que nous saurons éviter, dans les prochaines années, de passer d'un extrême à l'autre, en évoluant d'une société ultra-médiatique et irresponsable vers une société devenue tellement responsable, notamment sur le plan environnemental, qu'elle en deviendrait finalement normative et étouffante...


Passant à des sujets plus locaux, nous avons ensuite discuté de la politique menée par la municipalité dans la Ville Rose, au delà, bien entendu, de la commémoration officielle des 150 ans de la naissance de Jean Jaurès (1859-1914) - commération certes attendue mais néanmoins parfois quelque peu assommante - durant toute cette année par la mairie de Toulouse. Dante profite de l'occasion pour questionner notre invité Régis Godec, membre du parti des Verts et 22ème adjoint au maire de Toulouse en charge des écoquartiers. Faute de temps, j'énumère très succintement ci-après, les principaux éléments de la discussion (ceux de mes lecteurs qui le souhaitent pourront toujours apporter des précisions sous formes de commentaires au bas du présent article) :
- L'éclairage des bâtiments publics toulousains a été suspendu pendant quelque temps l'hiver dernier, afin de compenser de forts pics de consommation électrique : cette mesure a été jugée ridicule par Dante, mais symbolique par Régis Godec.
- La soirée de célébration du 14-Juillet de cette année - placée sous le signe de la commémoration de Jean Jaurès, qui fut un temps adjoint au maire de Toulouse, de 1890 à 1893 - a été jugé râtée par Dante.
- La sixième édition de l'opération "Toulouse Plages", qui a eu lieu du 11 juillet au 30 août sur deux sites, la Prairie des Filtres et le Quai de la Daurade, a comporté de nombreux inconvénients selon Dante, notamment le fait que la Prairie des Filtres a été fermée au public en soirée durant la durée de la manifestation, et le fait qu'il était impossible d'apporter ses propres boissons, l'achat de consommations sur place étant seul autorisé...
- En ce qui concerne les transports en commun à Toulouse et dans ses environs, la discussion a porté sur plusieurs sujets, notamment la mise en place de lignes de tramway et la nécessaire amélioration du raccordement de l'aéroport de Blagnac et de la commune de Labège avec le reste de l'agglomération toulousaine en matière de transports publics.
Dante a finalement insisté sur sa déception quant à la gestion de la ville plus d'un an après les élections municipales, et espère que le bilan de l'actuelle majorité municipale de gauche toulousaine se sera amélioré d'ici la fin du mandat de l'équipe en place à l'Hôtel de ville, en 2014. Régis Godec a pour sa part entendu les critiques sans forcément mal les prendre, et tout en insistant sur le caractère toujours difficile d'un début de mandat, il a pris, semble-t-il, avant de nous quitter, bonne note de ce qui lui a été dit par les uns et par les autres... et notamment par Dante... ;-)
Après le départ de Régis Godec, la discussion s'est poursuivie quelque temps, sur des sujets divers... Nous avons notamment parlé de Jeanne d'Arc ("mon pucelage contre un pompier" aurait-elle dit sur le bûcher, selon Philippe et Dante), et d'un problème de vol temporaire nocturne de boutons de chasse d'eau dans les toilettes publiques d'une résidence d'IUFM cotoyée par Dante du côté de Cahors, dans le Lot... ;-)
La discussion s'orientant pontuellement sur Internet et la blogosphère, il a également été question des mots-clés fréquemment utilisés par des internautes pour accéder à certains blogs... et notamment au mien. Ces derniers temps, en effet, d'après mes relevés statistiques, les mots-clés les plus souvent utilisés par les visiteurs pour accéder à mon blog, à partir du moteur de recherche de Google, ont été "anarcho-monarchiste", "Monica Bellucci nue", et "Laetitia Casta nue". J'espère que les visiteurs en question auront trouvés sur le présent blog, grâce à ces mots-clés judicieusement choisis, les informations qu'ils étaient venus y chercher... ;-)


La discussion a également porté sur diverses questions liés à la sexualité méritant d'être abordées plus en profondeur dans le cadre d'un "Grenelle du cul" (qu'il est décidément toujours aussi urgent d'organiser)... et puis finalement, sur les prochaines élections régionales de mars prochain : le président socialiste sortant du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, qui se représente à sa propre succession, affiche un bilan qui n'est pas mauvais (même si beaucoup reste encore à faire), tandis qu'une possible candidature écologiste de Gérard Onesta semble être à envisager, ainsi que l'on nous l'a laissé entendre, ce qui a intéressé électoralement certains participants de notre RdB, au moins dans la perspective du premier tour...
Voila. Que dire de plus ? Cette RdB de la rentrée a été fort sympathique et intéressante. Souhaitons qu'à l'avenir d'autres invités politiques puissent éventuellement venir lors de prochaines éditions de ce rendez-vous des blogueurs politiques toulousains, notamment dans la perspective des prochaines élections régionales...


Pour conclure cet article, alors que je m'apprête à partir en Belgique, pour passer quelques jours de vacances à Bruxelles - jours de vacances plutôt bien mérités, me semble-t-il -, je me permets de reproduire ci-après une dépêche de l'Agence France Presse du 24 juin dernier, consacrée à une excellente exposition consacrée à l'oeuvre d'Alfons Mucha (1860-1939), exposition présentée au musée Fabre de Montpellier jusqu'au 20 septembre prochain, que je suis allé voir le 12 septembre dernier, à laquelle je n'ai pas le temps à présent de consacrer un article spécifique... mais qui vaut néanmoins vraiment la peine d'être vue :

Montpellier : Mucha, le maître de l'Art Nouveau, au musée Fabre tout l'été

Unique étape française d'une rétrospective présentée en Autriche, avant d'aller en Allemagne, Montpellier rend hommage cet été à Alfons Mucha, le maître de l'Art Nouveau, créateur d'affiches de théâtre, de réclames ou de bijoux, illustrateur de livres et "peintre d'Histoire".

"Il n'y avait pas eu d'exposition Mucha depuis plus de 30 ans en France", a rappelé le directeur du musée Fabre, Michel Hilaire, en présentant les quelque 280 oeuvres de l'artiste né en 1860 en Moravie (dans l'actuelle République tchèque).

Le musée reprend les temps forts de l'exposition organisée à Vienne, notamment la reconstitution exceptionnelle du décor intérieur du pavillon de la Bosnie-Herzégovine qu'il réalisa à l'occasion de l'exposition universelle de 1900 à Paris.

Il célèbre aussi, dans une scénographie différente de celle du musée Unteres Belvédère de Vienne, la rencontre entre Alfons Mucha et Sarah Bernhardt.


Plusieurs affiches des pièces de la comédienne sont exposées, notamment "Gismonda", la première que Mucha réalise pour Sarah Bernhardt et qui va sceller la collaboration entre les deux artistes.

"Sarah Bernhardt va être séduite par son travail", notamment ce "format vertical qui allonge sa silhouette", commente l'assistante au commissariat de l'exposition, Florence Hudowitz. Les affiches révèlent le "talent" de Mucha "dans sa manière de synthétiser le ferment d'une pièce de théâtre", ajoute-t-elle.

On y retrouve aussi ce qui fait l'originalité de Mucha, "souvent considéré, précise Michel Hilaire, comme l'incarnation du style 1900": ses arabesques, sa maîtrise du trait et du décor, ainsi qu'une gamme de couleurs très riche.

Les deux artistes travailleront ensemble plusieurs années, Mucha réalisant les affiches de "La Tosca", "La Samaritaine", "Lorenzaccio" ou "Médée" notamment. Des affiches placardées dans tout Paris et que "les collectionneurs vont s'arracher", souligne Florence Hudowitz pour qui la rencontre entre Mucha et Sarah Bernhardt va marquer "un tournant décisif" dans la carrière du peintre-illustrateur.

Les affiches exposées au musée Fabre rentrent en résonance avec des portraits ou des photographies de la comédienne, des costumes ou enregistrements sonores qui permettent de retrouver l'exceptionnelle artiste de théâtre.


Outre ces affiches, l'exposition présente, dans un panorama complet des créations, des publicités - la fin du XIXè siècle marque l'explosion de la réclame -, des illustrations de livres, mais aussi des bijoux et des meubles que Mucha va réaliser pour le bijoutier Georges Fouquet.

Comme à Vienne, l'exposition montpelliéraine évoque "l'épopée slave" de Mucha, "l'oeuvre de sa vie", dit Michel Hilaire. A partir de 1910, l'artiste va en effet "consacrer pratiquement toute son existence, presque 18 ans, à la réalisation de ce cycle gigantesque à la gloire des peuples slaves", souligne le directeur du musée Fabre.


Sur les 20 tableaux réalisés pour cette épopée, deux toiles, gigantesques, différentes de celles exposées à Vienne, sont présentes à Montpellier: le "Mont Athos", que Mucha réalise après s'y être rendu en 1924, et l'"Apothéose des Slaves", une glorification de la jeune République tchèque, née après la Première guerre mondiale.

Après Montpellier, la rétrospective partira à Munich.

(Musée Fabre, jusqu'au 20 septembre. Du lundi au dimanche de 10H00 à 20H00)

(Dépêche de l'Agence France Presse, 24 juin 2009, 12h50)

A bientôt, peut-être,

Cordialement, :-)

Hyarion.

(Illustrations : Les rêveurs, huile sur toile, par Henri Martin [1860-1943], Toulouse, Capitole, salle Henri Martin ; Opération de vote socialiste, le 21 novembre 2008 à Nantes, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Franck Perry ; Le livre Hold-ups, arnaques et trahisons [Editions du Moment], d'Antonin André et Karim Rissouli, journalistes sur Europe 1, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Mehdi Fedouach ; Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux répondant aux questions des journalistes, le 10 septembre 2009 à Saint-Ouen, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Miguel Medina ; Nicolas Sarkozy, le 10 septembre 2009 dans l'Ain, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric Feferberg ; Le Premier ministre François Fillon sur le plateau de TF1 le 10 septembre 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©Patrick Kovarik/AFP ; La taxe carbone, ©AFP/Patrice Deré ; Des militants de Greenpeace avec une bombe factice portant le sigle CO2 à Berlin le 25 mars 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©DDP/AFP/Archives/Michael Gottschalk ; Le ministre de l’Industrie Christian Estrosi [à gauche] et le ministre chargé du Plan de relance Patrick Devedjian [à droite] écoutant Nicolas Sarkozy [au centre], lors d’une visite de l’usine Faurecia, à Caligny, le 3 septembre 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric Feferberg ; Morceaux de glace flottant sur la mer, aux abords du glacier d’Ilulissat, au Groenland, le 3 juillet 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Slim Allagui ; Détail du tableau Les rêveurs [tableau dans lequel on peut voir représentés des amis de l'artiste, notamment Jean Jaurès [1859-1914] portant un canotier, en train de marcher sur les bords de la Garonne, à Toulouse], huile sur toile, par Henri Martin [1860-1943], Toulouse, Capitole, salle Henri Martin ; Photographies de deux femmes célèbres, nues : à gauche, Laetitia Casta, photographie réalisée en 1998 par Patrick Demarchelier et reproduite dans Photo N°362, septembre 1999, et à droite, Monica Bellucci, photographie réalisée en 2000 par Gian Paolo Barbieri et reproduite dans un calendrier du magazine GQ pour l'année 2001 ; Un train Thalys faisant la liaison entre Paris et Bruxelles, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Belga/Archives/Dirk Waem ; Des visiteurs admirant des lithographies de l'artiste tchèque Alfons Mucha, le 23 juin 2009 au musée Fabre de Montpellier, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Pascal Guyot ; Des visiteurs admirant une peinture du tchèque Alfons Mucha au musée Fabre de Montpellier, le 23 juin 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Pascal Guyot ; Le Mont Athos et l’Apothéose des Slaves, du tchèque Alfons Mucha, au musée Fabre de Montpellier, le 23 juin 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Pascal Guyot)
Par Hyarion - Publié dans : Turpitudes de la vie politique 3 (2009) - Communauté : Communauté de l'opposition
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