
Chaque année, à la
même époque, vers février-mars, c'est décidément presque toujours la même chose : je connais un passage à vide. Après plus d'un mois de silence, on me demande ce que je deviens...
"Les électeurs fantômes des Tiberi hantent enfin le tribunal
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Douze ans après les révélations du « Canard », le procès des faux électeurs du couple Tiberi a commencé, le 2 février, devant le tribunal correctionnel de Paris. La justice fait des progrès : une autre affaire d'électeurs fantômes (celle du IIIe arrondissement de Paris) a été jugée en 2006, dix-sept ans après l'ouverture de l'information judiciaire...
En 1997, il n'avait fallu que trois mois d'enquête au « Canard » pour mettre au jour les pratiques frauduleuses du Ve arrondissement, fief de Jean Tiberi et de son épouse, l'inénarrable Xavière. Une simple copie des listes électorales (document public), une longue tournée des boîtes aux lettres et des centaines de coups de téléphone de contrôle avaient permis de découvrir un flot de votes illégaux, estimé entre 3 000 et 4 000.
Sur 41 437 électeurs inscrits, « Le Canard » a alors vérifié, un par un, 7 927 noms. Résultat : une pêche miraculeuse. Alors que le taux de personnes ne résidant pas à l'adresse indiquée ne dépassait guère la barre des 10 % dans les bâtiments « ordinaires », il grimpait à 40 %, voire à plus de 60 % dans les immeubles municipaux ou appartenant à des proches des Tiberi.
Les cousins de Xavière
Cet afflux de bons citoyens a assuré, durant des années, la réélection triomphale de Tiberi dès le premier tour aux municipales et aux législatives. Mais aussi celle d'un certain Jacques Chirac, élu du Ve arrondissement de 1977 à 1995.
Le record : 92 % d'absents dans une bâtisse de la rue Claude-Bernard. La plupart de ces faux locataires avaient été recrutés parmi les éboueurs municipaux contre la promesse d'obtenir un (vrai) logement ou une promotion. Mieux : le proprio qui avait signé les attestations de domicile avait été désigné par le maire Tiberi pour siéger à... la commission de révision des listes électorales de l'arrondissement.
D'autres membres du clan entassaient les électeurs fantômes dans leur propre appartement. Anne-Marie Affret, alors première adjointe au maire du Ve et qui figure aujourd'hui parmi les 9 prévenus, « hébergeait » ainsi 15 personnes dans son HLM de la rue Saint-Médard. Des cousins de Xavière étaient domiciliés, tout aussi fictivement, dans un immeuble social de la rue Galande. L'équipe Tiberi avait même réquisitionné la loge de la concierge de la mairie d'arrondissement et mobilisé des lycées et la caserne locale de la garde républicaine pour accueillir des bataillons d'électeurs fictifs...
« Le Canard » a retrouvé en 1997 (grâce à un simple Minitel) la véritable adresse d'une partie des tricheurs. La plupart étaient logés dans des HLM municipaux d'autres arrondissements de Paris, et même en banlieue.
Tout fier de frauder
Certains assumaient carrément la fraude, comme ce brave militant qui fanfaronnait : « Je n'ai jamais habité dans le Ve, j'y vote, c'est comme ça et ça continuera ! »
D'autres racontaient comment le clan Tiberi les avait inscrits d'office sur les listes du Ve, alors même qu'ils n'avaient jamais résidé dans cet arrondissement. Une dame habitant dans le XIIe s'extasiait de la gentillesse de ses bienfaiteurs qui envoyaient, à chaque scrutin, une voiture pour l'emmener voter dans le Ve...
De leur côté, les juges qui ont instruit les plaintes déposées par les socialistes et les Verts n'ont guère chômé. Mais ils n'ont disposé, pour les épauler, que d'une minuscule équipe de gendarmes qui ont été priés par leur hiérarchie d'arrêter leurs investigations durant les campagnes électorales de 2001, 2002, 2004... Au nom de la « tradition républicaine ».
Résultat : après avoir détecté 6 000 électeurs suspects, ils n'ont pu en interroger qu'un échantillon d'environ 200 personnes. Les magistrats instructeurs ont dû aussi batailler contre le parquet de Paris, qui, dernière manoeuvre, a retardé durant deux ans la clôture du dossier.
Heureusement, les fantômes, ça ne meurt jamais.
Hervé Liffran"
(Le Canard Enchaîné N°4606, 4 février 2009)
"C'est une erreur journalistique. Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex ? Une Rolex... Enfin... tout le monde a une Rolex. Si à cinquante ans, on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !"
(Jacques Séguéla, lors d'un entretien sur le plateau de "Télématin", émission "Les 4 vérités", France 2, 13 février 2009)
"Vous nous avez bien emmerdés avec Le Pen pendant des années, maintenant on va vous niquer avec Besancenot."
(Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa s'adressant à François Hollande, alors Premier secrétaire du PS, dans un avion présidentiel revenant de Beyrouth, le 7 juin 2008, cité in Le Canard Enchaîné N°4573, 18 juin 2008)
"Il faut attiser le feu à gauche en valorisant Besancenot. Le PS aura tendance à s'aligner sur les positions de l'extrême-gauche et passera ainsi pour archaïque."
(Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa s'adressant à ses conseillers, avant le week-end de la semaine du 9 au 15 mars 2009, cité in Le Canard Enchaîné N°4612, 18 mars 2009)
Sarkozy : face à la crise, chacun a une "responsabilité morale"
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Nicolas Sarkozy a estimé mardi [24 mars] que face à la crise, chacun a "une responsabilité morale", lors d'une réunion publique à Saint-Quentin (Aisne).
"Dans une crise de cette nature, face aux risques qu'elle recèle, on ne peut pas se contenter d'être responsable que de son parti, de son entreprise ou de son syndicat", a déclaré le chef de l'Etat, dans un discours sur sa politique économique.
"Dans une crise aussi profonde, aussi grave, chacun d'entre nous, quelle que soit la place qu'il occupe dans la société, a une responsabilité morale", a-t-il dit. "Chacun d'entre nous doit s'interroger sur les conséquences de ce qu'il dit et de ce qu'il fait".
"Chacun d'entre nous doit s'efforcer de ne pas céder à la démagogie, car comme toujours la démagogie enfantera le populisme", a ajouté M. Sarkozy.
"Chacun d'entre nous doit se demander tout le temps si ce qu'il décide est juste car la crise, avec les sacrifices qu'elle impose, rend l'injustice encore plus insupportable".
(Dépêche de l'Agence France Presse, 24 mars 2009, 19h39)
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