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"Sarkozy, il faut lui marcher dessus. Pour deux raisons. Un, c'est la seule chose qu'il comprenne. Deux, ça porte chance." (Jacques Chirac)


(Jacques Chirac, par Kiro)

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Vendredi 2 mai 2008
Les évènements survenus en mai 1968 en France fêtent ce mois-ci leur quarantième année d'ancienneté. Depuis le début de cette année 2008, au moins depuis le mois de mars, on nous bassine avec cet anniversaire. Il faut croire que c'est là quelque-chose d'essentiel pour certains. Moi, cela m'agace. Une fois de plus, au nom d'une certaine bien-pensance, on assiste au grand cirque de la commémoration surmédiatisée, avec son lot de "grands témoins" de l'Histoire tout joyeux de se sentir exister, même après toutes ces années, par l'intermédiaire de publications opportunistes et autres interventions désespérantes dans le "débat public". Les uns, pleins de nostalgie à la guimauve, ventent les mérites des acteurs des évènements de Mai 68, les autres, pleins de mépris et de malice, dénoncent les turpitudes desdits acteurs ; les uns chantent les louanges d'une "révolution" qui n'a pas eu lieu, les autres hurlent que Mai 68 serait la cause principale du fameux "déclin français" dont on nous rebat les oreilles depuis tant d'années. Personnellement, je n'ai que faire de tous ces faux débats sur je-ne-sais quel bilan positif ou négatif de Mai 68. Mais s'il ne s'agissait que de ce genre de foutaises, cela aurait encore été acceptable, au nom d'un certain laissez-fairisme conçu comme le stade suprême du je-m'en-foutisme, positionnement qui est souvent le mien lorsque je suis confronté des cirques médiatiques de ce genre. ;-) Malheureusement, lorsque j'ai constaté que cette commémoration de Mai 68 était également caractérisée par des distribution de pavés en mousse et des ventes de pavés en chocolat, là, devant tant de bêtise, j'avoue que j'ai vraiment eu envie de m'énerver. Toutefois, je me suis efforcé de garder mon calme, car j'ai bien vite réussi à trouver un responsable acceptable à cette situation stupide. Le responsable que j'ai choisi, vous l'aurez deviné, c'est évidemment Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa. Pourquoi ? D'abord, parce que ça me plaisir. ;-p Et ensuite, parce qu'il a effectivement une part de responsabilité. Comment, en effet, ne pas penser qu'il aurait pu en être autrement, en matière de commémoration de Mai 68, si l'actuel chef de l'Etat n'avait pas tout fait pour favoriser, dès l'année dernière, l'essor des faux débats sans intérêts sur le bilan dudit Mai 68 ?

Souvenez-vous : c'était en 2007, pendant la dernière campagne électorale présidentielle. Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP à la plus haute charge de l'Etat, pensait que pour gagner l'élection, il fallait tirer à gros boulets, lors de ses interventions publiques, sur l'héritage de Mai 68. Et il n'a pas manqué de le faire, usant et abusant de ce thème pour mieux réveiller de vieux préjugés et de vieux clivages, pourtant hors de propos. Dès le mois de janvier 2007, en bon candidat voulant devenir "le Président de la valeur travail", il met "l'idéologie de mai 68" sur la table, par exemple en l'évoquant, d'abord en passant, au fil d'un entretien accordé au journal Le Figaro :

"Question : Vous parliez des valeurs de la droite. Quelles sont-elles ? 

Nicolas Sarkozy : Au premier rang, je mettrai la valeur travail dont l'oubli résume à mes yeux toute la crise morale française. Le travail a été délaissé par la droite et trahi par la gauche. Les socialistes ne parlent plus des travailleurs, c'est un signe. Je veux être le candidat du travail. C'est ma cohérence et le ciment de mon projet. La deuxième valeur, c'est le respect. L'erreur de mai 68, c'est d'avoir pensé faire le bonheur de l'élève en le considérant comme l'égal du maître. Or, si l'élève a vocation à dépasser le maître, il doit respecter son autorité. Enfin, il y a la valeur de responsabilité. Je considère qu'il n'existe pas de droit sans devoir en contrepartie. Je demande que nul ne puisse refuser plus de deux offres d'emploi qui correspondent à sa qualification. Je demande aussi qu'il n'y ait pas de minimum social sans une obligation d'activité en contrepartie."

(Extrait d'un entretien avec Nicolas Sarkozy, publié dans le journal Le Figaro, 31 janvier 2007)

Le candidat Sarkozy aura, par la suite, l'occasion de passer à la vitesse supérieure, en faisant de l'héritage de Mai 68 une sorte d'anti-modèle de société, régulièrement dénoncé. Le 29 avril 2007, lors de son dernier grand meeting de campagne, entre les deux tours de l'élection présidentielle, lors duquel il réunira plus de 20 000 personnes dans le Palais omnisports de Paris-Bercy et autour, Sarkozy fustigera encore cet héritage, parlant même de la nécessité de "liquider mai 68". Le 3 mai 2007, trois jours avant son élection à la présidence de la République, lors d'un déplacement à Montpellier, il déclarera également vouloir "dire adieu" à Mai 68. Bref, du grand n'importe-quoi... mais il est vrai qu'avec Sarkozy, depuis le temps, on est habitué.
De tout ce battage médiatique autour de ce fameux Mai 68, apparemment aussi essentiel à ses dénonciateurs qu'à ses apologistes, je me serais déjà bien passé à l'époque. Aujourd'hui, je m'en passerai bien également. Et pourtant, cela continue. On a pu le constater, par exemple, lorsque, le mois dernier, Sarkozy de Nagy-Bocsa a accueilli à l'Elysée l'ancien "leader révolutionnaire" des étudiants parisiens en mai 1968, l'inénarrable Daniel Cohn-Bendit...


Cohn-Bendit reçu pour la première fois à l'Elysée


Quarante ans après les événements de 68, Dany le Rouge, devenu Vert, a foulé pour la première fois mercredi [16 avril] le sol de l'Elysée pour rencontrer Nicolas Sarkozy et parler de l'Europe.
Co-président du groupe Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit a été reçu dans le cadre des rendez-vous du chef de l'Etat avec les chefs de file des différents partis du Parlement européen en vue de la présidence française de l'Union européenne qui débutera le 1er juillet.
A l'issue de cet entretien de plus d'une demi-heure, qu'il a qualifié de "décontracté", chemise bleue foncée et tee-shirt blanc, sans cravate, Daniel Cohn-Bendit a rencontré la presse dans la cour de l'Elysée.
Cohn-Bendit avait apporté au président son livre sur les événements de mai, "Forget 68", avec cette dédicace légèrement provocante: "Pour Nicolas. L'imagination au pouvoir, c'est pour quand ? Salut. Dany". Le président Sarkozy "a ri et a dit « je vais le lire ». On a pris rendez-vous après, pour en parler", a-t-il assuré.
Cohn-Bendit lui "a vendu une idée: toute présidence ne fonctionne que s'il y a une idée de fond qui résonne en France et en Europe". Pour l'écologiste, la présidence française devrait dire "l'Europe doit maintenant s'attaquer à réguler socialement et écologiquement la mondialisation".
Le président a également parlé de l'Europe de la Défense. Les écologistes - Cohn-Bendit était accompagné de l'autre vice-présidente du groupe Verts, Monica Frassoni - ont répondu "Europe de la défense et de la prévention des conflits". "Il a dit d'accord. On va voir ce qu'il met dedans. Il a compris qu'on ne pouvait parler simplement de militaires si on ne parle pas d'une structure de prévention des conflits qui est dans le Traité de Lisbonne".
Vous a-t-il répété qu'il voulait "liquider mai 68", a demandé une journaliste, allusion à une phrase du candidat Sarkozy lors de son dernier meeting [de campagne électorale] en avril 2007.
"Non", a répondu Daniel Cohn-Bendit. "Mais il va lire mon bouquin. Il va m'appeler et dire « je me suis trompé. Pardon... Je vais pas liquider 68. Au contraire. C'est très bien. Ça me permet d'être président »", a-t-il plaisanté.
Relancé par la presse, le député européen a ajouté: "écoutez, on va pas parler sur le perron de l'Elysée de mai 68", avant de reprendre: "68, c'était formidable... Ça a commencé par une transformation formidable de la société française. La preuve, c'est qu'un homme deux fois divorcé est président de la République!" s'est-il exclamé, réjouissant la galerie des journalistes.
"Allez chercher il y a 40 ans, Mme de Gaulle, Tante Yvonne, elle se retourne dans sa tombe!" a-t-il conclu, avant de filer pour Canal+.
Daniel Cohn-Bendit a quitté "ni anxieux, ni rassuré" l'Elysée et son occupant qu'il avait récemment qualifié de "jouisseur sans entrave". Ils sont convenus de se retrouver à la finale du championnat d'Europe de foot à Vienne, fin juin.

(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 16 avril 2008, 19h38)

Je n'ai pas grand-chose à dire sur Mai 68. On peut interpréter les évènements de cette époque comme étant le signe que la société française des années 1960 acceptait de plus en plus difficilement un style d'autorité nostalgique d'une grandeur passée, parce que celle-ci parraissait fort éloignée des préoccupations d'une société souhaitant plus de liberté individuelle, de consommation et de loisirs. Ni plus, ni moins. La seule conséquence concrète, et immédiate, de la crise de mai 1968 fut la signature des accords de Grenelle, qui ont essentiellement abouti à une augmentation de 25 % du salaire horaire minimum et de 10 % en moyenne des salaires réels, ainsi qu'à une réduction du temps de travail (40 heures par semaine) et à la création de la section syndicale d'entreprise, actée dans la loi du 27 décembre 1968. Pour le reste, et surtout pour tout ce qui concerne l'évolution des moeurs, on pourra dire tout ce que l'on voudra, mais personnellement, il me semble qu'avec le recul, Mai 68 a sans doute davantage été une conséquence de l'évolution de la société plutôt qu'une cause de ladite évolution. Cela dit, ce n'est que mon avis. Je ne suis pas un spécialiste de la question, et du reste, je ne pense pas que l'on y verra bien clair dans tout cela avant plusieurs décennies, comme pour tout évènement appartenant à ce que l'on appelle l'histoire immédiate, la plus proche de notre présent. Gageons qu'en 2068, la vision des évènements de mai 1968 sera sans doute sensiblement différente de ce qu'elle est en 2008...

On l'aura compris, participer au cirque médiatique autour de Mai 68 ne m'intéresse pas. Brandir des portraits de Karl Marx, de Mao Zedong, ou d'Ernesto "Che" Guevara, et reprendre joyeusement des slogans tels que ceux relevés sur les murs à l'époque ("Il est interdit d'interdire", "CRS = SS", et autres conneries du même genre), le tout en ayant la main sur le coeur, très peu pour moi. Et ne comptez pas non plus sur moi pour diaboliser stupidement Mai 68 comme l'ont fait Sarkozy et les sarkozystes et comme ils continuent de le faire : c'est également hors de question. Entre deux attitudes stupides, je refuse de choisir. Ces attitudes sont, du reste, d'autant plus stupides que tous ces adorateurs et détracteurs de Mai 68 se prennent assurément beaucoup trop au sérieux, quoiqu'en disent certains d'entre-eux. Toutefois, au cas où certains d'entre vous auraient envie de commémorer cet épisode historique de l'histoire de France, je vous propose, chers lecteurs, une chronologie succinte des faits de l'époque, afin que vous puissiez apprécier pleinement, jour après jour, ce quarantième anniversaire à chaque date précise des évènements, durant les mois de mai et juin de cette année...

***

Chronologie de la crise de Mai 68 en France :

(Prologue, le 22 mars 1968 : les étudiants de Nanterre occupent les locaux administratifs de la Faculté ; création du "Mouvement du 22 mars" derrière Daniel Cohn-Bendit. Le président de la République, Charles de Gaulle, considère alors ces premières manifestations comme un simple chahut.)

3 mai 1968 : Première importante manifestation étudiante parisienne au Quartier latin ; heurts avec la police. Fermeture de la Sorbonne.

6-9 mai 1968 : Les grèves prennent de l'ampleur.

10-11 mai 1968 : Nuit des barricades au Quartier latin ; violences policières. Le Premier ministre Georges Pompidou, revenu d'un voyage officiel en Afghanistan, décide d'apaiser le climat en annonçant la réouverture de la Sorbonne.


13 mai 1968 : Grève générale des étudiants et travailleurs ; série de manifestations à Paris et en province, occupation de la Sorbonne.

14-15 mai 1968 : Premières occupations d'usines (Sud-Aviation, Renault-Cléon).



19 mai 1968 : Le président de la République, Charles de Gaulle, déclare : "La réforme, oui, la chienlit, non."

20 mai 1968 : La grève se généralise dans les universités, les lycées et les entreprises. Le pays est paralysé.

22 mai 1968 : Daniel Cohn-Bendit quitte la France pour faire une "tournée révolutionnaire". Le ministre de l'Intérieur annonce qu'il est désormais interdit de séjour en France.



24 mai 1968 : Manifestations après l'expulsion de Daniel Cohn-Bendit (deux morts : un commissaire de police à Lyon et un manifestant à Paris). Allocution radio-télévisée de Charles De Gaulle à Paris, la première depuis le début des événements de mai, lors de laquelle le chef de l'État annonce que l'ordre sera maintenu et qu'il sera procédé à un référendum sur la participation dans l'Université et les entreprises "industrielles et agricoles dans le cadre de nos régions". Son discours est sans effet.


25 mai 1968 : Ouverture des négociations sociales de Grenelle entre le gouvernement de Georges Pompidou, le patronat et les syndicats (Jacques Chirac, alors jeune secrétaire d'État aux Affaires Sociales, fait partie des négociateurs). Grève à l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française).


27 mai 1968 : Signature des accords de Grenelle. Les ouvriers décident néanmoins de poursuivre la grève. Meeting au stade Charléty, à Paris.

28 mai 1968 : Candidature de François Mitterrand, qui a été le principal concurrent de De Gaulle lors de l'élection présidentielle de 1965.

30 mai 1968 : Après sa disparition provisoire le 29 mai, retour de Charles de Gaulle à Paris, et discours présidentiel annonçant le maintien au pouvoir du chef de l'État ("Je ne me retirerai pas"), la dissolution de l'Assemblée nationale et des élections législatives. Grande manifestation gaulliste sur les Champs-Élysées (Charles Pasqua est un des organisateurs de cette manifestation de soutien à De Gaulle).

5-7 juin 1968 : Reprise du travail dans les transports.

10-11 juin 1968 : Persistance de la grève dans la métallurgie ; violences devant les usines de Renault-Flins et de Peugeot-Sochaux (trois morts : un lycéen et deux ouvriers).

16 juin 1968 : Évacuation de la Sorbonne par la police.

23 et 30 juin 1968 : Élections législatives ; victoire de la majorité présidentielle (raz-de-marée gaulliste).

26 juin 1968 : Reprise du travail.

(Épilogue politique, le 10 juillet 1968 : à la suite des élections législatives, Charles de Gaulle accepte la démission du gouvernement de Georges Pompidou, et nomme Maurice Couve de Murville Premier ministre.)

***

Voila, j'espère que cela pourra vous aider à organiser votre commémoration personnelle... ;-)

Pour finir, je souhaiterai que l'on cesse d'en faire de tonnes avec la signification de Mai 68. Les révolutions de 1789, 1830, 1848 étaient de vraies révolutions. La Commune de Paris de 1871 fut une tentative sérieuse de révolution. Mai 68 ne saurait arriver à la cheville de ces évènements. Je souhaiterai donc que l'on arrête de vénérer ou de diaboliser cet épisode de l'histoire, et surtout que l'on arrête de lui donner autant d'importance, en bien ou en mal. Je ne sais pas si mon souhait sera réalisé avant longtemps, mais en attendant, je vous propose, en guise de conclusion, un extrait d'un entretien que Tony Judt a accordé l'automne dernier au Nouvel Observateur. Tony Judt, historien britannique né à Londres en 1948, spécialiste de l'Europe et de la vie intellectuelle française, directeur de l'Institut Erich-Maria-Remarque à l'Université de New York, est l'auteur de Après-guerre. Une histoire de l'Europe depuis 1945, publié, en France, chez Armand Colin. On remarquera que l'entretien date d'une époque légèrement antérieure à celle, tout récente, où le magazine Le Nouvel Observateur a décidé de s'intéresser à des sujets aussi essentiels que
les fesses de Castor ou que l'histoire bouleversante d'un certain SMS sarkozyste... ;op

"Nouvel Observateur. – Vous écrivez que «les événements de Mai en France eurent un impact sans commune mesure avec leur véritable signification». Pourquoi?

Tony Judt. – Parce qu'il s'agit d’une coïncidence. Les grèves et le début du ralentissement économique des années 1967-1969 ont donné aux mouvements estudiantins plus de visibilité qu'ils n'en auraient eue quelques années plus tôt. En outre, le poids symbolique de Paris en 1968 était encore grand. Les gens un peu partout faisaient référence à la Commune de Paris, au Front populaire, ou même à la Révolution, si bien que l'agitation de la rue à Paris a eu un retentissement international quasi mystique qu'il n'a plus à l'heure actuelle. Qui aujourd'hui chez les moins de 40 ans se souvient du mur des Fédérés et sait où il est ? Naturellement, la coïncidence de mouvements d'étudiants dans d'autres pays a fait briller un Paris – comme en 1848 – considéré comme la capitale du grand changement international. Les jeunes ont voyagé à Paris en mai 1968 pour être au cœur de l'action, comme ils allaient à Barcelone en 1937.

N. O. – Récemment, Nicolas Sarkozy expliquait qu'il fallait en finir avec Mai-68. Comment expliquez-vous que Mai-68 soit toujours une question de débat dans la politique française?

T. Judt. – Sarkozy est un démagogue. En effet, pour justifier son parcours personnel, il se sert de la génération des années 1960 – ma génération – sans laquelle il n'aurait pas un objet commode – un bouc émissaire – à condamner. Que veut-il dire fondamentalement ? Veut-il dire: il faut en finir avec des soulèvements populaires ? Bonne chance. Veut-il dire: il faut en finir avec la gauche activiste ? Mais cette gauche-là s'est anéantie elle-même. Veut-il dire: il faut en finir avec des illusions sociales-démocrates, des lendemains qui chantent, etc. ? Mais là c'est l'affaire de l’histoire, pas celle de Sarkozy."

(Extrait d'un entretien avec Tony Judt [propos recueillis par Laurent Lemire], publié dans Le Nouvel Observateur du 25 octobre 2007)

Judt remet les évènements de Mai 68 en France à leur juste place et tord le coup, au passage, à Sarkozy de Nagy-Bocsa, et à sa minable obsession de Mai 68. Très bien ! Après cela, je n'ai plus rien à ajouter. :-)

Cordialement, :-)

Hyarion.

(Illustrations : Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa en CRS de Mai 68, caricature par Kiro [d'après une affiche contestataire de mai 1968], publiée dans Le Canard Enchaîné N°4514, 2 mai 2007 ; Daniel Cohn-Bendit le 16 avril 2008 à l'Elysée, photographie de l'Agence France Presse, ©Eric Feferberg/AFP ; Vue générale du grand défilé des étudiants et des salariés entre la République et la place Denfert Rochereau, à Paris, le 13 mai 1968, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/archives ; La cour intérieure de la Sorbonne occupée le 15 mai 1968 à Paris, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP ; Le Premier ministre Georges Pompidou [au centre] et le secrétaire d'Etat Jacques Chirac [à droite] lors des accords de Grenelle en mai 1968, photographie, ©La Documentation française ; Georges Pompidou (au centre), Premier ministre d'alors, lisant, assis devant les journalistes, le 27 mai 1968 à Paris, le protocole des accords de Grenelle [Jacques Chirac, secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales d'alors, est présent, à droite], photographie de l'Agence France Presse, ©AFP)
par Hyarion publié dans : Turpitudes de la vie politique communauté : Communauté de l'opposition
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