
Le moment est venu de
mettre le présent blog en hibernation. Quoi de mieux, en vérité, que la période estivale pour le faire ? ;-)
Je n'ai plus, depuis plusieurs semaines, la possibilité d'alimenter mon blog en nouveaux articles dans de bonnes conditions. Les contraintes de temps et, surtout, les contraintes techniques sont
devenues trop importantes pour que je puisse continuer l'aventure au quotidien. Les choses étant ce qu'elles sont, il me faut donc arrêter là.

Bien entendu, j'aurai aimé pouvoir continuer à évoquer ici les sujets qui m'intéressent. Si cela avait été possible, j'aurai continué à vous parler des turpitudes de la vie politique. Je vous aurai ainsi sans doute parlé de la présidence tournante de l'Union Européenne, qu'assure, depuis avant-hier, 1er juillet, et jusqu'à la fin de cette année, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, et dont je n'attends pas grand-chose. Je vous aurai parlé de l'issue, encore aujourd'hui bien incertaine, de la réforme des institutions. Je vous aurai sans doute aussi parlé du Parti Socialiste et de son prochain congrès (j'ai enfin reçu ma carte d'adhérent au PS, le 23 juin dernier)... et sans doute de bien d'autres choses...

J'aurai aussi aimé vous parler davantage de culture, notamment de cinéma, de musées et d'expositions. Le 8 mai dernier, par exemple, je suis allé visiter le Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, qui a fait l'objet de travaux pendant de nombreuses années avant de réouvrir enfin ses portes au public au début de cette année. Le 15 juin dernier, j'ai visité une intéressante exposition (aujourd'hui terminée) aux Musée des Augustins, toujours à Toulouse, consacrée à l'art de la grisaille, dite aussi camaïeu ou monochrome, à travers des peintres tels que Rubens, Le Brun, Boucher, Greuze, Daumier, Carpeaux, Doré, Moreau, et Toulouse-Lautrec. J'aurai aimé vous parler de tout celà, mais cela aurait nécessité des articles conséquents, que je n'ai pas eu la possibilité d'écrire... Tant pis.
Point de tristesse à l'heure de conclure. Cette hibernation forcée du présent blog n'est pas, à vrai dire, une mauvaise chose. Elle me donne l'occasion de prendre un peu de distance, voire de passer à autre chose. J'ai des projets, notamment de lectures et d'écriture : c'est peut-être l'occasion de m'y consacrer, en étant désormais un peu moins plongé dans l'obsession de suivre le moindre fait d'actualité et d'en rendre compte le plus vite possible. Après bientôt un an et demi d'activité "bloguesque", il est sans doute temps, à nouveau, de prendre le temps...
Une question se pose, peut-être, cependant : mon retrait est-il définitif ? Le propre d'une hibernation, c'est de ne pas durer éternellement. J'espère donc, un jour, dans quelques mois peut-être, être en mesure de sortir mon blog de la torpeur dans laquelle il aura été plongé pendant un certain temps. Quand j'aurai à nouveau une connection Internet à domicile, quand j'aurai à nouveau un peu de temps à consacrer à la rédaction d'articles, quand j'aurai suffisemment avancé dans d'autres projets qui me tiennent à coeur, l'aventure pourra éventuellement reprendre. Nous verrons bien.
Je remercie ici les nombreux visiteurs, surtout ceux qui ont la patience de lire ce que j'écris, et qui prennent le temps d'y réagir en envoyant des commentaires. Ce blog est évidemment un espace de dialogue, de rencontres, même s'il parait qu'écrire un blog suppose, par définition, un certain narcissisme. Personnellement, contrairement à ce que pensent certains, je ne passe pas mon temps à relire sans cesse ce que j'écris, et lorsque je le fais, ce n'est pas forcément avec beaucoup de plaisir, car en vérité, lorsque je me relis, il m'arrive souvent de ne voir que des défauts dans mes textes et de regretter d'avoir écrit telle ou telle chose de telle ou telle façon. Or, je pars du principe qu'il ne faut rien regretter, en tout cas le moins possible. Donc, je me relis peu. Ce qui est écrit est écrit, point. Ecrire un article sur un blog n'est, du reste, pas la même chose qu'écrire un roman, une nouvelle, un essai, ou même un journal intime. Je n'accorde pas la même importance à tout ce que j'écris. La seule qui me tienne à coeur, dans tous les cas, c'est d'agir en conscience, et peu importe si ce que j'écris est bien ou mal : ce n'est pas à moi à le dire, et avoir ma conscience pour moi est tout ce qui m'importe... Merci beaucoup, en tout cas, à mes lecteurs : sans eux, ce blog n'aurait pas eu d'intérêt.
Je m'en voudrais de partir sans faire un dernier pied-de-nez à ceux de mes lecteurs qui me reprochent d'avoir trop parlé de certains sujets
sur ce blog... ;-) Voici donc une brève évocation, par l'intermédiaire de l'Agence France Presse, de ce qui est, à mes yeux, le plus important évènement d'actualité survenu le mois dernier : la
naissance de la Fondation Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures... ;-)
Chirac ne souhaite pas "rompre" le contact avec "la France et les Français"
L'ancien président Jacques Chirac indique qu'il ne souhaite pas "rompre" le contact avec "la France et les Français", et qu'il veut "réveiller les consciences" avec sa Fondation pour le développement durable, dans un entretien publié jeudi [5 juin] sur le site internet du Figaro.
Dans sa première interview accordée à un journal français depuis son départ de l'Elysée, M. Chirac, qui se refuse à commenter l'action de son successeur Nicolas Sarkozy, affirme que sa nouvelle vie s'organise "bien" et qu'il "assume pleinement (sa) mission d'ancien président de la République".
"J'ai servi la France et les Français avec passion. Ce contact, je ne souhaite pas le rompre", dit-il.
"Face aux grands défis du monde, j'ai toujours envie de me battre. Et cette Fondation en est l'instrument. Je veux aviver et réveiller les consciences", explique l'ex-chef de l'Etat.
Son "objectif" est que "cette Fondation prenne suffisamment d'importance matérielle et d'autorité morale pour pouvoir compter" dans les domaines de "l'accès à l'eau", de "l'accès aux médicaments", de "la lutte contre la déforestation et la désertification" et de "la sauvegarde des langues et des cultures menacées", précise-t-il.
"J'ai souhaité que cette Fondation ne soit financée que par des fonds privés. C'est pour moi une question de principe", souligne M. Chirac, citant Veolia environnement, Sanofi-Aventis, Liliane Bettencourt (L'Oréal) et François Pinault (Pinault-Printemps-La Redoute -PPR-).
Jacques Chirac lance lundi sa Fondation au musée du Quai Branly, à Paris, en présence des membres de son comité d'honneur, composé notamment de l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et des anciens Prix Nobel de la paix Rajendra Pachauri et Rigoberta Menchu.
(Dépêche de l'Agence France Presse, 5 juin 2008, 21h28)
Chirac lance sa fondation par un plaidoyer pour la diversité des cultures
Un peu plus d'un an après avoir quitté l'Elysée, Jacques Chirac a lancé lundi [9 juin] à Paris sa fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures, en prononçant, entouré d'une pléiade de personnalités internationales, un plaidoyer pour la diversité des cultures.
"Au moment où s'impose la nécessité de repenser la notion de progrès pour réconcilier l'homme et son environnement, il faut remettre la culture, la diversité des cultures, au coeur même du projet de l'humanité", a déclaré M. Chirac au musée du Quai Branly à Paris.
"Ma conviction est que chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde. Chaque peuple peut enrichir l'humanité en apportant sa part de beauté de création, de vérité", a-t-il dit, devant quelques centaines de personnes massées dans le petit théâtre Levi-Strauss du musée.
L'ancien président a appelé à ne pas "réduire" le défi du développement durable à son "contenu technique". "Si nous voulons (...) permettre à l'humanité de poursuivre le cours de son histoire, il nous faut replacer l'homme sa liberté, son exigence de justice, à la racine de l'économie".
"Nous devons procéder à une révolution de nos modes de pensée et d'action, une révolution de nos modes de vie. Nous devons le faire maintenant. Demain il sera trop tard", a-t-il lancé.
Beaucoup de bonnes fées étaient penchées sur la nouvelle Fondation. Les personnalités internationales membres du comité d'honneur : Kofi Annan, ex-secrétaire général de l'Onu (prix Nobel de la Paix), Rigoberta Menchu (prix Nobel de la Paix), Rajendra Pachauri (président du Groupe intergouvernemental d'étude sur le climat, Prix Nobel de la Paix), l'ancien Premier ministre canadien Jean Chrétien ou encore l'ancien ministre des Affaires étrangères polonais Bronislaw Geremek...
Et dans la salle, un parterre de personnalités politiques, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, ou la secrétaire d'Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et des fidèles comme Jean-Louis Debré.
Nicolas Sarkozy est même passé brièvement Quai Branly, pour porter un bref message d'encouragement à son prédécesseur à l'Elysée.
"On a travaillé ensemble pendant des années et je sais Jacques Chirac combattant convaincu pour la dignité de l'homme. J'étais prêt à continuer avec lui", a déclaré Kofi Annan devant des journalistes.
"C'est un homme qui dit ce qu'il pense et qui pense ce qu'il dit", a estimé l'ancien président sénégalais Abdou Diouf.
"Je suis sûr qu'avec Chirac entouré de toutes ces personnalités, nous aurons des résultats", a déclaré pour sa part le chanteur Youssou N'Dour, membre du comité d'honneur.
"C'est un rassembleur. Il est au fond sensible à l'identité de chacun, et capable d'unir pour agir", a estimé Jean-Pierre Raffarin.
Parmi les premiers projets de la Fondation Chirac, figure le soutien à un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments à Cotonou, "parce que l'accès aux médicaments est à la fois un problème moral et un problème de sécurité", selon l'ancien président.
La Fondation apporte aussi son appui à un programme d'accès à l'eau au Sénégal et au Mali avec la Banque africaine de développement, et lance aussi un programme pour les langues menacées, baptisé "Sorosoro".
Ce mot est tiré de l'araki, langue du Vanuatu qui n'est plus parlée que par 8 personnes, et qui signifie "souffle, parole". "Sorosoro" ambitionne notamment de créer une encyclopédie numérique des langues, "base de données audiovisuelles sur les langues et les cultures menacées".
(Dépêche de l'Agence France Presse, 9 juin 2008, 13h48)
Dans un registre différent, je me permets également de me faire l'écho d'un tout autre évènement, très récent, survenu hier, 2 juillet, qui
fait actuellement l'objet d'une grande médiatisation : la libération, par l'armée colombienne, dans le sud-est de la Colombie, de l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, de trois
Américains et de onze militaires colombiens, détenus depuis plusieurs années par la guérilla marxiste des Farc ("Forces armées révolutionnaires de Colombie"), lors d'une opération d'infiltration
très risquée mais apparemment bien planifiée. L'ancienne sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt était maintenue prisonnière dans la jungle colombienne depuis le 23 février 2002, et
son sort, on le sait, a mobilisé en France, pendant plus de six ans, les plus hautes autorités de l'Etat, ainsi que de nombreux artistes, associations et personnalités de tous bords. Je me
souviens qu'il y a quelques mois, en février dernier, avait été évoqué, sur le blog de Quitterie Delmas, le sinistre sixième
anniversaire du début de la captivité d'Ingrid Betancourt. J'avais alors évidemment souhaité, comme tant d'autres, que cette septième année de détention dans la jungle colombienne soit la
dernière... Aujourd'hui, enfin, l'histoire se termine, avec une fin heureuse. Et c'est tant mieux.
Betancourt retrouve ses enfants dans "une orgie de baisers"
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a retrouvé ses enfants "dans une orgie de baisers" à leur arrivée jeudi [3 juillet] à Bogota, au lendemain de sa spectaculaire libération par l'armée colombienne après six ans passés dans la jungle aux mains de la guérilla marxiste des Farc.
Les enfants, Mélanie et Lorenzo, ont serré longtemps leur mère dans leurs bras, la couvrant de baisers. Ingrid Betancourt, qui était montée dans l'avion avec son mari Juan Carlos Lecompte, a lancé à la presse que les retrouvailles avaient été "une orgie de baisers".
Dans l'avion, quelques minutes avant l'atterrissage, Mélanie a laissé éclater son émotion et a fondu en larmes. Lorenzo a murmuré: "Cela fait six ans et demi que j'attends ce moment et je vais lui dire que je l'aime", a rapporté une journaliste de l'AFP qui se trouvait à bord de l'Airbus de la République française venu de Paris.
Lors de la descente de l'appareil sur Bogota, les enfants se sont tenu la main en cherchant leur mère du regard.
"J'ai hâte d'être en France, j'ai hâte d'être chez moi", a déclaré peu après Mme Betancourt, libérée après plus de six années de captivité aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
"Je voudrais embrasser le président (Jacques) Chirac et mon ami de toujours, (l'ancien Premier ministre) Dominique de Villepin, qui s'est battu pour les otages, pour nous tous", a-t-elle poursuivi.
"Je veux embrasser le président (Nicolas) Sarkozy pour lui dire que je l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui", a-t-elle dit.
"C'est une histoire incroyable avec une fin heureuse", et "je veux venir en France pour remercier tous les Français et partager ce moment de bonheur avec eux (...) je suis dans un état second, merveilleux, c'est un miracle", a encore déclaré Ingrid Betancourt.
Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, venu de Paris avec les enfants, a été accueilli par son homologue Fernando Araujo et a affirmé que "la formidable famille Betancourt allait aider à libérer tous les otages" encore aux mains des Farc.
Ingrid Betancourt devrait arriver à Paris vendredi après-midi [4 juillet] à bord de l'Airbus français, et sera accueillie à son arrivée par M. Sarkozy, a-t-on appris auprès de la présidence française.
Mme Betancourt a été libérée par l'armée colombienne avec quatorze autres otages, trois Américains et onze militaires et policiers colombiens, lors d'une opération héliportée soigneusement planifiée dans le sud-est du pays, dans la province du Guaviare.
Cette opération d'infiltration a été entièrement colombienne, a affirmé jeudi le ministre de la Défense Juan Manuel Santos, interrogé sur un rôle éventuel des Etats-Unis dans ce dénouement.
Les Etats-Unis "nous ont un peu aidés à calibrer certaines choses, mais très à la marge. La vérité, c'est que ce fut une opération à 100% colombienne, et que la totalité du travail de renseignement a également été colombien", a dit M. Santos.
La Maison Blanche a indiqué que les Etats-Unis étaient au courant que la Colombie préparait une opération mais que Bogota n'avait pas eu à leur demander leur feu vert.
Mercredi soir, l'ex-otage, âgée de 46 ans, avait retrouvé sur l'aéroport de Bogota sa mère, Yolanda Pulecio, et son époux, Juan-Carlos Lecompte.
Souriante et vêtue d'un treillis militaire, ses longs cheveux noués sur la nuque, elle était descendue la première de l'avion qui l'avait amenée à Bogota, avant de se jeter dans les bras de ses proches.
"Je remercie le président (Alvaro) Uribe d'avoir pris ce risque, je sais que cela a dû être un moment très difficile parce que l'opération était très risquée, mais elle s'est déroulée de manière impeccable", a affirmé Ingrid Betancourt quelques heures après sa libération.
Ancienne sénatrice et candidate écologiste à l'élection présidentielle colombienne, elle avait été enlevée par les Farc le 23 février 2002.
"Jamais nous n'avons improvisé", avait déclaré mercredi dans un discours à la nation le président colombien, qui a salué "le travail magnifique des militaires", avant d'offrir dans la nuit un dîner aux otages libérés.
En Colombie, les radios et télévisions avaient interrompu leurs programmes pour diffuser des émissions spéciales, interrogeant des gens visiblement euphoriques, émus et surpris par la libération d'Ingrid Betancourt.
Le ministre colombien de la Défense, présent mercredi soir sur le tarmac de l'aéroport, a souligné que cette "opération était digne d'un film".
Le commandant des forces militaires Freddy Padilla a rendu hommage à l'armée, soulignant qu'au cours de cette opération "il n'y a pas eu un seul tir, pas un seul blessé".
L'ensemble des dirigeants étrangers a exprimé son soulagement, à commencer par le président américain George W. Bush qui a félicité Alvaro Uribe.
Les trois Américains libérés, Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, sont arrivés dans la nuit à San Antonio, au Texas (sud des Etats-Unis), avant d'être transportés vers un centre médical de l'armée.
Ils avaient été capturés en 2003 par les Farc lorsque leur avion s'était écrasé au cours d'une mission anti-drogue ordonnée par les Etats-Unis.
(Dépêche de l'Agence France Presse, 3 juillet 2008, 16h07)
Pour Ingrid Betancourt, pour sa famille, pour ses proches, pour ceux qui l'ont soutenu pendant six ans, c'est donc la fin d'un cauchemar. Comme quoi, dans ce monde, il y a parfois des histoires
qui finissent bien... :-)
Voila. Après l'évocation de cette bonne nouvelle, il est temps pour moi de vous dire, tout simplement, au revoir. Mais ne vous inquiétez pas (ou ne vous réjouissez pas trop vite) :

Je crois aux forces du dialogue des cultures, et je ne vous quitte pas...
... car, comme dirait le philosophe et homme d'Etat californien Arnold Schwarzenegger : I'll be back... (je reviendrai)
A bientôt donc... peut-être... ;-)
Cordialement, :-)
Hyarion.
J'avoue être agacé et déçu de ce feuilleton, de cette hystérie collective, toujours dangereuse, même si là cela se focalise sur une nouvelle heureuse.
Coucou Hyarion !
Merci pour ton article et j'espère que tu pourras nous régaler à nouveau de ta réjouissante verve très bientôt !
Que dire sur cet article si ce n'est que je partage un peu le sentiment de Sauron. Il se dégage en effet beaucoup de sérénité et cet article illustre fort bien une de tes devises: "faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux". Certains ont apparemment oublié ce principe qui guide ce blog depuis le début, en se prenant eux-mêmes au sérieux. Mais c'est vrai, j'oubliais que nous étions des affreux "intellectuels de gauche", détermination qui non seulement se permet de catégorisé les individus par des raccourcis rhétorique vide de sens mais qui se veut aussi valeur d'insulte. Peut-être faudrait-il rappeler en ce cas à Petit Grognard et à Pinocchio que leur camarade trotsko-léniniste utilisent le même procédé, à savoir traiter ceux qui ne partagent pas leur vue de "gros néolibéraux". Et oui, le monde est petit...
Je pense avoir été diplomate dans mon dernier commentaire. On me permettra donc de l'être un peu moins vu que les remarques aimables ont continué de fleurir à notre adresse. Mais bon, que cela n'empêche pas de dialoguer. C'est le plus important.
Pour Petit Grognard et Pinocchio, quelque chose s'est cependant confirmé: je viens d'obtenir le Capes ! Et oui, ça y est, je deviens un insecte nuisible de la corporation des privilégiés branleurs ! :-)). ça y est, maintenant, je suis un vrai intellectuel de gauche (et en plus, j'ai lu Libération hier !) ! :-)) Bon, je précise que tout ceci est de l'auto-dérision, assumée qui plus est. Au cas où certains le prendrait au sérieux.
Pour revenir sur les dernières actualités, chapeau bas au gouvernement qui va augmenter son budget com' de 292% tout en expliquant dans sa "campagne d'information" la nécessité de faire des économies. Vraiment très classe. Mention TB aussi pour le renouvellement du parc des falcons présidentiels. Les soldes sont en effet le meilleur moment pour faire des affaires.
Petite larme écrasée devant le dernier JT de PPDA qui nous a cité Shakespeare (si, si, sur TF1, à une heure de grande écoute !) pour évoquer son départ. J'espère qu'il pourra faire taire un peu son frère qui se permet de dire que Toulouse n'a pas le charisme d'une capitale de la culture, et ce juste avant de présenter la nouvelle édition du Marathon des Mots. Le réflexe jacobin a encore de beau jour devant lui...
Mention B pour Christian Estrosi qui relance la tenue d'un débat politique de haute volée avec son "Ségolène Royal a l'humanité d'un bigorneau" et mention AB pour la Ségolène en question qui procède à des journées portes ouvertes dans son appartement et accuse le pouvoir d'en être l'organisateur! Ségolène, on aimerait tellement que ce soit vrai...!!! :-)) Bon, blague à part, cela n'a rien de drôle, mais je m'étais promis de rester léger...De grâce, parlons d'autre chose !
Tiens, Ingrid Betancourt. Il y a donc de bonnes nouvelles dans la vie. Je suis heureux de son retour parmi nous. Je suis parti effectuer mes oraux le lendemain de sa libération et je n'ai donc pas assisté à la "messe médiatique" dont parlait Daniel Schneidermann dans Libération. Déterminée dans son combat politique, elle donne une leçon d'espoir que l'on n'attendais plus. Sans doute cela explique-t-il l'engouement médiatique qui a eu lieu.
Il y aurait sans doute encore beaucoup à dire. Mais je posterai très bientôt un com' sur ta vidéothéque, histoire de briser le monopole de Sauron :-))
A bientôt !
Dante
LES W.C ETAIENT OUVERTS VERS L’EXTERIEUR…
ou Comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer le « dialogue des cultures »
« Intellectuel de gauche » appelle « classes laborieuses », m’entendez-vous ? Un…test un…intestin ! Avertissement : Cet article est une fantaisie sans prétention ni considération scatophile. Je sais, avec un titre pareil, on s’attend au pire. Mais n’ayez crainte : il s’agit de tirer la chasse sur les idées reçues et de détartrer la morosité actuelle par des considérations absurdes aussi saugrenues qu’assumées. Bref, voici un article à lire au 451éme degré (Fahrenheit pour les esprits scientifiques ou cinéphiles). Attention, ça brûle, et c’est du lourd ! :-))
Pour les plus cinéphiles, ce titre aura rappelé celui d’un fleuron du nanar cinématographique français (pour certains, l’expression relève du pléonasme, mais je ne m’aventurerai pas dans ce débat), Les W.C étaient fermés de l’intérieur, tourné par Patrice Leconte en 1976 avec Coluche et Jean Rochefort en vedettes. Le synopsis est déjà tout un programme : Un homme est trouvé mort dans ses vécés, et tout porte à croire qu'il a été assassiné. Or, ces vécés étaient fermés de l'intérieur ! Le commissaire Pichard, flanqué de son fidèle adjoint l'inspecteur Charbonnier, va se lancer à corps perdu dans cette tâche difficile consistant à dénouer les fils de cet écheveau diabolique. Vous l’aurez compris, le film est une adaptation du Mystère de la chambre jaune de Gaston Leroux version « Titus, pose ton séant séant ! ». Pour ceux qui en douterait, il peuvent savourer quelques images en cliquant sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/x1ltyw_les-wc-etaient-fermes-de-l-interieu_fun.
Délicieusement nanardesque, le film célèbre les joies du second degré (par ailleurs nécessaire pour voir le film) dans un spectacle en apparence aussi creux que divertissant.
Mais le film est infiniment plus profond qu’il n’y paraît. Truffé de références littéraires, autant dans son synopsis qui rappelle l’intrigue d’un grand roman policier que dans ses dialogues (« vous êtes mort, vous avez explosé dans vos toilettes, merde ! »), le film explore en réalité, avec une densité qui frise celle des blagues des « Grosses têtes », quelques grands personnages du cinéma. Accoutré d’un imperméable et d’un chapeau de détective, Jean Rochefort incarne un parfait Inspecteur Clouseau tandis qu’un autre inspecteur semble évoquer superbement la figure de Moriarty. Les scènes Hitchcockienne se succèdent avec une virtuosité confuse avant d’être confondante. Bref, du grand cinéma français comme on l’aime diront certains. Excepté le fait que l’autodérision est totalement assumée et offre un spectacle comique, certes navrant, mais comique tout de même.
Voilà ce qui nous conduit à élargir la réflexion, comme l’annonce le titre de l’article, et à explorer les fondements (oui, elle est facile celle-là) de notre civilisation. Pour ceux qui n’ont pu s’y rendre, le pèlerinage (j’utilise ce terme car pour les agités de l’Aget, la lutte est une religion) à la fac du Mirail s’avère nécessaire, comme une de ses expériences qu’il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie. Mon conseil va sans doute vous surprendre, mais je vous conseille de débuter votre séjour par la visite des latrines situées aussi bien en intérieur (BUC, UFR) qu’en extérieur (au détour d’un couloir). Tapissés (celle-là aussi était facile) joyeusement d’annonces de CDD (traduisez : Coups à Durée Déterminée) et de considérations philosophiques (« Dieu est mort ». Nietzsche. « Nietzsche est mort ». Dieu), les WC du Mirail offre un panorama de la diversité des expressions et du brassage des influences culturelles. Jacques Chirac a d’ailleurs retenu le site, sachez-le, pour expérimenter et promouvoir le « dialogue des cultures ».
Oui, à la fac du Mirail, les W.C sont ouverts vers l’extérieur ! A l’université du Mirail, comme dans de multiples lieux publics, les lieux d’aisance offre un cadre propice à la réflexion et à l’analyse en profondeur des problèmes contemporains. La diversité des inscriptions qui y figurent en atteste. Paul, et ses
D’indispensables références cinématographiques ne sont pas oubliées et sont distillées avec des variations (« Les Bronzés font fausse couche » ou encore « Mon frère s’appelle Mauricette »). Certains esprits artistiques s’adonnent simplement aux joies d’innocentes esquisses sur les mystères de la vie (variations autour du phallus, thème plutôt récurrent) ou revendiquent leur appartenance au monde merveilleux des schtroumpfs en repeignant des urinoirs en bleu, transcendant l’influence même de Marcel Duchamp.
Ce simple panorama ne saurait rendre compte avec exhaustivité des multiples intérêts suscités par cette visite (je précise que, tenant compte du problème actuel du pouvoir d’achat, la visite est gratuite). Mais s’il aura permis d’illustrer la nécessité du dialogue des cultures, et la pertinence de son approche, un grand pas sera franchi avant d’avoir été effectué. Bref, bon vent (je suis un peu ballonné, excusez…) à tous et méditez bien cette métaphysique des édicules dont dépend le progrès social et humain que nous appelons tous de nos vœux sincères et de condoléances. :-))
PS : Pour Petit Grognard et Pinocchio, oui, j’ai pris plaisir à écrire ce texte ! Et je vais d’ailleurs le relire de ce pas ! :-))
Amitiés, :-))
Dante.
"Je crois aux forces du dialogues des cultures, et je ne vous quitte pas... "
"les WC du Mirail offre un panorama de la diversité des expressions et du brassage des influences culturelles. Jacques Chirac a d’ailleurs retenu le site, sachez-le, pour expérimenter et promouvoir le « dialogue des cultures ». "
"Emouvant de revoir le départ du Président. Le seul, bien sûr. Le Président Mitterrand!"
Hyarion, j'ignore si j'ai déjà eu l'occasion de te le dire, mais j'adore ton blog. ;-)
(et, sinon, elle fait encore des paquets cadeaux de farine colombienne, Ingird Betencourt?)
Sauron (nom de code : l'arche du mirail est mon amie)
HABITONS NOTRE TEMPS !
Sans doute connaissez-vous cette technique qui nous vient d’Afrique, ce continent dont notre cher Président de la République déclare que les hommes qui le peuplent « ne sont pas assez entrés dans l’histoire » et ne « s’élancent pas vers l’avenir » (cf. Discours de Nicolas Sarkozy à l’Université de Dakar du 26 juillet 2007) : le bâton à palabres. La technique consiste à faire tourner un bâton dans une assemblée, le détenteur étant le seul habilité à parler pour un temps avant de faire circuler le bâton, et donc la parole.
Dans nos sociétés anxiogènes qui mobilisent des figures et des symboles, qui sacralisent autant certains héritages qu’elles n’en piétinent d’autres, les discussions se font à bâtons rompus quand elles n’usent pas des coups de bâtons. Coups de bâtons sentence qui décrètent ou secrètent d’implicites discriminations, celles qui excluent lentement mais progressivement comme celles dont s’excluent volontairement certains pour la pratiquer à leur tour. La joyeuse cacophonie se régalent d’insultes gratuites, d’ironie vacharde. Dans ce climat hostile au débat, une novlangue s’épanouit. Tout le monde la parle mais personne ne
Notre devoir de parole n’a pourtant jamais été aussi urgent. Et ce qui explique ce silence n’est pas simplement du à quelques énarques qui se font passer le bâton à palabres à tour de rôle mais aussi à notre conviction que nous n’avons aucune possibilité de l’intercepter pour prendre
« On se rappelle aussi que tout ça, cette apparente indifférence, cette discrétion, cette faiblesse aussi, c’est la faute de nos parents. De leur faute ou grâce à eux. Parce que ce sont eux qui nous ont appris les livres et
comme le dit l’historien Jean Chesnaux, passe aussi par l’acte de redonner son sens et son essence à la parole.
Les contorsions sémantiques actuelles pour dire la chose à ne pas prononcer, de crainte de réveiller dans l’opinion d’infâmes spectres, fleurissent aujourd’hui et témoignent de l’élaboration d’un consensus consenti par tous. L’exemple le plus flagrant est bien évidemment celui de « politique de rigueur ». Dernières déclarations de Eric Woerth, ministre du Budget, sur le sujet : « Il y aura une contrainte budgétaire extrêmement forte ». C’est à qui inventera l’expression la plus acceptable pour ne pas dire « politique de rigueur » ! L’opinion publique, dans l’affaire, a une grande part de responsabilité. Dénonçant en coulisse cette hypocrisie, elle s’en satisfait pourtant, acceptant de jouer le jeu en tribune officielle. Où est cette voix qui marmonne dans sa barbe quand elle aurait le devoir de parler haut et clair ?
Mais le discours et le langage sont des armes puissantes. De leur détenteur découle la légitimité et la force d’autorité. Les derniers incidents liés au nucléaire font la démonstration des stratégies qui se déroulent et l’exposé des derniers protocoles branchés. Les problèmes survenus à la centrale de Tricastin ont été classés niveau 1, dans la rubrique superbement intitulée, avec forces dorures, « anomalies ». Sans aucune définition, le terme recouvre une diversité d’erreurs et de fautes, comme le souligne le Canard Enchaîné du 23 juillet 2008. L’ennui est que l’ampleur de ces anomalies est proportionnelle à leur diversité. Les impacts qualitatifs sont relégués derrière l’élaboration du quantitatif quand ces deux approches devraient pourtant être mis en corrélation pour examiner un problème et tenter de le résoudre. Mais, que les citoyens se rassurent, la transparence est aujourd’hui de mise sur la question du nucléaire ! D’ailleurs, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) n’est-elle pas contrainte, dans sa promotion de la « transparence » à l’Arrêté du 24 juillet 2003, relatif à la protection du secret de défense nationale dans le domaine de la protection et du contrôle des matières nucléaires (cf. Journal Officiel de
Ce problème du langage sur le progrès réside dans la profonde altération des informations, dont dépend pourtant sa crédibilité. Le soupçon permanent et la méfiance à l’égard du progrès n’est pas simplement le résultat d’un réflexe conservateur ou instinctif. Il prend aussi ses racines dans les discours tenus sur le progrès, dans le détournement de mots fondamentalement positifs dans leur essence et qui ont aujourd’hui perdu et leur crédit et leur noblesse. La « réforme » ou encore la « modernisation » sont passés du statut de principes nécessaires et accompagnant l’épanouissement des hommes, à celui de principes désignant viscéralement un mouvement incontrôlable, déstructurant et destructeur, dépossédant la proximité de sa capacité à agir dans son espace. Cette mutation lexicale n’est pas arrivée par hasard. Elle permet notamment de répondre aux attaques de ceux qui combattent ce « progrès » dont ils se gargarisent à longueur de discours. Elle permet de classer ceux qui dénoncent la régression dans le camp des régressifs eux-mêmes. Le véritable enjeu ne réside pas tellement dans l’examen de la nécessité ou pas du progrès, ou dans les débats classiques des usages du progrès, mais plutôt dans une définition du progrès. Qu’est-ce que le progrès aujourd’hui ? Est-ce raisonner en terme absolu de rationalisation des unités de rentabilité au dépens de la déstructuration des territoires et des rapports sociaux ? De quel progrès parle-t-on quand on impose la culture des OGM en plein champ, sans promotion consultative de tous les acteurs concernés et avant d’avoir procédé à un examen approfondi du sens de cette technique, de ses modalités et de ses impacts ? Quel sens donnons-nous au progrès si nous le dissocions de sa dimension humaine ? Dans un de ses textes, Jules Renard écrivait : « le contraire du progrès, c’est le regret ». Il est tant de redonner son sens, sa place et sa noblesse au progrès avant de matérialiser davantage les conditions d’un regret.
En 1889, Jean Jaurès prononçait un discours à Toulouse pour les cent ans de
Amitiès,
Dante.
"Je suis le parrain d'une petite fille de Dieudonné M'Bala", a déclaré M. Le Pen à l'AFP, tout en soulignant qu'il s'agissait de sa "vie privée".
La petite fille s'appelle Plume, et elle est le troisième enfant de Dieudonné, a-t-il indiqué.
Interrogé sur ses liens avec l'humoriste, M. Le Pen a expliqué que Dieudonné "n'avait pas toujours les mêmes idées politiques", mais qu'ils faisaient tous les deux partie de "la communauté des persécutés", en allusion aux poursuites judiciaires que leur ont valu leurs propos respectifs sur la Shoah.
"Nous sommes persécutés de la même manière à cause de notre liberté de pensée et de notre liberté de parole", a-t-il dit.
Selon des informations de Libération, le baptême de l'enfant a été célébré à Bordeaux, dans la paroisse traditionaliste de Saint-Eloi, par l'abbé Philippe Laguérie, ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, bastion intégriste parisien.
Dieudonné avait esquissé un rapprochement avec Jean-Marie Le Pen pendant la campagne présidentielle, s'affichant en novembre 2006 à la fête du FN au Bourget, avant qu'une partie de l'état-major du FN ne se montre à l'un de ses spectacles à Paris.
Il avait ensuite soutenu aux législatives Patrick Bourson, ami de Jean-Marie Le Pen et candidat FN dans la Marne. »
Deux pages dans le "Nouvel Obs, où Claude Askolovitch raconte l'affaire en insistant sur l'antisémitisme de Siné. Pétition de soutien à Siné. Rappel d'un dérapage antisémite du même il y a 23 ans. Déferlante d'insultes anti-Val sur le grand défouloir d'internet. Grande tribune de deux tiers de page de BHL dans "Le Monde" (22/7) en soutien à Val. Dessin de Plantu dans "L'Express" (24/7) où l'on voit Val en nazi en train de virer Siné. Tribune d'Alain Badiou dans "Le Monde" réclamant le droit de traiter ses ennemis de chacals. Tribune d'Alexandre Adler dans "Le Figaro" comparant Val à Zola. Tribune de Joffrin dans "Libé " (25/7) soutenant Val et s'emmêlant les pinceaux :"On choisit sa religion on ne choisit pas sa race" (comme s'il existait une race juive). Tribune de François Reynaert, de l'"Obs" reprochant à Askolovitch de l'"Obs" d'avoir fait un faux procès à Siné : "Tu nous fais entrer dans une logique regrettable et dangereuse." Soutien à Val du CRIF, de la LICRA, de SOS Racisme et même de la ministre [de la Culture, Christine] Albanel. Grands débats : Siné est-il vraiment antisémite ? Val ne serait-il pas islamophobe, lui qui a publié les fameuses caricatures anti-islamistes ? Est-ce lui qui est stalinien ? Ou Siné ?
Bon, on se calme. Rappelons que Siné s'était fondé sur un article de "Libé" (23/6) où l'on pouvait lire : "Patrick Gaubert, pdt de la LICRA et ami de Nicolas Sarkozy (...) remarque qu'aujourd'hui le fils de Nicolas Sarkozy Jean vient de se fiancer avec une juive, héritière des fondateurs de Darty, et envisagerait de se convertir au judaïsme pour l'épouser."
Voilà : une info bidon, suivie d'un amalgame pour le moins douteux, une menace de procès suivie d'un licenciement sec (discutable), et voilà que des tas de gens trouvent là l'occasion d'assouvir d'anciennes rancoeurs, de prendre des poses, d'en rajouter des tonnes, de régler des comptes politiques et journalistiques, d'en appeler à Dreyfus et à Maurras, de se lancer des noms d'oiseaux...
Bref, l'atmosphère est hautement inflammable. Il serait temps de prendre des vacances, chez les Ch'tis, par exemple. »
(Jean-Luc Porquet, in Le Canard Enchaîné N°4579, 30 juillet 2008)
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