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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)


(Jacques Chirac, par Kiro)

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Samedi 5 septembre 2009
Cette fois-ci, me voila vraiment de retour... et mon premier geste sera d'engueuler mes lecteurs les plus réguliers pour leur comportement antisocial caractérisé sur ce blog. Cette grève du commentaire dont a été victime le précédent article est tout simplement "inadmissible et inacceptable", pour reprendre les mots employés par Jacques Chirac. Bien entendu, il est absolument inutile d'invoquer des prétextes fallacieux tels que la rentrée scolaire, ou même la rentrée tout court, pour justifier un comportement qui est inexcusable ! Pour la peine, d'ailleurs, vous êtes punis. Puisque, apparemment, les articles de fond ne vous intéressent pas (ou plus) même quand ils reproduisent les textes d'autres personnes que moi, vous avez maintenant droit à un article superficiel, dont le contenu, riche en actualités politico-médiatiques vous ouvrira, je l'espère, enfin les yeux sur la lourde faute que vous avez commise ! Et estimez-vous heureux, cependant, de ne pas avoir à subir une punition autrement plus douloureuse, qui serait infligé à la manière du personnage joué par Brad Pitt dans un récent film de Quentin Tarantino ! Car, en vérité, je vous le dis : par les temps qui courent, il y a des châtiments corporels qui se perdent !


Mais venons-en aux faits... Que s'est-il donc passé depuis la dernière fois que je me suis permis de parler de l'actualité ? A la fois beaucoup de choses... et pas grand-chose. Le plus souvent, des épiphénomènes, ultramédiatisés sur le moment, mais déjà bien oubliés aujourd'hui pour les plus anciens de ces glorieux évènements. Une actualité chasse l'autre, comme d'habitude, et les informations que colportent les médias de masse restent ce qu'elles sont : des informations à examiner, plus que jamais, d'un regard critique... Cela dit, de toute façon, chacun le sait, les choses les plus sérieuses n'intéressent pas les gens en général, alors concentrons-nous donc sur les choses moins sérieuses, puisque nous n'avons que cela à faire, parait-il, et assumons pleinement le superficialité et le caractère tragi-comique de l'actualité politico-médiatique de ces derniers mois... bref, proposons, en quelque sorte, notre "zapping" personnel de l'été...


Le 22 juin, dans la foulée du "succès" de l'UMP aux dernières élections européennes, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa a usé pour la première fois de sa prérogative de s'exprimer devant les députés et sénateurs, réunis en Congrès à Versailles, pour leur présenter ses "orientations" en matière de politique européenne et son "projet économique et social". On le savait déjà depuis longtemps, et cela n'a pu alors que se confirmer : la réforme des institutions effectuée l'année dernière a surtout été faite... pour convenance personnelle, la chose intéressant l'actuel chef de l'Etat, dans cette affaire, étant de s'octroyer le droit de s'adresser au Parlement réuni en Congrès afin de se donner des airs de président des Etats-Unis d'Amérique prononçant son discours sur l'Etat de l'Union devant les parlementaires à Washington...


La prétention de Sakozy a vouloir laisser une trace mémorable dans l'histoire de France, voire dans l'histoire du monde, est décidément délirante. Pendant la campagne présidentielle de 2007, on s'en souvient peut-être encore, j'avais attribué à Nicolas Sarkozy le surnom de Talonnette Ier. Aujourd'hui, il mérite sans doute un titre plus ronflant : celui de Talonnette Suprême. Et pourtant, cette fois-ci encore, il n'y aura pas eu de miracle. En ce qui concerne ce "grand discours" présidentiel de Versailles, le résultat, comme on pouvait s'y attendre, a été particulièrement pathétique : un discours fade de simple politicien, sans dimension historique, plus proche, au mieux, de celui d'un Premier ministre que de celui d'un président de la République, prononçé par un Sarkozy toujours aussi narcissique devant des parlementaires tous plus ridicules les uns que les autres, comme en témoignent ces dépêche de l'AFP :


Congrès : Sarkozy applaudi par la droite, la gauche et Bayrou restent assis


Les parlementaires de droite ont longuement applaudi debout le président Nicolas Sarkozy lundi [22 juin] à l'issue de son discours devant le Congrès du Parlement à Versailles tandis que ceux de gauche et François Bayrou (MoDem) sont restés assis au moment où il quittait l'hémicycle.

A l'issue de son intervention de 45 minutes dans l'Aile du Midi du château de Versailles, le chef de l'Etat a quitté l'hémicycle sous les applaudissements des députés et sénateurs UMP ainsi que du gouvernement au grand complet et de son épouse.

Carla Bruni-Sarkozy avait pris place dans les tribunes entourée du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, et du conseiller du président, Henri Guaino.


En revanche, tous les parlementaires de gauche présents sont restés ostensiblement assis, tout comme le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou. Son voisin d'hémicycle, le président du PRG Jean-Michel Baylet, lui a glissé un mot à l'oreille avant de se lever. M. Bayrou a hésité un instant, regardant autour de lui avant de décider de rester sur son siège. M. Baylet s'est alors lui aussi rassis.

Certains députés et sénateurs de la majorité ont sorti des appareils-photos pour immortaliser l'instant.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 22 juin 2009, 14h44)


Devant le Congrès, Sarkozy fixe le cap de son prochain gouvernement


Le président Nicolas Sarkozy a fixé lundi [22 juin] les grandes lignes de la politique de son prochain gouvernement pour permettre à la France de sortir "plus forte" de la crise, lors de la première allocution, contestée, d'un chef de l'Etat devant le Congrès depuis 1848.

Devant les députés et sénateurs réunis dans le cadre solennel du château de Versailles, M. Sarkozy a annoncé le remaniement "mercredi" de l'équipe dirigée par François Fillon, qui sera chargée de "réfléchir aux priorités nationales et à la mise en place d'un emprunt pour les financer".

Le montant et les modalités de cet emprunt, qui constitue la principale annonce du discours présidentiel, "seront arrêtés une fois que nous aurons fixé ensemble les priorités. Nous le ferons soit auprès des Français, soit sur les marchés financiers", a-t-il dit.

Tout en restant prudent sur la date de la sortie de crise - "la crise n'est pas finie et nous ne savons pas quand elle se terminera"-, il a de nouveau refusé d'engager une politique de la rigueur.

"Je ne ferai pas la politique de la rigueur parce que la politique de rigueur a toujours échoué. Je n'augmenterai pas les impôts car cela retarderait longtemps la sortie de crise", a dit le président, s'en tenant à la ligne qu'il s'est fixée dès son arrivée à l'Elysée.

A défaut d'annonces spectaculaires, le chef de l'Etat s'est d'abord appliqué à défendre les réformes déjà engagées depuis le début de son mandat.

Pêle-mêle, il a promis d'aller "jusqu'au bout" de la loi Hadopi sur la protection des droits d'auteur sur internet, malgré la censure du Conseil constitutionnel sur son volet répressif. Sur le chantier de la réforme des collectivités territoriales, il a assuré qu'il ne se "dérobera pas" sur la réduction annoncée du nombre d'élus régionaux et départementaux.

En matière sociale, il a répété qu'il ne "reculera pas" sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et qu'il irait "plus loin sur la maîtrise des dépenses de santé".


Très attendu après le ballon d'essai lancé par son ministre du Travail Brice Hortefeux, Nicolas Sarkozy a également assuré que le gouvernement "prendra ses responsabilités" à la "mi-2010" sur le dossier des retraites, ouvrant la porte à un relèvement de l'âge légal de la retraite déjà dénoncé par les syndicats.

S'il s'est déclaré favorable à une initiative parlementaire sur le voile intégral, le président a déjà tranché le débat en assurant que la burqa "n'est pas la bienvenue sur le territoire de la République".

Pour le reste, il a souhaité "que l'on propose une solution à tous les adolescents qui sortent du système scolaire à 16 ans sans rien" et réaffirmé que tout licencié économique devait "pouvoir garder son salaire et recevoir une formation pendant un an".

En matière d'environnement, Nicolas Sarkozy a confirmé sa "détermination" à avancer sur la taxe carbone: "plus nous taxerons la pollution plus nous allègerons les charges pesant sur le travail".

Comme elle avait déjà largement dénoncé la forme d'une intervention assimilée à une "adresse du souverain", selon le mot de François Hollande (PS), la gauche a aussi critiqué le fond du propos présidentiel.

"Une compilation d'annonces déjà vues", a raillé Cécile Duflot, la secrétaire générale des Verts qui ont boycotté avec le PCF la séance du Congrès. Un discours "faible et décevant", a jugé son côté l'ex-Premier ministre Laurent Fabius (PS), dont le parti a boudé le débat sans vote qui a suivi.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 22 juin 2009, 19h07)


Quelle farce minable... et que d'argent public - des milliers d'euros - dépensé pour organiser ce énième Sarko-show, et ainsi souiller le château de Versailles avec toute cette médiocrité politicienne... Ce fut n'importe quoi, tant sur la forme que sur le fond : Talonnette Suprême, roi borgne d'un royaume d'aveugles, reste fidèle à lui-même... Sa prétendue lecture des Pensées de Marc Aurèle sur le conseil de sa femme Carla n'a apparemment pas été suffisante pour que Sarkozy de Nagy-Bocsa renonce à prendre les personnes auxquelles il s'adresse pour des imbéciles en leur imposant sempiternellement le même discours de campagne démagogique qui n'engage à rien, le même brassage de vent destiné à gagner du temps dans la perspective de prochains scrutins... De fait, au delà de son habituel catalogue de pseudo-réformes calamiteuses, la grande annonce de Sarkozy, spécialiste de l'action à court terme, lors de son discours, aura finalement seulement été celle de la mise en place d'un futur emprunt national, solution de facilité destinée, de toute évidence, à assainir, de façon artificielle, nos comptes publics si plombés par la colossale dette de l'Etat, afin d'aborder de façon plus aisée les prochaines échéances électorales, mais sans qu'il soit bien entendu question de s'attaquer aux vrais problèmes de fond du pays, lesdits problèmes n'ayant, comme chacun sait, aucun rapport direct avec les élections... Avec une astuce pareille, c'est certain : au moment où la course à l'Elysée recommencera, officiellement en 2012, les caisses de l'Etat auront peut-être l'air un peu moins vides par rapport à ce qu'en avait dit Sarkozy en janvier 2008... Et pour le reste, on verra bien ce que l'on fera (ou pas) après les élections... Car l'essentiel est ailleurs, quand on est politicien ! Du moment que les effets d'annonce et la tyrannie de l'urgence et des apparences continuent de mener la dance sans que ces imbéciles d'électeurs n'y voient pas autre chose que du feu, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles... n'est-ce-pas, ô Talonnette Suprême ?


Le 26 août dernier, à l'Elysée, en installant la commission de réflexion sur l'utilisation du "grand emprunt national" - commission coprésidée par les ex-Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard -, Sarkozy a déclaré que le montant de cet emprunt sera "fonction des besoins" identifiés. On attend de voir... et on peut rire jaune d'avance ! Mais revenons encore un peu en arrière, et reprenons notre chronique...
Après le pathétique discours de Versailles, est enfin venu le moment, depuis longtemps attendu, du remaniement gouvernemental. Ce dernier, annoncé finalement le mardi 23 juin, s'est révélé être d'une ampleur inattendue par rapport à ce qui était initialement annoncé, mais sans que cela ne change quoi que ce soit à la nullité de tout gouvernement sarkozyste, quels que soient ses membres...


Premier Conseil des ministres du gouvernement remanié


La nouvelle équipe gouvernementale fait ses premiers pas ce mercredi [24 juin] avec au menu Conseil des ministres, questions au gouvernement à l'Assemblée nationale et passations de pouvoirs dans les ministères.

Nicolas Sarkozy a procédé mardi à un remaniement en profondeur du gouvernement de François Fillon, marqué par un changement aux ministères clés de la Justice, de l'Intérieur, du Travail et de l'Education et l'arrivée surprise de Frédéric Mitterrand à la Culture.

Au lendemain de son discours historique devant le Congrès, le chef de l'Etat a finalement choisi de redistribuer les principaux portefeuilles de l'équipe Fillon, alors que son entourage laissait entendre ces derniers jours qu'il ne procéderait qu'à un simple "réajustement" pour remplacer les nouveaux députés européens Michel Barnier et Rachida Dati.

Programmée pour mercredi, l'annonce de ce gouvernement Fillon V, avec l'entrée de huit ministres ou secrétaires d'Etat et le départ de huit autres, a été faite mardi pendant les journaux télévisés de 20H00 sur le perron de l'Elysée par le secrétaire général de la présidence Claude Guéant.


Ministre de l'Intérieur depuis mai 2007, Michèle Alliot-Marie est nommée Garde des Sceaux et prend du galon en recevant le titre de ministre d'Etat, jusque-là le seul apanage de son collègue Jean-Louis Borloo. Il reste numéro 2 du gouvernement et son ministère de l'Ecologie est élargi à la Mer, aux Technologies vertes et aux négociations sur le climat.

Ministre du Travail depuis cinq mois, Brice Hortefeux, un fidèle de Nicolas Sarkozy, prend le fauteuil de Mme Alliot-Marie à l'Intérieur. C'est un autre poids-lourd du gouvernement, Xavier Darcos, qui lui succède rue de Grenelle.

Pour compléter ce jeu de chaises musicales, le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, considéré comme l'un des ministres préférés de M. Sarkozy, est promu à l'Education et reste porte-parole du gouvernement.

L'entrée la plus spectaculaire, celle de Frédéric Mitterrand, a été confirmée par M. Guéant. Le nouveau promu avait lui-même annoncé sa nomination plus tôt dans la journée depuis Rome, où il avait déjà été nommé à la direction de la Villa Médicis par le chef de l'Etat.


La gauche a minimisé l'arrivée auprès de Nicolas Sarkozy du neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand, qu'elle a qualifiée de "coup". Féroce, la numéro un du PS Martine Aubry a même assuré que M. Mitterrand n'avait "jamais été socialiste".

Longtemps donné comme entrant, Claude Allègre (ex-PS) ne fait pas partie finalement du gouvernement.

Promu également, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, devient ministre à part entière à la place de Michel Barnier à l'Agriculture. Il est remplacé par Pierre Lellouche, représentant spécial de la France pour le Pakistan et l'Afghanistan, qui entre pour la première fois dans un gouvernement.

En tête de la liste des victimes de ce remaniement figurent la ministre de la Culture Christine Albanel, qui paie les ratés de la loi sur le téléchargement illégal sur internet, et celle du Logement Christine Boutin, représentante de la frange catholique sociale de la majorité.

Autre disparition, celle du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, à la veille du déplacement du chef de l'Etat aux Antilles. Très critiqué pendant la grève générale qui a paralysé les Antilles de janvier à mars, il est remplacé par la guadeloupéenne Marie-Luce Penchard, fille de la chiraquienne et ex-ministre Lucette Michaux-Chevry.

Roger Karoutchi, chargé des relations avec le Parlement, est lui aussi débarqué, victime des récents "couacs" sur plusieurs projets de loi (Hadopi...). Il est remplacé par le président du groupe UMP au Sénat Henri de Raincourt, qui hérite du titre de ministre.

Parmi les autres entrants, l'ancien trésorier du MoDem de François Bayrou, Michel Mercier (Espace rural et aménagement du territoire), le très sarkozyste député-maire de Nice Christian Estrosi (Industrie), et Nora Berra, un médecin issue de l'immigration fraîchement élue au Parlement de Strasbourg (Aînés).

Malgré la dégradation de ses relations avec le président, Rama Yade reste au gouvernement mais aux Sports. Son très emblématique secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme a été supprimé.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 24 juin 2009, 11h51)


L'évènement du moment aura été l'entrée de l'homme de télévision et de lettres Frédéric Mitterrand, neveu de l'ancien président François Mitterrand, au sein de ce nouveau gouvernement. On serait toutefois bien en peine de trouver à cela une véritable signification politique. Frédéric Mitterrand a adhéré en juin 1993 au Mouvement des radicaux de gauche (MRG), proche du Parti Socialiste, MRG au sein duquel il a cotoyé un temps Bernard Tapie. Puis, deux ans plus tard, en mai 1995, il a apporté son soutien à Jacques Chirac, candidat de droite à la présidence de la République. Depuis, il s'est montré politiquement plutôt discret. Sa nomination au ministère de la Culture n'est donc pas particulièrement un gage "d'ouverture" de la part de l'actuel chef de l'Etat, contrairement à ce qu'il continue de vouloir faire croire. En vérité, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa a choisi Frédéric Mitterrand pour son nom, mais aussi parce qu'il est un homme de télévision assez connu, afin de faire un petit coup médiatique. Tout cela est évidemment regrettable. Néanmoins, j'avoue avoir une certaine estime pour Frédéric Mitterrand, qui est un homme cultivé, et un bon écrivain (je me souviens avoir notamment fort apprécié son style en lisant, il y a quelques années, un de ses livres, Les aigles foudroyés [1997], consacré à la fin des dynasties impériales européennes des Romanov, des Habsbourg et des Hohenzollern, depuis les dernières décennies du XIXe siècle jusqu'à la Première Guerre Mondiale). Sur le plan politique, en tout cas, il n'y a assurément pas grand-chose à dire sur lui, même à bien y regarder. Frédéric Mitterrand n'a jamais vraiment été de gauche... et, pour être honnête, n'a jamais vraiment été de droite non plus... Je pense qu'il a fait une erreur de se mettre au service d'un pauvre type comme Sarkozy, mais je pense également qu'à la différence sans doute d'un Kouchner, d'un Bockel ou d'un Besson, il y survivra.


Que s'est-il passé ensuite, en cette fin de mois de juin ? La disparition de Michael Jackson, bien sûr. Star planétaire et "roi de la pop", le chanteur, danseur et auteur-compositeur-interprète américain Michael Jackson est en effet mort jeudi 25 juin à l'âge de 50 ans dans un hôpital de Los Angeles, en Californie, où il avait été admis en urgence à la suite d'une crise cardiaque. En France, comme dans le reste du monde, le retentissement de la nouvelle a été exceptionnel. S'en est suivi un long feuilleton médiatique, qui aura duré une bonne partie de l'été. L'institut médico-légal de Los Angeles a finalement confirmé la semaine dernière que Michael Jackson a succombé à une "grave intoxication" par un puissant anesthésiant, le propofol, combiné à un mélange d'autres médicaments, et qualifié sa mort d'"homicide".


Avant-hier, jeudi 3 septembre, plus de deux mois après sa disparition, Michael Jackson a finalement reçu d'ultimes funérailles au cimetière de Forest Lawn à Glendale, dans la banlieue de Los Angeles, où il repose désormais, au milieu d'autres célébrités défuntes et à l'abri des regards indiscrets. Dès le lendemain de sa mort, Frédéric Mitterrand lui avait rendu hommage... suivi de près par Sarkozy de Nagy-Bocsa, alors en déplacement en Guadeloupe et qui, comme chacun le sait, a toujours quelque-chose à dire sur tous les sujets, même quand ceux-ci ne le concernent pas directement, loin s'en faut...


Frédéric Mitterrand : "Michael Jackson rejoint Marilyn Monroe, James Dean et Elvis"


Le ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand a rendu hommage vendredi [26 juin] à Michael Jackson, "génie musical et du spectacle" mort dans "une grande solitude" et dont la destinée tragique rejoint celles de Marilyn Monroe, James Dean et Elvis Presley.

"On a tous un peu de Michael Jackson en nous", a réagi le nouveau ministre de la Culture sur Europe 1, qui a rendu hommage à une "star universelle", un "génie musical et du spectacle" qui était "le mouvement de la jeunesse".

Michael Jackson, c'était aussi une "aventure personnelle", un destin marqué par la "souffrance" et la "tragédie", a-t-il souligné.

"Tout le monde est fasciné par ce genre de destin que l'Amérique a créé. Il rejoint Marilyn Monroe, James Dean, Elvis, finissant d'une manière pas très différente de la sienne, dévoré par les médicaments dans une très grande solitude", a estimé M. Mitterrand.

Selon lui, Michael Jackson était une "contradiction vivante": son rapport "complexe à la négritude" témoignait d'une "grande difficulté à assumer son physique" mais il affichait aussi une "fidélité forte à la race noire".

Sa vie a été à la fois marquée par une "force extraordinaire, car il était dès l'enfance le meilleur de la famille", et par une "solitude parce qu'il était différent des autres".

Il a rappelé la "souffrance" de son enfance avec un père qui "traitait les enfants brutalement et une mère qui ne l'a pas bien compris".

"Elisabeth Taylor était sa mère d'emprunt, elle en parlait comme de son fils, et en même temps elle l'adorait", a raconté le ministre.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 26 juin 2009, 08h57)


Sarkozy ému par la mort de Michael Jackson, salue son "côté universel"


Nicolas Sarkozy a confié vendredi [26 juin] en Guadeloupe avoir appris avec "une grande émotion" la mort du chanteur Michael Jackson, saluant "un homme qui a apporté beaucoup à la musique et à la danse" ainsi que le "côté universel" de l'artiste.

"J'ai ressenti une grande émotion, d'abord parce que c'est une page qui se tourne et j'ai trouvé que c'était assez bouleversant de voir les images de Michael Jackson jeune, avec ce visage enfantin, cette chevelure et sa couleur qui n'avait pas changé", a déclaré M. Sarkozy à la presse en marge de son déplacement en Guadeloupe.

"C'est un homme qui a apporté beaucoup à la musique et à la danse. Je garderai toujours le souvenir de l'émotion la première fois que je l'ai vu faire ce pas de danse", a poursuivi le chef de l'Etat, faisant apparemment allusion au fameux "moonwalk".

"C'est également une façon de voir combien la musique américaine, les acteurs américains, le cinéma américain est présent dans l'imaginaire de nos compatriotes (...) je suis persuadé que ceux qui l'aimaient dans notre pays ne le voyaient pas comme quelqu'un d'étranger mais comme faisant partie de leur Panthéon, comme ces acteurs mythiques américains", a-t-il ajouté.

"J'admirais ce côté universel, être capable d'attirer de l'émotion à des gens tellement différents à travers le monde", a poursuivi Nicolas Sarkozy, se refusant à "entrer dans les polémiques nombreuses" suscitées par le chanteur, qui fut accusé de pédophilie.

"Je ne suis pas un spécialiste mais ça m'a touché, parce que je trouve qu'on a perdu un personnage, qui n'était pas classique certes, mais extrêmement talentueux", a conclu le président.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 26 juin 2009, 21h00)


Ensuite, il ne s'est plus passé grand-chose, pendant un mois... jusqu'à ce bouleversant dimanche 26 juillet, où Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa a eu un malaise. Hospitalisé ce jour-là à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris après un "malaise à l'effort" survenu lors d'un footing présidentiel à la Lanterne, résidence versaillaise de l'actuel chef de l'Etat, Talonnette Suprême est heureusement sorti de l'hôpital dès le lendemain, à pied et avec son épouse, en allant visiblement beaucoup mieux, et après avoir "passé une bonne nuit", selon l'un de ses proches.


Grand fut le soulagement général au sein du landerneau politico-médiatique, les journaux à court de copie ayant eu alors tout loisir de disserter sur le "malaise vagal" ou "malaise lipothymique" de Sarkozy, malaise posant gravement la question de l'"hyperactivité chronique" du président de la République et l'instabilité du pouvoir qu'elle pourrait finir par entraîner en cas de nouvel incident... Tout cela est assurément bouleversant... Un évènement aussi spectaculaire ne pouvait manquer de marquer durablement les esprits. Et du reste, cela s'est vite ressenti dans l'opinion : allez savoir pourquoi, mais à la suite de son malaise, Sarkozy a fortement gagné en popularité, selon un sondage CSA pour VSD, réalisé par téléphone les 29 et 30 juillet puis paru le 5 août, 53% des personnes interrogées pensant qu'il "fait un bon président" (contre 41% en mai), 60% considérant que l'on a trop parlé de cet incident de footing, et 51% pensant que le chef de l'Etat devrait se "reposer complètement". Heureusement, les vacances politiques sont précisément arrivées fort à propos...


Quel bonheur ! Une actualité politique qui se résume aux activités estivales surmédiatisées de Sarkozy pendant ses vingt-cinq jours de vacances sur la côte varoise, dans la résidence de son épouse Carla, au Cap Nègre : le rêve ! Et, par chance, pas la moindre petite guerre russo-géorgienne pour perturber les congés d'été de Talonnette Suprême, cette fois-ci... Quelle tranquilité, quelle paix... Et en matière de photo-journalisme, les clichés de Carla semblant montrer son entrejambe à son mari au bord de la mer, c'est tout de même autre chose que des images de guerre, de misère sociale, ou de catastrophe naturelle, non ?


Mais, le propre des vacances, c'est de ne pas durer... et après quelques jours de répit, le tourbillon politico-médiatique, annonçant la rentrée, a repris ses droits... Après le calme des vacances à la plage, la tempête des universités d'été des partis politiques... et en particulier bien sûr, la tempête annoncée de l'université d'été du Parti Socialiste, qui, comme chaque année, s'est tenu à La Rochelle, du 28 au 30 août derniers... et qui semble s'être finalement mieux passé que prévu...
Après les élections européennes, le PS était entré, au début de l'été dans une nouvelle phase de discorde dont il a le secret. En juillet, notamment, l'ambitieux Manuel Valls, député-maire d'Evry et ex-proche de Ségolène Royal, qui s'est d'ors et déjà porté candidat pour 2012, a multiplié les critiques contre le PS, au point de finir par avoir une querelle avec Martine Aubry qui l'a menacé d'exclusion : cette querelle a été présentée comme "grave", mais en réalité, elle a juste été dérisoire, Valls dissimulant simplement de moins en moins son ambition de jouer à gauche un rôle semblable à celui de Sarkozy à droite... De son côté, un autre ex-proche de Ségolène Royal, le député européen Vincent Peillon, animateur du courant "L'espoir à gauche" au sein du PS, a voulu esquisser, le 22 août à Marseille, de façon assurément fort prématurée, une alliance avec le MoDem, en rassemblant symboliquement pour une "photo de famille" inédite, un "camp progressiste" allant du communiste Robert Hue au MoDem (représenté par l'ancienne giscardienne Marielle de Sarnez, bras droit de Bayrou), en passant par Daniel Cohn-Bendit et le PRG (représenté par Christiane Taubira), à l'occasion des "ateliers d'été" réunissant les partisans de son courant socialiste. Chacun avance donc ses pions, mais tout cela reste dérisoire... Pour le reste, durant cet été, au sein du PS, il aura surtout été question de l'éventuelle organisation d'élections primaires ouvertes destinées à désigner le candidat de la gauche pour l'élection présidentielle de 2012. Des primaires étaient, et restent, finalement réclamées par tous mais le calendrier et les modalités, eux, restaient à préciser, avec un casse-tête en perspective, tant les divergences sont grandes entre les partisans d'une consultation pour désigner le candidat commun de la gauche - option défendue par Arnaud Montebourg, et à laquelle s'est notamment rallié Bertrand Delanoë - et ceux qui comme Laurent Fabius et François Hollande défendent un scrutin pour désigner le seul candidat du PS.


Finalement, le 28 août dernier, en ouvrant l'université d'été des socialistes devant son ex-rivale Ségolène Royal et les ténors du PS comme Bertrand Delanoë et Laurent Fabius au premier rang, la Première secrétaire Martine Aubry a donné sa "feuille de route" à un PS qu'elle veut rénover de "C comme cumul" des mandats à "P comme primaires". Elle a annoncé une "consultation militante" le 1er octobre prochain avec un vote pour "fixer le cap" de la rénovation du parti, demandant aux adhérents leur accord sur des primaires ouvertes pour désigner le candidat à la présidentielle de 2012. La primaire aurait lieu au premier semestre 2011, un an avant le scrutin présidentiel. Aubry prévoit de consulter les militants sur la question du non-cumul des mandats également le 1er octobre. Un Conseil national du parti pour préparer la consultation militante se tiendra le 12 septembre. Je n'ai pas grand-chose à dire sur ce qui a été annoncé, mis à part le fait que, malgré tout, les choses semblent quelque peu bouger de façon positive, au PS, et qu'il n'y assurément pas lieu de s'en plaindre. Pour ce qui est de la "consultation militante pour que les militants nous fixent le cap de cette rénovation" selon Aubry - consultation sur cinq "champs" : non-cumul des mandats, primaires ouvertes, "parité, diversité et renouvellement générationnel", réformes statutaires et règles d'éthique -, nous verrons bien, en temps voulu, quelles seront exactement les questions posées aux adhérents du PS, dont je fais partie. En tout cas, la route du principal parti d'opposition sur le chemin de la victoire contre Sarkozy en 2012 est encore longue... même s'il n'y a pas de raison de désespérer à nouveau, pour le moment...


A La Rochelle, le PS a repris des couleurs mais reste convalescent


Le Parti socialiste, sorti requinqué de son université d'été de La Rochelle, est loin toutefois d'avoir retrouvé toute sa force, estiment plusieurs experts pour qui le choix de primaires pour 2012 le place face à de nouveaux défis.

"Le stade du chaos a été dépassé", commente François Miquet-Marty, président de l'institut de sondages Viavoice. "Le parti se place clairement dans une phase constructive après un épisode de destruction collective", dit-il à l'AFP.

En fixant un calendrier pour les combats à venir, la première secrétaire Martine Aubry semble avoir repris la main sur un parti déchiré par les querelles internes et miné par sa défaite aux européennes.

"Chacun des deux principaux camps a raison d'être content : les quadras ont imposé le principe de primaires, avec un démarrage plus tôt que ne le souhaitait la première secrétaire, laquelle a repris son ascendant sur le mouvement", juge le politologue Gérard Grunberg.

"Les dirigeants du PS sortent requinqués" de ce rendez-vous annuel, pense aussi Stéphane Rozès, directeur de la société Conseil, analyses et perspectives (CAP). Mais si "l'électrochoc est positif, il ne règle sur le fond aucun problème", tempère-t-il aussitôt.

Première difficulté: faire en sorte que ces primaires soient organisées avec tout le niveau de bonne volonté nécessaire pour qu'elles fonctionnent, alors que la direction était très loin d'être enthousiaste au départ. "Martine Aubry a été contrainte et forcée de les accepter", note Gérard Grunberg.

Autre souci: avec le lancement de la procédure vont rapidement ressurgir les vieilles dissensions. "Très vite va se poser la question des alliances. Et on va de nouveau se retrouver en terrain miné", avec une Ségolène Royal toujours en embuscade pour retrouver sa place de première opposante à Nicolas Sarkozy, avance le même analyste.


Ajoutons qu'une procédure accélérée ne plaît pas à tout le monde, notamment aux partisans de Dominique Strauss-Kahn, qui ne souhaite pas être tenu par un calendrier contraignant tant qu'il est à la tête du Fonds monétaire international (FMI), explique encore Gérard Grunberg.

Potentiellement explosive aussi est la question du non-cumul des mandats, sur laquelle Martine Aubry veut que les militants s'expriment le 1er octobre prochain et qu'elle souhaite imposer à tous les élus.

"C'est un coup habile: Martine Aubry sait que c'est une question qui intéresse les Français. Bien plus que les primaires d'ailleurs", juge Stéphane Rozès.

Problème: de nombreux élus PS n'ont pas très envie qu'on ouvre ce dossier, préférant conserver plusieurs casquettes électives même s'ils se gardent en général de le clamer haut et fort, dit M. Grunberg. "Martine Aubry a ouvert cette porte pour donner l'impression que c'était elle la grande réformatrice, pas sûr que ça ne lui retombe pas sur le nez", pense-t-il.

Au fond, cette rencontre de La Rochelle a surtout eu un impact symbolique, juge Frédéric Dabi, directeur du département Opinion publique à l'Ifop: "dire que le PS était au fond du gouffre et qu'il a suffi d'un week-end pour sa résurrection n'a pas de sens. En revanche, Martine Aubry a montré qu'elle avait la pêche et pouvait mettre le parti en ordre de marche".

Reste que le PS n'est toujours pas sorti de la crise de leadership qu'il traverse depuis la défaite de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002. "Et on verra vraiment dans quel état il est à l'occasion des régionales: seuls les résultats nous diront de quoi il est encore capable", dit-il.

(Dépêche de l'Agence France Presse, 31 août 2009, 16h19)

Enfin, en ce moment, pour changer de sujet, il est beaucoup question de la "taxe carbone", cette "contribution climat énergie" surmédiatisée que Sarkozy de Nagy-Bocsa envisage de mettre en place en France afin de pénaliser la consommation d'énergies polluantes par les entreprises et les ménages, et qui suscite un vif débat dans le landerneau politico-médiatique. Je n'en pense pas grand-chose, et à vrai dire, toute cette bien-pensance écologique affichée par les uns et par les autres, en ce moment, commence sérieusement à m'agacer... Mettre en place une fiscalité écologique pour favoriser un changement des mentalités et des comportements en matière de respect de l'environnement : pourquoi pas ? Mais, par tous les dieux de l'Olympe, que l'on arrête de dramatiser à l'excès, à coups de bons sentiments et de culpabilisation manichéenne toutes ces histoires de planète en train de crever : s'il y a bien quelque-chose qui survivra à l'humanité, c'est bien la Terre elle-même, qui était là bien avant nous ! Quelle prétention, du reste, de la part des êtres humains, de vouloir "sauver" une planète qui n'a pas attendu après eux pour exister, et qui n'attendra pas après eux pour disparaître, lorsque notre soleil, devenu géante rouge, finira par l'avaler ! Oui à une vraie politique en faveur de l'environnement (sans gadgets médiatiques sarkozystes), mais non à la psychose catastrophiste véhiculée par une sorte de bien-pensance écolo-dogmatique surmédiatisée ! Je commence à en avoir ras-le-bol de ces discours culpabilisateurs de tous ces donneurs de leçons en matière d'écologie qui s'adressent aux citoyens comme s'ils étaient des gamins imbéciles, auxquels il faudrait à tout prix bourrer le crâne avec du prêt-à-penser écologiquement correct. Si l'on continue comme ça, l'ambiance risque de rapidement devenir insupportable. Je repense à cet article, écrit il y a plus de deux ans et demi - daté précisément du 28 février 2007 -, que j'avais en partie consacré à la prospective, sur le présent blog, et je m'interroge : nous dirigeons-nous donc bien vers cette nouvelle période de notre siècle, marquée par un besoin d'ordre général, y compris en matière d'environnement, période au caractère normatif, voire étouffant, que l'on évoquait déjà à la fin du siècle dernier du côté des prospectivistes ? Si c'est le cas, espérons que la protection de l'environnement, qui est une juste cause nous concernant tous, ne se transforme pas en une sorte de tyrannie "écologique" avec imposition d'une pensée unique jugée écologiquement correcte, et que si de l'ordre est bien imposé sur le plan environnemental - et notamment, pourquoi pas, en matière de fiscalité écologique -, ce ne soit pas au dépends de la capacité des individus à créer et à réfléchir par eux-mêmes...


Et pour le reste, que dire de plus ? La Terre continue de tourner, comme on dit... Il y a bien cette histoire de virus pandémique de la grippe A (H1N1), qui a tué au moins 2.837 personnes dans le monde depuis son apparition en mars-avril dernier, a-t-on appris hier, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais je n'ai pas envie d'en parler, car il ne s'agit, a priori, que d'une simple grippe, et que le battage médiatique autour de ce sujet en France, source de craintes plus ou moins irrationnelles dans la population, me parait évidément trop excessif pour que j'ai envie de donner à ce sujet une importance qu'il n'a pas. Cette panique montante concernant la grippe A (H1N1), et ce gouvernement sarkozyste qui en fait des giga-tonnes, en répétant à qui veut l'entendre qu'il y aura des vaccins anti-grippe pour tout le monde et que ceux-ci seront prêts pour l'automne, saison d'arrivée massive des virus grippaux dans l'hémisphère nord... tout cela m'insupporte, et en attendant la fin de ce feuilleton médiatique ennuyeux, j'espère simplement que cette histoire de virus ne gâchera pas, dès ce mois-ci, mes vacances... que j'estime avoir mérité après avoir travaillé presque tout l'été...


Quant à la rumeur grotesque qui court actuellement sur Internet concernant un vaste complot international qui viserait à faire baisser la population mondiale, en lui inoculant un vaccin génétiquement modifié sous prétexte de lutter contre la pandémie grippale, complot derrière lequel se trouveraient Barack Obama, le banquier David Rockefeller, le chancelier d'Autriche Werner Faymann, l'OMS, l'ONU, et bien entendu les membres d'une secte franc-maçonne ainsi qu'un groupe d'adeptes d'un satanisme vaguement judéisé - eh oui, on en revient toujours, avec ce genre d'histoire, à cette bonne vieille "juiverie internationale" conspirationniste chère à Adolf Hitler -, je préfère, là encore, ne pas en parler moi-même, et laisser mes lecteurs en discuter sous forme de commentaires s'ils le souhaitent... et si cela les amuse...


Voila, c'est fini pour aujourd'hui. Je suppose que le présent article paraitra, une fois encore, beaucoup trop long pour certains de mes lecteurs... mais que voulez-vous, en matière de rédaction d'articles de blog comme dans beaucoup d'autres domaines, on ne se refait pas... et puis, du reste, je vous rappelle que vous êtes punis ! Dieu sait, pourtant, si le fait de passer beaucoup de temps à rédiger d'aussi longs articles me pèse, par moments. Parfois, je me dis : "tu devrais arrêter, définitivement". Mais, en général, dans la foulée, je me dis ensuite, tel Michael Jackson dans une de ces chansons les plus connues : "Don't Stop 'Til You Get Enough"... ;-) Alors, on continue, dans la bonne humeur... et, après tout, tant pis pour les grévistes du commentaire ! ;op

Cordialement, :-)

Hyarion.

(Illustrations : Nicolas Sarkozy au Havre, le 16 juillet 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Mychele Daniau ; Brad Pitt dans le film Inglourious Basterds [2009] de Quentin Tarantino, ©Universal Pictures ; Plan du château de Versailles où Nicolas Sarkozy s'est adressé au Parlement réuni en Congrès, ©AFP/Infographie ; Nicolas Sarkozy marchant entre deux rangées de Gardes républicains le 22 juin 2009 au château de Versailles, ©AFP/Benoit Tessier ; Nicolas Sarkozy devant le Parlement réuni en Congrès, le 22 juin 2009, ©AFP/Jean-Claude Coutausse ; Le député socialiste François Hollande [au centre] au Parlement réuni en Congrès le 22 juin 2009 à Versailles, ©AFP/Jean-Claude Coutausse ; Nicolas Sarkozy le 22 juin 2009 devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, ©AFP/Eric Feferberg ; Nicolas Sarkozy s’exprimant devant le Parlement réuni en Congrès, le 22 juin 2009 à Versailles, ©AFP/Eric Feferberg ; Nicolas Sarkozy habillé en costume de sacre de Louis XIV à Versailles, caricature de Kiro publiée dans le Canard Enchaîné N°4626, 24 juin 2009 ; Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avant une réunion de travail, le 4 septembre 2009 à Paris, ©AFP/Eric Feferberg ; Photo de famille du gouvernement Fillon après le remaniement, le 24 juin 2009 à l’Elysée, ©AFP/Archives/Gérard Cerles ; Frédéric Mitterrand au centre de la photo de famille entre François Fillon et Nicolas Sarkozy le 24 juin 2009 à l’Elysée, ©AFP/Gerard Cerles ; Le nouveau ministre de la Culture Frédéric Mitterrand arrivant à son ministère, poursuivi par la presse, le 24 juin 2009 à Paris, ©AFP/Stephane de Sakutin ; Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, le 12 juillet 2008 à Avignon, ©Vincent Beaume/AFP ; Couverture du livre Les Aigles foudroyés [1997] de Frédéric Mitterrand, publié en format de poche aux éditions Pocket ; Le cercueil de Michael Jackson le 3 septembre 2009 au cimetière de Forest Lawn à Glendale, dans la banlieue de Los Angeles [Californie], ©AFP/Getty Images/Handout ; Une affiche reproduisant l'image de la pochette de l'album Thriller [1982] de Michael Jackson [avec une photographie d'époque de l'artiste] apparaissant derrière la vitrine du magasin de disques Academy Records, le 26 juin 2009 à New York, ©Getty Images ; Nicolas Sarkozy à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le 26 juin 2009, ©AFP/Eric Feferberg ; L’entrée de la résidence présidentielle de La Lanterne, à Versailles, photographiée le 15 juin 2007, ©AFP/Archives/Miguel Medina ; Sarkozy victime d’un malaise au pavillon de la Lanterne, ©AFP/Infographie ; Carla Bruni-Sarkozy et son mari Nicolas Sarkozy en vacances au bord de la mer Méditerranée, près de la résidence de Carla Bruni-Sarkozy, au Cap Nègre [Var], le 1er août 2009, détail d'une photographie de l'agence de presse Reuters, ©Reuters ; Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy en vacances au bord de la mer Méditerranée, près de la résidence de Carla Bruni-Sarkozy, au Cap Nègre, le 1er août 2009, ©Reuters; La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry à la tribune de l'université d'été du parti, à La Rochelle le 28 août 2009, ©AFP/Pierre Andrieu ; Martine Aubry lors de son discours de clôture de l’université d’été du PS à La Rochelle le 30 août 2009, ©AFP/Xavier Leoty ; Martine Aubry et Ségolène Royal lors de l’ouverture de l’université d’été du PS à La Rochelle, le 28 août 2009, ©AFP/Pierre Andrieu ; Vue de la planète Terre, ©AFP/NASA/Archives/Michael Benson ; Une infirmière manipulant une dose de vaccin contre la grippe, le 2 septembre 2009 à Kendall, en Floride, ©AFP/Getty Images/Joe Raedle ; Capture vidéo de Michael Jackson [alors âgé d'environ 20-21 ans] extraite du clip de la chanson "Don't Stop 'Til You Get Enough", chanson figurant dans l'album Off the Wall [1979] de Michael Jackson, ©DR)
Par Hyarion - Publié dans : Turpitudes de la vie politique 3 (2009) - Communauté : Communauté de l'opposition
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