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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)


(Jacques Chirac, par Kiro)

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Mardi 24 mars 2009
Chaque année, à la même époque, vers février-mars, c'est décidément presque toujours la même chose : je connais un passage à vide. Après plus d'un mois de silence, on me demande ce que je deviens...
Ces dernières semaines, j'ai été malade, et assez dépressif... C'est ainsi, et je peux bien le dire ici, même si je n'ai pas l'intention de me plaindre de mon sort outre mesure, car cela n'est pas mon genre, surtout par écrit, et que, de toute façon, même si je suis encore malade à l'heure où j'écris, je vais un petit peu mieux à présent... Le fait est, en tout cas, que je traverse une période de ma vie assez peu enthousiasmante... Le chômage, l'ennui, l'absence de perspective, la fameuse crise servie tous les jours sur un plateau par les médias de masse, etc. Il n'y a pas beaucoup de place pour l'espoir dans mon esprit, ces temps-ci... Bien entendu, nous avons la chance de vivre dans un pays riche avec des minima sociaux, et bien évidemment, je ne suis "pas tout seul" puisque "tout le monde a des problèmes", mais ce n'est pas en me disant cela que ma situation me paraitra forcément plus supportable... Néanmoins, quel que soit la laideur du contexte actuel, il faut bien faire avec... et essayer de s'occuper en attendant des jours meilleurs... Cela n'est pas facile, mais cela vaut sans doute mieux que de se laisser aller et de se ramollir chaque jour un peu plus, ce qui est aujourd'hui, pour moi comme pour d'autres, une tentation permanente, et très sérieuse : lorsque la résignation et le désespoir prennent peu à peu le dessus, on prend fatalement de mauvaises habitudes, et on finit par devenir tout mou, avec une vie qui ne ressemble plus à rien, ou presque...


Ceci dit, à présent, pour essayer d'aller de l'avant malgré tout, une question se pose, peut-être : Quid novi ? (Quoi de nouveau ?)
Quoi de neuf, docteur ? Pas grand-chose, assurément... Nous continuons tous notre route vers la mort, la vie étant une maladie sexuellement transmissible et à coup sûr mortelle... Ainsi s'écoulent les heures de nos misérables existences : vulnerant omnes, ultima necat (Toutes blessent, la dernière tue.)... Dès lors, que faire du temps qui nous est imparti, en attendant la fin ? Telle est sans doute la seule vraie question...
En dépit d'un contexte général fort morose, lequel n'incite guère à être très actif, la neuvième République des Blogs de Toulouse, qui a eu lieu vendredi dernier, 20 mars 2009, est sans doute une occasion de réveiller quelque peu le présent blog. Il aurait été probablement préférable que je rende compte au plus tôt de ce neuvième rendez-vous des blogueurs politiques toulousains, dans un article qu'il aurait fallu que je publie dès le lendemain ou le surlendemain dudit rendez-vous... mais j'ai eu besoin de laisser passer quelques jours avant de parvenir à mener à bien la rédaction d'un article à peu près acceptable, à présent enfin proposé ici...


La neuvième République des Blogs de Toulouse (RdB) a donc eu lieu le 20 mars dernier, entre 18h30 et 22h30 environ, au Fairfield Café, nouvelle enseigne du Ferdillon, bar lounge musical de la place du Fer-à-Cheval qui a réouvert depuis environ un mois, après une période de travaux... dont nous avons pu constater qu'elle n'était pas forcément terminée, compte tenu des coups de marteau entendus sur place ce soir-là, notamment vers 21h00... ;-)
Cette fois-ci, nous étions quatre : outre votre serviteur, il y avait, bien entendu, la blogueuse "M.", toujours co-organisatrice de la RdB, qui s'occupe toujours du blog intitulé "Le Rocrocodile kinépeuthe", la blogueuse Christie, qui s'occupe toujours du blog "Alluvions", ainsi que Dante, un des lecteurs réguliers du présent blog, qui nous a rejoint à 20h00.
Philippe David, co-organisateur de la RdB et auteur du blog "Vu de droite", a été, ce vendredi-là, retenu à Saint-Etienne pour des raisons professionnelles et n'a donc pas pu être présent. Nous avons néanmoins réussi à le joindre par téléphone, vers 19h00-19h30. Il nous a répondu alors qu'il se trouvait sur le chemin du retour, quelque-part entre Saint-Etienne et Montauban, et plus précisément aux confins de l'Auvergne et du Limousin. Philippe m'annonçant qu'il vient d'entrer en Limousin, non loin de la Corrèze chère à Jacques Chirac, nous plaisantons en nous disant qu'il serait possible que Philippe aille faire un petit détour du côté du château de Bity, propriété corrézienne de Jacques et Bernadette Chirac, ne serait-ce que pour saluer le fait que Nicolas Sarkozy, le 18 mars dernier, à Paris, a décoré de la Légion d'honneur ladite Bernadette Chirac, ce qui est "une honte", comme le dit Philippe. Pauvre France : elle est bien mal lotie en ce moment... et avec des élites pareilles, elle n'est pas sortie de l'auberge...


Je demande à Philippe de répondre à la grande question d'actualité "Jusqu'où ira la connerie politique en 2009 ?". Il me dit : "Je te réponds en anglais : NO LIMIT". Et il est vrai qu'avec Olivier Besancenot, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon, Christine Boutin, les "antifascistes radicaux", Jacques Séguéla, et tous les autres, on voit mal jusqu'où exactement pourrait bien aller la connerie politique en 2009, tant le développement de la ladite connerie politique semble, effectivement, ne pas avoir de limites : toujours plus loin, toujours plus profond... sur le chemin de la connerie politique, les champions ne manquent pas et leurs performances sont toujours en progression...
Nous devisons encore un moment, puis, Philippe devant terminer son voyage de retour, nous finissons par interrompre la conversation téléphonique, en espérant qu'il pourra être à nouveau des notres lors de la prochaine République des Blogs de Toulouse, et nous poursuivons donc notre rendez-vous présent, en évoquant divers sujets d'actualité.
Au moment de déguster nos boissons, nous trinquons notamment à la seule bonne nouvelle survenue depuis le début de l'"Annus Horribilis" 2009 : l'ouverture du procès des électeurs fantômes du couple Tiberi dans le Ve arrondissement de Paris. L'heureux évènement a fait l'objet d'un article intéressant dans Le Canard Enchaîné au début du mois dernier. Je le reproduis ici :


"Les électeurs fantômes des Tiberi hantent enfin le tribunal


Douze ans après les révélations du « Canard », le procès des faux électeurs du couple Tiberi a commencé, le 2 février, devant le tribunal correctionnel de Paris. La justice fait des progrès : une autre affaire d'électeurs fantômes (celle du IIIe arrondissement de Paris) a été jugée en 2006, dix-sept ans après l'ouverture de l'information judiciaire...
    En 1997, il n'avait fallu que trois mois d'enquête au « Canard » pour mettre au jour les pratiques frauduleuses du Ve arrondissement, fief de Jean Tiberi et de son épouse, l'inénarrable Xavière. Une simple copie des listes électorales (document public), une longue tournée des boîtes aux lettres et des centaines de coups de téléphone de contrôle avaient permis de découvrir un flot de votes illégaux, estimé entre 3 000 et 4 000.
    Sur 41 437 électeurs inscrits, « Le Canard » a alors vérifié, un par un, 7 927 noms. Résultat : une pêche miraculeuse. Alors que le taux de personnes ne résidant pas à l'adresse indiquée ne dépassait guère la barre des 10 % dans les bâtiments « ordinaires », il grimpait à 40 %, voire à plus de 60 % dans les immeubles municipaux ou appartenant à des proches des Tiberi.

Les cousins de Xavière

    Cet afflux de bons citoyens a assuré, durant des années, la réélection triomphale de Tiberi dès le premier tour aux municipales et aux législatives. Mais aussi celle d'un certain Jacques Chirac, élu du Ve arrondissement de 1977 à 1995.
    Le record : 92 % d'absents dans une bâtisse de la rue Claude-Bernard. La plupart de ces faux locataires avaient été recrutés parmi les éboueurs municipaux contre la promesse d'obtenir un (vrai) logement ou une promotion. Mieux : le proprio qui avait signé les attestations de domicile avait été désigné par le maire Tiberi pour siéger à... la commission de révision des listes électorales de l'arrondissement.
    D'autres membres du clan entassaient les électeurs fantômes dans leur propre appartement. Anne-Marie Affret, alors première adjointe au maire du Ve et qui figure aujourd'hui parmi les 9 prévenus, « hébergeait » ainsi 15 personnes dans son HLM de la rue Saint-Médard. Des cousins de Xavière étaient domiciliés, tout aussi fictivement, dans un immeuble social de la rue Galande. L'équipe Tiberi avait même réquisitionné la loge de la concierge de la mairie d'arrondissement et mobilisé des lycées et la caserne locale de la garde républicaine pour accueillir des bataillons d'électeurs fictifs...
    « Le Canard » a retrouvé en 1997 (grâce à un simple Minitel) la véritable adresse d'une partie des tricheurs. La plupart étaient logés dans des HLM municipaux d'autres arrondissements de Paris, et même en banlieue.

Tout fier de frauder

    Certains assumaient carrément la fraude, comme ce brave militant qui fanfaronnait : « Je n'ai jamais habité dans le Ve, j'y vote, c'est comme ça et ça continuera ! »
    D'autres racontaient comment le clan Tiberi les avait inscrits d'office sur les listes du Ve, alors même qu'ils n'avaient jamais résidé dans cet arrondissement. Une dame habitant dans le XIIe s'extasiait de la gentillesse de ses bienfaiteurs qui envoyaient, à chaque scrutin, une voiture pour l'emmener voter dans le Ve...
    De leur côté, les juges qui ont instruit les plaintes déposées par les socialistes et les Verts n'ont guère chômé. Mais ils n'ont disposé, pour les épauler, que d'une minuscule équipe de gendarmes qui ont été priés par leur hiérarchie d'arrêter leurs investigations durant les campagnes électorales de 2001, 2002, 2004... Au nom de la « tradition républicaine ».
    Résultat : après avoir détecté 6 000 électeurs suspects, ils n'ont pu en interroger qu'un échantillon d'environ 200 personnes. Les magistrats instructeurs ont dû aussi batailler contre le parquet de Paris, qui, dernière manoeuvre, a retardé durant deux ans la clôture du dossier.
    Heureusement, les fantômes, ça ne meurt jamais.

Hervé Liffran"

(Le Canard Enchaîné N°4606, 4 février 2009)

Un mois après l'ouverture du procès, le 2 mars 2009, considérant que le député-maire UMP Jean Tiberi était bien "l'instigateur" de la fraude électorale commise à la mairie du Ve arrondissement de Paris, le procureur a requis à son encontre une peine de cinq ans d'inéligibilité, à la hauteur de "la gifle" infligée aux électeurs. Plus précisément, ledit procureur a requis, d'une part, un an de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité à l'encontre de Jean Tiberi et, d'autre part, dix mois avec sursis, 5.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité pour son épouse Xavière. Une peine quasi-identique a été demandée contre la première adjointe Anne-Marie Affret, avec une amende toutefois réduite à 3.000 euros, ladite Anne-Marie Affret ayant fait des aveux et ayant laissé entendre, sans jamais accuser directement les Tiberi, que les instructions venaient d'eux. Au début du procès, la condamnation de Jean Tiberi, qui fut le successeur de Jacques Chirac à la Mairie de Paris de 1995 à 2001, et qui est toujours aujourd'hui le député-maire du Ve arrondissement, semblait bien improbable, mais finalement, tout espoir ne semble pas perdu, et on ne peut que s'en réjouir, même si le chemin judiciaire est encore long avant que les Tiberi soient définitivement condamnés comme ils le méritent...


Après les Tiberi, nous évoquons Jacques Séguéla, l'inénarrable publicitaire de 75 ans, ancien conseiller en communication des candidats à l'Elysée François Mitterrand et Lionel Jospin, converti au sarkozysme entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007, et qui désormais aussi connu pour avoir organisé chez lui, à l'automne 2007, le dîner au cours duquel Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, fraîchement divorcé de sa deuxième épouse, rencontra la chanteuse et ancienne mannequin Carla Bruni. Le 13 février dernier, lors d'un entretien sur le plateau de l'émission télévisée "Les 4 vérités" - dont l'alias Dante considère qu'elle devrait parfois plutôt s'appeler "Les 4 mensonges" -, au journaliste qui évoquait le côté ostentatoire, dit "bling bling", de Sarkozy qui lui a été reproché au début de son mandat présidentiel, et notamment son goût affiché pour les montres de luxe, et qui demandait à Jacques Séguéla s'il s'agissait là d'une erreur de communication présidentielle, ledit Séguéla a déclaré :


"C'est une erreur journalistique. Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex ? Une Rolex... Enfin... tout le monde a une Rolex. Si à cinquante ans, on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !"

(Jacques Séguéla, lors d'un entretien sur le plateau de "Télématin", émission "Les 4 vérités", France 2, 13 février 2009)

D'après sa nouvelle épouse Carla Bruni-Sarkozy, il parait que Nicolas Sarkozy s'est récemment mis à lire les Pensées de l'empereur romain stoïcien Marc Aurèle (121-180 après J.-C.), oeuvre majeure de la philosophie antique que j'ai eu l'occasion de citer ici dans un de mes précédents articles, en octobre 2007. Bouleversante révélation. Et voila donc où était le problème : à 50 ans, en 2005, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa avait probablement bien une montre de marque Rolex, comme l'exigeait son âge (selon Séguéla), mais, par contre, il n'avait pas encore lu les Pensées de Marc Aurèle... Et c'était vraisemblablement toujours le cas lors de son élection à la plus haute charge de l'Etat en 2007... D'où les malheurs de la France aujourd'hui, sans doute. Sarkozy serait-il cependant sur le point d'être touché par la grâce ? Ce serait bien étonnant... Il n'est certes jamais trop tard pour découvrir les grandes oeuvres de la philosophie, mais je doute fort, malheureusement, que le fait que Sarkozy ait subitement découvert l'existence des Pensées de Marc Aurèle change quoi que ce soit à la médiocrité qui caractérise depuis toujours ce politicien égocentrique, opportuniste et superficiel qu'est ledit Sarkozy... Saluons tout de même les efforts de Carla Bruni-Sarkozy pour essayer de mettre un peu de culture dans la tête de son mari, en le faisant notamment lire, même superficiellement, quelques livres... L'actuelle Première Dame de France sert au moins à cela, en plus du fait qu'elle accompagne son mari lors de certains de ces voyages à l'étranger...


Il est 20H00 : l'alias Dante vient nous rejoindre... Ce soir, il est un peu notre "grand témoin", comme Max Gallo dans l'émission télévisée "Droit d'inventaire" présentée par Marie Drucker sur France 3 (ne le prends pas mal, cher Dante : je plaisante ! ;o) ). Nous parlons, d'abord, de l'ouverture du procès de la catastrophe d'AZF à Toulouse, catastrophe, qui, rappelons-le avait fait une trentaine de morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001. Le procès en correctionnelle de l'explosion de l'usine AZote Fertilisant (AZF), appartenant à la SA Grande Paroisse, filiale du groupe Total, s'est en effet ouvert le 23 février dernier à Toulouse, pour tenter de déterminer les responsabilités dans cette explosion et, si cela est possible, de faire la lumière sur la plus grande catastrophe industrielle survenue en France depuis la Deuxième Guerre mondiale.


Dante a fait partie des victimes de cette catastrophe, son domicile se trouvant non loin du lieu de l'explosion. Il évoque son expérience personnelle lors de l'évènement, le traumatisme engendré par le choc de l'explosion, une couverture médiatique dudit évènement pas toujours faite sérieusement (c'est le moins que l'on puisse dire) par certains journalistes ou assimilés, et même le fait que l'alias Dante, blessé à la tête à la suite de l'explosion, a été recousu par un médecin gynécologue, alors mobilisé pour soigner les blessés légers... Concernant le procès lui-même, qui a finalement lieu alors que l'on a longtemps cru qu'il ne s'ouvrirait jamais, il n'y a pas forcément grand-chose à en dire. Les experts, après l'instruction close en 2006, ont retenu la piste d'un accident chimique, rejetant notamment les hypothèses d'un attentat. Le groupe Total, qui a déjà versé 2 milliards d'euros d'indemnisations, conteste de son côté les conclusions de l'instruction, estimant que toutes les pistes, dont l'hypothèse terroriste, n'ont pas été suffisamment exploitées. Le 19 mars dernier, la défense du directeur de l'usine AZF, et de Grande Paroisse (filiale de Total) a critiqué au procès les débuts de l'enquête, notamment la rapidité avec laquelle l'hypothèse d'un accident a prévalu sur celle d'un attentat dès le jour de la catastrophe, ladite défense ayant notamment suggéré une précipitation des pouvoirs publics à utiliser le terme d'accident "pour des raisons d'ordre public", l'explosion de l'usine AZF ayant eu lieu, on s'en souvient, peu de temps après les attentats islamistes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d'Amérique. Interrogé par des avocats de la défense sur ce sujet, le préfet de Haute-Garonne de l'époque a "catégoriquement" démenti que ce fameux 21 septembre les représentants de l'Etat, dont Jacques Chirac (alors président de la République) et Lionel Jospin (alors Premier ministre), présents à Toulouse, aient décidé "d'avancer l'hypothèse accidentelle pour éviter les débordements". Chirac, pour sa part, a refusé de venir au procès dès l'ouverture de celui-ci, le 23 février, invoquant son statut constitutionnel d'ancien chef de l'Etat, comme à son habitude. Jospin, lui, qui était cité comme témoin, a refusé de venir le 19 mars, indiquant dans une lettre qu'il ne disposait "d'aucune information particulière". Bravo, Lionel : cette fois-ci, au moins, tu auras été à la hauteur de la situation...
Dante estime que le procès de la catastrophe d'AZF n'aboutira à rien, car le groupe Total est trop puissant financièrement pour être sérieusement inquiété vis-à-vis de ses responsabilités. Toujours est-il que ce procès est filmé et enregistré, ce qui est une première en France en correctionnelle, et que le délibéré devrait être rendu en novembre...


Nous en venons ensuite à parler des manifestations de jeudi dernier, 19 mars. Dante, cette fois-ci encore, est notre "grand témoin" ;-), puisqu'il a participé aux journées de mobilisation sociale des 29 janvier et 19 mars. Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, le 18 février dernier, avait annoncé, sans satisfaire les syndicats, une série de mesures destinées aux Français touchés par la crise, chiffrées à 2,6 milliards d'euros, à l'issue d'un sommet social organisé à l'Elysée. L'enveloppe mise sur la table avait beau être supérieure à la somme de 1,4 milliard évoquée le 5 février par l'actuel chef de l'Etat, elle restait en-deçà des attentes des syndicats qui l'avait jugée "insuffisante". Déçus notamment de l'absence de mesures sur les salaires, lesdits syndicats s'étaient montrés décidés, en sortant de la réunion du 18 février, à "maintenir la pression" sur le gouvernement, notamment par une deuxième journée d'action prévue pour le mois suivant. C'est ainsi que, le 19 mars, cette deuxième journée de mobilisation destinée à arracher de nouvelles mesures au gouvernement en faveur des salariés a finalement fait descendre dans la rue plus de manifestants que le 29 janvier, soit 1,2 million (selon la police) à 3 millions (selon la CGT) de personnes sur l'ensemble du territoire national. Bien entendu, comme cela était évidemment prévisible, Sarkozy et son gouvernement sont restés inflexibles au lendemain du succès de la journée de manifestations, écartant tout nouveau plan de relance, réclamé par les syndicats... Pas de surprise, donc, même si la mobilisation lors de cette journée du 19 mars a été apparemment très forte... A Toulouse, 41.000 à 110.000 personnes ont défilé l'après-midi de ce jour-là (elles étaient 56.000 à 90.000 le 29 janvier) au cri de "Augmenter les salaires, arrêter les licenciements" ou avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Bientôt 50 ans et toujours pas de Rolex" ou "Proxénétisme du Medef, prostitution du gouvernement(eur)". L'alias Dante, qui a participé à la manifestation toulousaine, évoque avec nous la grande foule qui a défilé cette après-midi-là dans les rues de la Ville Rose, et le fait qu'il a aperçu, à cette occasion, au milieu de ladite foule, Jean-Luc Mélenchon, sénateur ex-socialiste bien connu désormais pour avoir claqué (bien tardivement) la porte du PS, il y a quelques mois, pour fonder son curieux "Parti de Gauche" (P.G. ou P.D.G. ? On hésite encore sur le juste acronyme... ;o) ). Sénateur de l'Essonne, et heureux de l'être jusqu'ici, Mélenchon est à présent candidat auto-parachuté dans le Sud-Ouest à l'occasion des prochaines élections européennes. Sa présence dans la manifestation toulousaine du 19 mars ne devait donc rien au hasard, et montre, en tout cas, que Besancenot n'est visiblement pas le seul à vouloir récupérer et politiser le mécontentement de la population française.


De Besancenot, de son NPA, et du rôle qu'ils jouent en faveur de Sarkozy de Nagy-Bocsa, il en est justement question à plusieurs reprises dans nos discussions entre blogueurs, même si, je l'avoue, c'est surtout moi qui évoque le sujet... J'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion d'en parler, mais puisque le Nouveau Parti Anticapitaliste a désormais officiellement remplacé la LCR, laquelle s'est finalement autodissoute le 5 février dernier, et puisqu'il parait que Besancenot caracole en haut des sondages parmi les personnalités les plus populaires, et qu'il est, dit-on, devenu à gauche "celui dont on pense qu'il peut changer les choses" (quelle blague !), j'y reviens à nouveau ici, pour rappeler quelques vérités.


C'est une évidence, aujourd'hui plus encore qu'hier : Besancenot est le meilleur allié de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa. L'année dernière, le 7 juin 2008, l'actuel chef de l'Etat avait déjà eu l'occasion de le dire à François Hollande, à l'époque encore Premier secrétaire du PS, alors que tout deux se trouvaient dans un avion présidentiel revenant de Beyrouth à la suite d'un voyage officiel au Liban :


"Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années, maintenant on va vous niquer avec Besancenot."

(Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa s'adressant à François Hollande, alors Premier secrétaire du PS, dans un avion présidentiel revenant de Beyrouth, le 7 juin 2008, cité in Le Canard Enchaîné N°4573, 18 juin 2008)

Plus récemment, dans le contexte de crise et de mécontentement populaire que nous connaissons, Sarkozy s'est montré plus explicite encore, dans la semaine du 9 au 15 mars derniers, en répétant ce message à ses conseillers :

"Il faut attiser le feu à gauche en valorisant Besancenot. Le PS aura tendance à s'aligner sur les positions de l'extrême-gauche et passera ainsi pour archaïque."

(Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa s'adressant à ses conseillers, avant le week-end de la semaine du 9 au 15 mars 2009, cité in Le Canard Enchaîné N°4612, 18 mars 2009)

Sarkozy affirme même désormais "apprécier" Besancenot, à titre personnel (cf. Le Canard Enchaîné N°4612, 18 mars 2009, op.cit.). Par ma barbe ! Il peut assurément se permettre de l'"apprécier", tant ledit Besancenot sert fort bien aujourd'hui les intérêts de l'actuel chef de l'Etat, que cela plaise ou non aux militants du NPA... En ces temps de gouvernance particulièrement difficile pour le pouvoir sarkozyste, quoi de mieux que de "gentils" démagogues spécialistes de la dénonciation sans perspectives pour empêcher la gauche de gouvernement, et tout particulièrement le PS, de reprendre du poil de la bête ? La solution est excellente pour Sarkozy, s'il veut gagner du temps en attendant des jours meilleurs et se ménager le plus de chances possible de remporter des succès électoraux pour lui et son camp d'ici 2012... En outre, le contexte dans lequel évolue encore actuellement la gauche de gouvernement ne peut que servir la stratégie sarkozyste, puisqu'il faut sans doute reconnaître que si Besancenot est assurément le meilleur allié de Sarkozy, ceux qui favorisent ledit Besancenot n'en sont pas moins aussi, involontairement, les socialistes...
L'enjeu pour le PS, on le sait, n'est plus seulement aujourd'hui d'être audible face à la droite au pouvoir, mais aussi d'être une alternative crédible, forcément plus crédible qu'un misérable NPA. Or, on le voit bien, la route est encore longue, et les problèmes nombreux...
Ceci dit, et j'insiste là-dessus, le fait est que le Parti Socialiste, principal parti d'opposition en France, sans qui aucune défaite de Sarkozy et des sarkozystes aux élections nationales n'est possible, est confronté à deux problèmes particuliers, parmi d'autres : Besancenot et Bayrou. Ces deux futurs candidats (sauf accident) à l'élection présidentielle de 2012 font, chacun de leur côté, tout ce qu'ils peuvent pour donner l'illusion d'une crédibilité d'action derrière leurs discours de dénonciation, dirigé en partie contre Sarkozy mais aussi contre le PS. Je n'exonère pas le Parti Socialiste de ses fautes, et en tant qu'adhérent du PS en free lance (mais à jour de cotisation), je n'entend pas passer mon temps à chanter jour après jours les louanges de ce parti. Si Besancenot et Bayrou font les malins dans les médias aujourd'hui, il est bien évidemment que cela est d'abord dû au fait que, pendant des années, le PS n'a pas fait son boulot. Jusqu'ici, c'est un fait, le PS n'a pas réussi à créer un récit structuré pour ramasser tous les mécontentements et les transformer en un projet positif, et c'est pour cela que s'agitent médiatiquement aujourd'hui des démagogues de tout poil, qu'ils se réclament de "l'anticapitalisme" ou d'un prétendu "humanisme"... Tout cela, nous le savons. Mais les fautes du PS, aussi importantes soient-elles, ne doivent pas pour autant servir d'excuse pour passer sous silence ce que sont réellement ceux qui, à l'extrême-gauche ou au centre-droit, veulent le démolir !
Olivier Besancenot et François Bayrou sont des escrocs. Des escrocs ! Escrocs : E, S, C, R, O, C, S. C'est clair, non ? Combien de fois devrais-je le répéter ? Besancenot, avec son NPA, prétend incarner l'anticapitalisme, mais il n'est en réalité qu'un énième démagogue que Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa prend plaisir à manipuler tel un pantin pour affaiblir le PS. Quant à Bayrou, cet autre démagogue, il peut bien continuer à jouer hypocritement les innocents vertueux en prétendant proposer un projet "pas étatiste, pas capitaliste, pas socialiste, simplement et pleinement humaniste" (cf. Marianne N°621, 14-20 mars 2009), cela ne devrait tromper personne, car, en réalité, le programme de Bayrou tient en une seule phrase : "Je veux être Président". Ni plus, ni moins. Et que l'on ne me dise pas que Besancenot et Bayrou sont "dans leur rôle". Ce sont des escrocs, pas des alternatives éventuelles. Le NPA de Besancenot et Krivine est une arnaque aussi bien pour ceux qui aspirent à une véritable révolution d'inspiration marxiste que pour ceux qui souhaitent continuer à jouer le jeu des élections dans le cadre d'institutions démocratiques. Le MoDem de Bayrou, lui, est une coquille vide, qui n'existe que pour servir la candidature personnelle de Bayrou à la plus haute charge de l'Etat. Ce n'est pas parce que Besancenot et Bayrou se font voir et entendre dans les médias de masse qu'ils ont quelque-chose d'intéressant à proposer : leurs "programmes" ne sont pas des alternatives, mais simplement du vent. Et ce n'est pas la peine de continuer, des mois après le congrès socialiste de Reims, à donner des leçons en passant son temps à critiquer le PS sous prétexte que lui non plus n'a pas de programme crédible. Détracteurs fanatiques du PS, sachez-le, une bonne fois pour toutes : votre disque est rayé. Martine Aubry elle-même a eu la franchise de déclarer, lors du bureau national du PS du 17 mars dernier : "On n'est là que depuis trois mois, alors, on ne va pas inventer en trois semaines le projet du PS qui n'a pas été écrit en dix ans !" (cf. Le Canard Enchaîné N°4612, 18 mars 2009, op.cit.) Et c'est vrai ! On ne construit pas une alternative crédible au pouvoir en place en cinq minutes et en claquant des doigts ! Comme dirait Jacques Chirac, "c'est comme ça ! Et il faut le comprendre !" ;op


Malgré des contrariétés de toutes sortes, Martine Aubry a plus ou moins réussi, après le congrès calamiteux de Reims, à rassembler le Parti Socialiste, au moins formellement, en intégrant notamment à la direction du PS les partisans de Ségolène Royal, le 24 février dernier. Après, bien entendu, on peut toujours critiquer sur le fond. Mais les choses ne sont pas simples, pas aussi simples qu'une manifestation-défouloir avec des slogans convenus... Construire un projet politique crédible demande du temps, et cela est incompatible avec la tyrannie de l'urgence et la tyrannie des apparences qui ont tendance à s'imposer partout aujourd'hui. Alors, que doivent faire les électeurs déboussolés de la gauche ? Dans le meilleur des cas, prendre leur mal en patience et ne pas céder à la tentation imbécile de voter pour le NPA ou pour le MoDem, car il n'y a rien à attendre ni de Besancenot, ni de Bayrou, si l'on souhaite mettre fin un jour aux méfaits du sarkozysme actuellement au pouvoir. Cela dit, chacun fait comme il l'entend, et, encore une fois, comme l'a fort justement écrit Jacques Chirac, "les Français peuvent voter bien ou mal, et stupidement s'ils le veulent, c'est leur droit".


Mais revenons à notre compte-rendu de la neuvième République des Blogs de Toulouse... Beaucoup d'autres sujets d'actualité sont évoqués. Nous parlons notamment du pape Benoît XVI, de Christine Boutin, des conservateurs religieux et de leurs certitudes dogmatiques. Dans un registre plus léger, nous trouvons même encore le moyen de parler à nouveau du "French lover" socialiste Dominique Strauss-Kahn, dit DSK, actuel directeur général du FMI, et de ses "faiblesses" de type clintonien désormais bien connues... ;-) Nous parlons finalement peu des élections européennes du mois de juin prochain, les campagnes des différents partis politiques pour cette échéance commençant alors à peine... De ces élections, il en sera sans doute davantage question lors du prochain rendez-vous, au mois de mai.
L'ambiance de l'établissement qui nous accueille n'est pas, il faut bien l'avouer, à la hauteur de ce que nous espérions : musique trop forte du début à la fin et nous empêchant parfois de facto de nous entendre parler, coups de marteaux sur les murs (de la cave ?) en pleine soirée, amuses-gueules assez chichement distribués en accompagnement de nos boissons, éclairages rendus volontairement défaillants vers la fin de notre rendez-vous pour nous pousser "gentiment" vers la sortie, etc. Assurément, nous sommes plutôt déçus par notre lieu d'accueil : le Fairfield n'est plus le Ferdillon que nous avons connu lors de précédentes éditions de la République des Blogs de Toulouse...
Du coup, la RdB se termine sur le trottoir, place du Fer-à-Cheval. Dans le froid nocturne à présent survenu au terme d'une journée jusque-là agréable sur le plan climatique, nous pensons au monde de ce début du XXIe siècle qui nous tend les bras : un monde merveilleux de "commerciaux écolos", dans lequel le bonheur des peuples se mesure désormais exclusivement à l'aune du pouvoir d'achat et du développement durable... Et de fil en aiguille, la RdB se termine sur cet horrible constat : l'homme est un loup pour l'homme, les hommes aiment se manger entre eux, et nous sommes condamnés à nous bouffer les uns les autres... A quand un jambon d'immigré, une entrecôte de raciste, un steack de patron ou un salarié à la broche servis dans les restaurants avec une T.V.A. à 5,5 % ? "Beurk", dites-vous ? Comment ça, "beurk" ? Allons, ne faites pas la fine bouche, chers lecteurs : l'homme est un être si stupide qu'il n'a rien trouvé de mieux que de rajouter à la loi de la jungle des origines une loi de la jungle supplémentaire au sein de la civilisation qu'il a crée. Manger, ou être mangé. Avoir une Rolex en ayant bouffé ses congénaires humains, ou rater sa vie en se faisant bouffer par ces mêmes congénaires... Et tant pis pour ceux qui n'arrivent pas à bouffer les autres pour survivre au sein de la "civilisation". Comme dirait l'autre, "je sais, c'est injuste, mais la vie est injuste". Espérons tout de même que l'arrivée du printemps, très attendu cette année, nous aidera à laisser un peu de côté toutes ces pensées négatives entretenues par le sinistre contexte actuel...


Heureusement, cette neuvième République des Blogs de Toulouse s'est conclu de façon positive par une blague que nous a proposé l'alias Dante : "Qu'est-ce que ne peux plus faire un trader lorsqu'il a à nouveau les bourses pleines ? Ben... Krach-krach !!!" Assurément, en ces temps de crise, l'esprit de DSK ne nous quitte pas... ;o)
Du reste, à propos de crise, au moment de mettre le point final à cet article, voila qu'une dépêche hilarante de l'Agence France Presse vient d'être publiée. La voici :


Sarkozy : face à la crise, chacun a une "responsabilité morale"


Nicolas Sarkozy a estimé mardi [24 mars] que face à la crise, chacun a "une responsabilité morale", lors d'une réunion publique à Saint-Quentin (Aisne).

"Dans une crise de cette nature, face aux risques qu'elle recèle, on ne peut pas se contenter d'être responsable que de son parti, de son entreprise ou de son syndicat", a déclaré le chef de l'Etat, dans un discours sur sa politique économique.

"Dans une crise aussi profonde, aussi grave, chacun d'entre nous, quelle que soit la place qu'il occupe dans la société, a une responsabilité morale", a-t-il dit. "Chacun d'entre nous doit s'interroger sur les conséquences de ce qu'il dit et de ce qu'il fait".

"Chacun d'entre nous doit s'efforcer de ne pas céder à la démagogie, car comme toujours la démagogie enfantera le populisme", a ajouté M. Sarkozy.

"Chacun d'entre nous doit se demander tout le temps si ce qu'il décide est juste car la crise, avec les sacrifices qu'elle impose, rend l'injustice encore plus insupportable".

(Dépêche de l'Agence France Presse, 24 mars 2009, 19h39)

Ainsi, selon Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, "chacun d'entre nous doit s'efforcer de ne pas céder à la démagogie, car comme toujours la démagogie enfantera le populisme"... Ha ! Ha ! Ha ! Parole de spécialiste ! ;op

A plus tard,

Cordialement, :-)

Hyarion.
 

(Illustrations : La bonne fortune, huile sur toile [1945] par René Magritte, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique ; Autoportrait mou avec du lard grillé ["Soft self portrait"], huile sur toile [1941] par Salvador Dalí, Figueras, Teatre-Museu Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí ; Ancien en-tête du blog de la République des Blogs de Toulouse [http://republogtoulouse.blogspot.com/] ; Nicolas Sarkozy remettant la Légion d'honneur à Bernadette Chirac le 18 mars 2009 à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Jacques Brinon ; Logotype fantaisiste associant une caricature de Jean Tiberi [2008] par Kiro avec le logotype du film S.O.S. Fantômes [Ghostbusters ; 1984] d'Ivan Reitman ; Jean Tiberi arrivant avec son épouse Xavière, le 2 mars 2009 au Palais de Justice de Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Jacques Demarthon ; Nicolas Sarkozy et son épouse Carla visitant des pyramides de Teotihuacan, près de Mexico, le 8 mars 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Alfredo Estrella ; Plan de Toulouse et de l'usine AZF où 300 tonnes de nitrate d'ammonium ont explosé le 21 septembre 2001, ©AFP/Infographie ; La manifestation toulousaine lors de la journée nationale de mobilisation sociale, le 19 mars 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric Cabanis ; Le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon lors d'une conférence de presse, le 12 novembre 2008, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Lionel Bonaventure ; Montage photo de deux alliés objectifs : à gauche, Olivier Besancenot, prononçant un discours à l'occasion de la création du Nouveau Parti Anticapitaliste [NPA] à Saint-Denis, près de Paris, le 6 février 2009, photographie de l'agence de presse Reuters, ©Reuters, et à droite, Nicolas Sarkozy le 25 octobre 2008 au sommet Asie-Europe à Pékin, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Ng Han Guan ; Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, le 11 mars 2009 au siège du parti à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Olivier Laban-Mattei ; Jacques Chirac au dernier Salon de l'Agriculture le 24 février 2009 à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Patrick Kovarik ; Le directeur général du Fonds monétaire international [FMI] Dominique Strauss-Kahn s'exprimant devant le conseil d'administration de l'Organisation internationale du travail à Genève, le 23 mars 2009, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP ; Nicolas Sarkozy prononçant un discours, le 24 mars 2009 à Saint-Quentin, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Gérard Cerles)
Par Hyarion - Publié dans : Turpitudes de la vie politique 3 (2009) - Communauté : Communauté de l'opposition
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