Quel spectacle
pathétique... Je voudrais bien essayer de l'ignorer complètement, mais dans la mesure où derrière tout ce grand cirque médiatique tout imprégné d'une odeur d'égoût est censé n'être que la surface
de quelque-chose de sérieux, je ne peux pas rester totalement silencieux non plus... Cela dit, paradoxalement, les mots me manquent pour parler... Devant tant de bêtises, la minuscule poussière
d'étoile que je suis se sent démuni, incapable de trouver encore en elle la volonté d'essayer de "comprendre" ce qu'elle voit... Tout cela est tellement affligeant, tellement vulgaire, tellement
puant ! J'en ai ras le bol de cette traversée des égoûts que les politiciens de ce pays imposent aux citoyens en guise de vie politique... Tout ça parce qu'ils ont peur de se retrouver avec un
taux d'absention record aux élections européennes ! Mais à qui la faute ? Aux électeurs, certes, mais aussi bien sûr aux candidats avec leurs programmes sans consistance ! Tout cela est d'une
nullité absolue... Que faire pour rendre cela supportable ? Penser à autre chose semble être la seule chose à faire...
Heureusement, pour nous distraire des turpitudes de la vie politique, ces dernières semaines, nous avons eu droit, comme
chaque année, au tournoi international de tennis de Roland-Garros, qui se termine dimanche prochain, et un peu avant, au Festival international du film de Cannes, que j'ai brièvement évoqué en
post-scriptum de mon précédent article, et à l'occasion duquel, à défaut d'un évènement majeur - y
compris en ce qui concerne le palmarès -, on a pu au moins voir, cette année encore, quelques belles actrices défiler sur le tapis rouge devant les photographes, certaines desdites actrices ayant
même pris la peine de s'habiller en rouge, couleur à laquelle, on le sait, les hommes sont particulièrement sensibles lorsqu'elle est portée par des femmes, ainsi que l'a révélé une étude déjà
évoquée sur le présent blog dans un article du 17 janvier dernier...
Mais tout cela est maintenant fini (ou presque, en ce qui concerne Roland-Garros), et nous revoila confrontés à cette
laborieuse campagne pour les élections européennes, commencée bien tardivement et qui n'a, hélas, pas tardé à se présenter comme étant plus médiocre encore que ce que l'on pouvait craindre...
Voici qu'elle était la situation la semaine dernière, selon l'AFP, à sept jours du prochain scrutin :
Européennes : à J-7, le PS peine à convaincre, l'UMP parle sécurité
A une semaine des élections européennes, les partis redoutent une abstention massive le 7 juin, l'UMP renouant dans la
dernière ligne droite avec le thème de l'insécurité alors que le PS peine à convaincre, concurrencé à la fois par le Front de gauche, Europe Ecologie et le MoDem.
Un événement viendra occulter la fin de campagne : la venue le 6 juin du président américain Barack Obama en Normandie,
pour le 65e anniversaire du débarquement, célébration que certains accusent Nicolas Sarkozy de vouloir instrumentaliser à la veille du scrutin.
Les électeurs doivent désigner leurs 72 représentants à Strasbourg, répartis dans huit grandes circonscriptions (13 en
Ile-de-France et dans le Sud-est, 10 ans le Nord-ouest et le Sud-ouest, 9 dans l'Ouest et l'Est, 5 dans le Massif Central-Centre et 3 en outremer).
Le scrutin est à un tour et les sièges sont répartis à la proportionnelle entre les listes qui obtiennent au minimum 5%
des suffrages. Au total, 160 listes sont en compétition, avec un maximum de 27 en Ile-de-France. En 2004, on en comptait 168.
L'offre est diverse : outre les grands partis, on note la présence d'un mouvement de défense de l'espéranto, d'une
"union des gens", ou encore de listes régionalistes ou thématiques.
Les instituts de sondages s'attendent à une abstention record. Ipsos et Ifop avancent un taux entre 60% et 65%. Lors
des précédentes européennes, en 2004, son taux avait atteint 57,2%.
Ce risque de démobilisation inquiète les partis. Au PS, Martine Aubry a appelé à un "vote efficace". A Rezé
(Loire-Atlantique), Ségolène Royal s'est adressée aux "travailleurs frappés de plein fouet" par la crise: "l'Europe sociale a besoin de vous".
L'UMP aussi a intensifié sa campagne. "Il faut décupler l'énergie pour mobiliser", a reconnu le secrétaire général
Xavier Bertrand.
Les enquêtes d'opinion traduisent plusieurs constantes, dont le manque d'intérêt de 56% (TNS Sofres) ou 57%
(Opinionway) des Français pour ce scrutin.
L'UMP et son allié Nouveau centre occupent la première place avec 26% d'intentions de vote dans les plus récentes
enquêtes, mais le parti présidentiel se tasse légèrement, comme le PS, qui se situe autour de 20% (avec un sondage à 19%).
En revanche, la tendance est plutôt à la hausse pour le MoDem (13-14%), dont le président François Bayrou poursuit sa
campagne anti-Sarkozy. Europe Ecologie tourne autour de 10-11%.
Le NPA et le Front de gauche sont au coude à coude, à 6-7%, Libertas et le Front national aussi, à
5-6%.
Au fil de la campagne, les thèmes ont évolué chez les deux principales formations. Après avoir vanté le bilan de la
récente présidence de l'UE de Nicolas Sarkozy, l'UMP a recentré son discours sur la sécurité, avec en point d'orgue l'intervention du chef de l'Etat jeudi [28 mai à l'Elysée], qui a aussitôt
été taxé d'électoralisme [, Sarkozy ayant annoncé un tour de vis sécuritaire dans les cités et les écoles à la suite à de deux faits divers récents (des policiers de La Courneuve attaqués au
fusil d'assaut et une enseignante poignardée par un élève de 5e dans un collège de la banlieue
toulousaine)].
Les socialistes, quant à eux, avaient inauguré leur campagne en disant "non à Sarkozy et non à Barroso". Ils ont depuis
développé d'autres thèmes comme le plan de relance, la "sanctuarisation" des services publics, le bouclier social.
Mais dans la dernière ligne droite, c'est Barack Obama qui fera la une. Et si personne ne conteste l'événement, la
commémoration du 6 juin 1944, plusieurs responsables soupçonnent des "arrière-pensées" électorales.
Pierre Moscovici (PS) a estimé que Nicolas Sarkozy y "recherche un gain électoral pour les européennes et un gain
d'image pour lui-même". Quant au leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit, il a souhaité que "toutes les têtes de listes, tous les responsables de partis soient invités", arguant que le
débarquement, ce n'est pas "franco-français, c'est le début de la naissance de l'Europe".
(Dépêche de l'Agence France Presse, 31 mai 2009, 09h18)
A sept jours du scrutin, la campagne des élections européennes était déjà depuis longtemps enlisée dans la gadoue de la
démagogie, mais le pire restait à venir... Le "débat" européen avait beau être déjà bien englué dans la médiocrité, il devenait urgent d'en rajouter, comme en témoignent les nouvelles qui suivent :
Violente passe d'armes entre Bayrou et Cohn-Bendit
L'atmosphère était électrique lors de l'enregistrement de l'émission "A vous de juger", ce jeudi [4 juin] dans les
studios de France 2. Autour de la table, huit ténors politiques débattent à trois jours du scrutin européen, sur fond de sondages de plus en plus serrés. Une dernière enquête TNS Sofres-Logica
réalisée notamment pour Le Monde, crédite les listes Europe-Ecologie de 13,5 % des voix, qui raviraient ainsi la troisième place au MoDem. Un sondage Ipsos donne en revanche une égalité
parfaite entre les deux formations à 11 %.
Ces études auraient-elles échauffé les esprits ? François Bayrou critique "l'idée selon laquelle il fallait épargner
Nicolas Sarkozy dans cette campagne", défendue selon lui "par Daniel Cohn-Bendit", qu'il accuse d'avoir avec l'Elysée "des relations amicales, sympathiques, formidables". Et le fondateur du
MoDem d'affirmer que l'eurodéputé Vert, candidat d'Europe-Ecologie en Ile-de-France, téléphone "souvent" au président de la République et a déjeuné "trois fois à l'Elysée".
Il n'en faut pas plus pour que Daniel Cohn-Bendit sorte de ses gonds : "Il y a l'omni-président et il y a
l'omni-opposant. Reviens sur terre, François !", lance-t-il, avant d’attaquer frontalement sur sa supposée "connivence" :"Je trouve ça ignoble de ta part, parce que tu sais exactement ce qui se
passe quand on est président de groupe (…) Et ce genre de jeu, devant les citoyens, eh bien mon pote, je te dis, jamais tu seras président de la République, parce que t'es trop minable
!"
Devant Martine Aubry, Xavier Bertrand ou Olivier Besancenot, médusés, François Bayrou rétorque : "C'est ignoble d'avoir
poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter". Une allusion à la polémique suscitée en 2001 par un livre de M. Cohn-Bendit sur la sexualité des enfants, datant
de 1975. On l'avait alors accusé de défendre des thèses "pédophiles", ce que ce dernier a toujours démenti. Cohn-Bendit préfère ne pas répondre et confie, à la sortie du plateau, qu'il était
"sûr ce matin en venant que [François Bayrou] avait peté les plombs et qu'il était prêt à tout", après la publication du sondage, rapporte Le Parisien. Quant au président du MoDem, il déclare
que Cohn-Bendit "l'a cherché". L'émission doit être diffusée jeudi à 20 h 35 sur France 2. A cette heure-là, François Bayrou sera à Strasbourg pour son dernier meeting de la
campagne.
(Article du blog de la rédaction du journal Le
Monde, "LeMonde.fr" consacré aux élections européennes [http://europeennes.blog.lemonde.fr/], 4 juin 2009, 18h44)
Débat télévisé au vitriol entre huit ténors, à trois jours des européennes
"Menteur" "ignoble", "minable": les insultes ont fusé lors du grand débat télévisé de fin de campagne européenne, qui,
réunissant huit ténors politiques jeudi sur France 2, a viré à l'affrontement au vitriol.
Xavier Bertrand, s'est dit "écoeuré" jeudi soir par les propos de François Bayrou à Daniel Cohn-Bendit lors du débat,
jugeant qu'il avait "dépassé les bornes", alors qu'Hervé Morin a évoqué à propos du président du MoDem un "homme qui a perdu tous ses repères".
Daniel Cohn-Bendit, qui conduit la liste Europe Ecologie aux européennes en Ile-de-France, a accusé jeudi [4 juin]
François Bayrou, président du MoDem d'avoir "pété les plombs", lors de l'émission.
"Il va mal dans sa tête et je crois que c'est mauvais pour lui", a conclu Daniel Cohn-Bendit, accusant François Bayrou
d'avoir "sacrifié son MoDem à son ego parce qu'il ne pense qu'à devenir président de la République".
A trois jours du scrutin, Arlette Chabot avait invité sur le plateau d'"A vous de juger", enregistrée dans
l'après-midi, Xavier Bertrand (UMP), Martine Aubry (PS), François Bayrou (MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Olivier Besancenot (NPA), Philippe
de Villiers (MPF), Marine Le Pen (FN).
L'un des premiers duels - François Bayrou contre Daniel Cohn-Bendit, leurs formations étant au coude à coude dans les
sondages - s'est mué en pugilat verbal.
Quand le président du MoDem a accusé le candidat Vert d'avoir avec Nicolas Sarkozy "des relations amicales,
sympathiques, formidables", M. Cohn-Bendit est sorti de ses gonds: "je trouve ça ignoble de ta part (...) Ce genre de jeu, devant les citoyens, eh bien mon pote, je te dis, jamais tu seras
président de la République, parce que t'es trop minable".
"Je trouve ignoble, moi, d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter", a
rétorqué M. Bayrou. Allusion à une polémique suscitée en 2001 par des écrits de l'ex-leader de mai 1968 sur la sexualité des enfants, datant de 1975.
Les deux heures et plus d'émission se sont déroulées dans une ambiance électrique, la plupart des débats - salaire
minimum européen, taxe carbone, délocalisations ou Turquie - tournant à la cacophonie.
"On vous entend. Pas la peine de crier, vous êtes à la télévision", a lancé Mme Chabot au président du MPF, qui
s'enflammait, traitant de "menteur" Xavier Bertrand à propos de la Turquie.
La journaliste s'échinait à maintenir un semblant d'ordre. "Allez au diable", lui a lancé Jean-Luc Mélenchon, auquel
elle donnait la parole alors qu'il s'était plaint de ne pouvoir s'exprimer assez.
Alors que Marine Le Pen accusait Olivier Besancenot d'avoir un ton péjoratif quand il parlait des Français, celui-ci a
rétorqué: 'quand je vous entends, j'ai envie de partir en manif!".
Face à Xavier Bertrand défendant les engagements européens de Nicolas Sarkozy, Martine Aubry s'est exclamée: "le double
discours a des limites", "vous ne dites pas la vérité !".
Dans l'exaltation générale, Martine Aubry, Olivier Besancenot et Xavier Bertrand étaient les plus
calmes.
Lors d'un débat sur le vin rosé, le leader du NPA a même suggéré de "faire boire à tout le monde un petit verre, pour
détendre l'atmosphère.
Alors que Marine Le Pen insinuait qu'un sondage TNS Sofres Logica pour France Télévisions, Radio France et le Monde
avait également été commandé par "Nicolas Sarkozy", Arlette Chabot a aussi élevé la voix: "Absolument inacceptable! Insinuer que le sondage a été payé par Nicolas Sarkozy est absolument
scandaleux".
A la fin de l'émission, évoquant "l'histoire européenne de réconciliation", Daniel Cohn-Bendit a rappelé que ses
grands-parents étaient "morts en camp de concentration". "Et moi, ils sont morts sur une ligne allemande. On va pas faire un concours de morts !", a coupé Marine Le Pen.
Philippe de Villiers s'est emporté: "je ne laisserai pas quelqu'un qui a fait mai 68 ..."
Le reste de sa phrase s'est perdu dans un brouhaha, alors qu'il reprochait à on ne sait trop qui d'avoir "des millions
de morts sur la conscience".
L'idée "était de donner aux électeurs envie de voter", a relevé Arlette Chabot. "Je ne suis pas sûre qu'on y
arrive".
(Dépêche de l'Agence France Presse, 4 juin 2009, 20h58)
Assurément, on ne pourra pas dire que le dialogue n'aura pas eu lieu entre les différents acteurs de cette farce
tragi-comique, car comme je le dis souvent : s'insulter, c'est déjà se parler ! ;-p Mais au-delà de la boutade, ces informations du Monde et de l'AFP résume tout. Une campagne
minable, des politiciens minables (tous, même ceux qui se disent marginalisés par rapport aux grandes formations), des journalistes minables... pour des élections minables ! On notera que ce
pseudo-débat télévisé d'hier a le mérite d'avoir montré clairement le vrai visage de Bayrou, qui est un pauvre type et qui, décidément, ne vaut pas mieux que Sarkozy... Ledit Bayrou prétend
pourtant, sans convaincre, être le "meilleur opposant" audit Sarkozy : quelle blague ! C'est trop facile de critiquer Cohn-Bendit sur le terrain de l'antisarkozysme alors que l'on sait que Bayrou
s'est fort bien accomodé en son temps, en tant que ministre de l'Education Nationale, d'un collègue comme Sarkozy, alors ministre du Budget, au sein du gouvernement Balladur (1993-1995). Et comme
l'argument antisarkozyste primaire ne fait pas vraiment mouche, Bayrou, à court d'idées, va jusqu'à proférer aussitôt bassement envers Cohn-Bendit des accusations implicites de complaisance
envers la pédophilie, ressortant (sans doute de façon calculée) cette vieille affaire de livre soixante-huitard datant d'il y a plus de trente ans... Il y a eu "des dérives de la gauche, de
l'extrême droite et de moi dans les années 70", a reconnu Cohn-Bendit, sur la radio France Inter, au lendemain du "débat" télévisé, ajoutant qu'il y a dans ce livre une "page de
provocation que j'ai dénoncée moi-même quand tout est sorti en 2001". De façon générale, Cohn-Bendit, qui s'est expliqué, a sans doute bien des défauts et a commis sans doute bien des
erreurs en tant que personnalité politique, mais cela étant dit, la pédophilie étant, du reste, un sujet extrêmement grave, était-il nécessaire de remuer ainsi à nouveau, de façon totalement
intempestive et même malsaine, cette vieille histoire de livre qui n'a rien à voir avec la question européenne ? Bayrou reproche sans doute à Cohn-Bendit d'avoir affirmé en réunion publique de
campagne que le président du MoDem, qui "ne pense qu'à la présidentielle", a "été touché par la Vierge". Mais n'est-il pas évident que Bayrou dissimule à peine le fait qu'il est
persuadé que Dieu lui a dit qu'il serait un jour président de la République ? En plus d'être un escroc démagogue, Bayrou est un illuminé narcissique, qui a du reste le culot de se donner une
image de représentant de la vertu, de la dignité, de l'intégrité, alors qu'il n'est en fait qu'un politicien comme les autres, prêt à toutes les bassesses, obsédé par son ambition personnelle et
avant tout soucieux de sa carrière maquillée en "destin" guidé par la main de Dieu... Une telle attitude, une telle prétention, sont insupportables. Insupportables ! Souhaitons donc que Sarkozy
et Bayrou n'aient jamais à s'affronter au deuxième tour d'une élection présidentielle : ce serait un cauchemar, pire qu'un duel entre Chirac et Le Pen !
Quant au constat général, on pourrait le résumer par une impression que ces élections européennes auront eu, vis-à-vis de
la vie politique de ce pays et de ses acteurs, un parfum d'autodestruction... Durant cette campagne, les politiciens auront décidément bien montrés ce qu'ils représentent : la démagogie la plus
crasse, l'ambition narcissique la plus ridicule, le carriérisme le plus dégoûtant. Où est la question de l'Europe dans tout cela ? Nulle part. Et pour cause : l'Europe, la plupart des gens s'en
soucient comme de leur première couche Pampers. Décidément, la politique, ça pue... mais il faut bien faire avec, et résister à la tentation de se laver les mains de tout cela ! Car comme disait
Paul Valéry, "la politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde"... J'irai donc voter dimanche prochain, et glisserait dans l'urne un bulletin de la liste du
PS, assurément sans grande conviction mais avec le souci d'être honnête et cohérent et en ayant ma conscience pour moi. La plupart de mes amis, s'ils vont voter, se prononceront certainement en
faveur d'autres listes de gauche, celles d'Europe Ecologie, du NPA, voire de Lutte Ouvrière (LO). En ce qui concerne mon collègue blogueur marxiste Jean-Louis Roche, bien entendu il s'abstiendra,
comme cela était évidemment prévisible, et comme il l'a exprimé, du reste, sur son blog le mois dernier :
"ABSTENTION SANS HESITER !
Vous continuez à vous foutre de notre gueule journalistes et politiciens ! Le référendum sur la Constitution européenne avait été rejeté massivement contre l'avis « autorisé » des « experts »
dominants et des « représentants du peuple » qui avaient milité, à l'instar du pitre Cohn-Bendit avec hargne et mépris contre tous ceux qui s'y opposaient. Gouvernement et opposants, de gauche
ou de droite, se sont empressés sur-le-champ de bafouer cette volonté populaire en imposant par d'autres voies le traité rejeté. Voilà le leurre de la démocratie bourgeoise à l'oeuvre comme
n'importe quelle oligarchie, fasciste ou stalinienne. Voilà le pouvoir dont dispose le prolétariat : servir de claque méprisable ! Voilà le pouvoir dont dispose peuple et prolétariat dans
l'Europe capitaliste. Laissez-moi rigoler pour la concurrence entre UMP et PS et la victoire annoncée de l'UMPF ; la victoire de l'UMP c'est trois vaches bourgeoises dans un champ de cent
moutons. Mais de ces deux partis de la haute bourgeoisie on se fiche royalement nous les prolétaires. Les plus sinistres sont les particules d'extrême-gauche avec le farceur Besancenot et
Nathalie Laguiller [soit Nathalie Arthaud, nouvelle porte-parole de LO et sosie d'Arlette Laguiller en plus jeune] : ils viennent cautionner le règne de l'esbroufe électorale, du mensonge
dominant sur la fausse consultation du peuple ; ils sont bien les rabatteurs de l'ordre bourgeois avec des revendications parfaitement ridicules. Les Verts, n'en parlons pas ; dans la crise
systémique ils ne peuvent plus demander aux prolétaires d'acheter des 4X4 vertes ou de rouler à bicyclette 40 bornes à la fin de la journée de boulot, alors ils se la jouent anti-répression :
Mamère et Voynet se sont pétés d'un article de soutien (sept mois après) à Coupat [principal accusé "révolutionnaire" dans une enquête sur des sabotages de lignes TGV survenus à l'automne
dernier] sur le site gaucho Rue 89. Tout pour intéresser à leur liste électorale. Mais rien n'y fera, bourgeois vous allez encaisser notre belle, magnifique et indubitable abstention !"
(Jean-Louis Roche, Blog "LE
PROLETARIAT UNIVERSEL" [http://proletariatuniversel.blogspot.com/],
mai 2009 [apostille])
Que chacun fasse ce qu'il croit être juste... En tout cas, en ce qui concerne ces élections européennes, je ne peux
qu'avoir hâte que tout cela se termine, car le ras le bol est bel et bien là...
En attendant le dénouement, on tue donc le temps, et on espère bien avoir droit à des jours meilleurs. Il est vrai que le
printemps est maintenant bien avancé, et qu'après un hiver plutôt rigoureux, les beaux jours sont revenus, depuis quelque temps... De fait, c'est bientôt l'été, bientôt les grandes vacances,
bientôt l'époque où tout le monde, ou presque, voudra aller s'entasser sur les plages, en étant déshabillé et heureux de l'être... Se déshabiller est d'ailleurs décidément très tendance cette
année, d'autant plus que cela se révèle être toujours particulièrement vendeur, notamment auprès d'un public branchouillard qui, en ces temps de crise, préfère forcément passer son temps à
regarder sur Internet des vidéos "hypes" à prétention vaguement artistique ou humoristique - et dont le seul intérêt est visiblement de mettre en scène de belles femmes plus ou moins nues, sur un
ton faussement "provocateur" -, plutôt que de s'intéresser aux élections européennes... Allez savoir pourquoi... ;op
De fait, en pleine crise économique et sociale, et en pleine traversée des égouts de la politique, il ne faudrait pas
croire que nous avons perdu forcément tous nos repères : les femmes nues et le sexe restent assurément des valeurs sûres de notre société ! C'est toujours ça de préservé ! On ne saurait donc trop
recommander à Roselyne Bachelot d'organiser sans tarder ce fameux "Grenelle du cul" qu'elle a proposé, et dont j'ai déjà eu l'occasion de parler dans un précédent article... Vite, il y a urgence : perdus comme ils sont, les Français ont, plus que jamais, besoin
de se raccrocher à de vraies valeurs ! ;op
Cordialement, :-)
Hyarion.
P.-S.: La onzième République des Blogs de Toulouse devait se tenir le 12 juin prochain, pour évoquer les résultats des
élections européennes. Sauf erreur de ma part, elle est finalement reportée en septembre, et sera donc sans doute alors consacrée à un autre sujet. Pour ma part, si j'en ai le temps, j'essaierai
de consacrer prochainement un article sur le bilan du scrutin du 7 juin...
(Illustrations : L'entretien des égouts de Paris le 8 décembre 2008, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP ; Les
actrices Sophie Marceau [à droite] et Monica Bellucci à Cannes, lors du 62ème Festival international du film, le 16 mai 2009, photogaphie de l'agence de presse Reuters, ©Reuters ; Les actrices
Monica Bellucci [à gauche] et Sophie Marceau à Cannes le 16 mai 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Christian Hartmann ; Carte de France des 8 circonscriptions des élections
européennes avec répartition des 72 sièges français, ©AFP ; Martine Aubry et Ségolène Royal, lors d'un meeting pour les élections européennes, à Rezé près de Nantes, le 27 mai 2009,
photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Bernard Loubinoux ; Xavier Bertrand [à gauche], l'ancien maire de Toulouse Dominique Baudis [au centre] et Michel Barnier avant un meeting
pour les élections européennes à Toulouse, le 26 mai 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Eric Cabanis ; Nicolas Sarkozy lors de son discours sur l'insécurité le 28 mai
2009 à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric Feferberg ; Daniel Cohn-Bendit lors de l'émission télévisée "A vous de juger" le 4 juin 2009 sur France 2, ©AFP ; Daniel
Cohn-Bendit, François Bayrou, Martine Aubry, Xavier Bertrand et Arlette Chabot sur le plateau d'"A vous de juger" sur France 2 le 4 juin 2009, photographie de l'Agence France Presse,
©Christophe Russeil/AFP ; Cohn-Bendit et Bayrou lors de l'émission "A vous de juger" le 4 juin 2009 sur France 2, ©AFP ; La facade du Parlement Européen le 27 mai 2009 à Strasbourg,
photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Frederick Florin ; Deux captures vidéo [mises à l'endroit] d'un clip [faussement provocateur] pour la chanson [sans intérêt] "Baby Baby
Baby" du duo "électro" parisien Make The Girl Dance, tourné un jeudi [le 7 mai 2009] entre 14h07 et 14h11, dans la rue Montorgueil à Paris, et diffusée sur Internet le 12 mai 2009,
©Dailymotion)
Commentaires