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Choses Vues à Toulouse : La parade des animaux... à la Médiathèque

par Hyarion 4 Avril 2008, 06:59 Musées et expositions

Il est temps de lever à nouveau le pied en matière d'actualité politique. Le départ annoncé de la blogosphère du collègue Petit Grognard, avec des photographies de paysages bucoliques illustrant d'ultimes articles cohabitant avec un sanglier grogneur uderzien qui disparaitra bientôt, lui aussi, avec le blog dont il a longtemps orné l'en-tête... le temps qui passe... un retour de mélancolie... : tout cela m'incite à parler d'autre chose...
Une petite exposition, qui ne paye pas de mine, mais que je trouve fort sympathique est proposée en ce moment à Toulouse, à la Médiathèque José-Cabanis. Organisée du 26 février au 13 avril 2008, cette exposition, intitulée "La parade des animaux", propose de découvrir, dans le cadre de l'univers du livre pour enfants, les oeuvres de neuf artistes s'inspirant du monde animal. "Avec décalage, dérision, réalisme, complicité, étrangeté, tendresse, angoisse, Wolf Erlbruch, Henri Galeron, Nicolaus Heidelbach, Claude Lévêque, François Roca, John A. Rowe, Michael Sowa, Katrin Stangl et Marko Turunen s'interrogent sur les différents rôles interprétés par les animaux dans le livre de jeunesse et sur l'étendue de leurs relations avec le monde des enfants" : c'est ainsi qu'est présentée l'exposition, sur le site et la brochure des manifestations du mois de la Médiathèque.


Je suis passé voir cette exposition, le 21 mars dernier, un peu par hasard, en allant emprunter des livres à la Médiathèque. J'y suis retourné le 28 mars dernier. Les oeuvres d'un artiste m'ont particulièrement intéressées : celles de Michael Sowa. Elles me rappelaient des souvenirs, mais pas forcément des souvenirs d'enfance, bien que les illustrations des livres de jeunesse m'aient énormément marquées dans mon enfance. Je n'ai pas tardé à me rappeler que les illustrations de cet artiste allemand figuraient en nombre dans l'appartement de l'héroïne principale du film français Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet (2001). Je me suis souvenu d'avoir apprécié ces illustrations apparaissant dans ce film, vu au cinéma à l'époque. Certaines s'animaient, et d'autres, sans cela, restaient chargés de poésie, de rêve, d'étrangeté...


Michael Sowa est né à Berlin en 1945. Il travaille, depuis 1975, comme peintre et illustrateur pour la presse et l'édition. Il vit à Berlin. Son oeuvre, où l'animal est omniprésent, est ainsi décrite, dans le cadre de cette exposition :

"Michael Sowa

En Apparence

L'Etre humain semble absent du propos de Michael Sowa. L'atmosphère est lourde. Quelque-chose n'est pas à sa place. Dans des paysages calmes comme après une tempête, les animaux occupent le rôle des hommes. Ils vivent dans un monde où d'humain ne reste que la trace. Se dégage une sorte d'inquiétude, d'oppression. L'autre, l'animal a pris le pouvoir. L'homme est disqualifié."
 

Qu'il soit cochon, chat, chien, ours ou lièvre, l'animal est au centre de l'oeuvre de Sowa. Les paysages, les décors dans lesquels il les met en scène dégagent une impression de quiétude, à la fois étrange et apaisante. On pense aux peintres Caspar David Friedrich, Henri Rousseau dit le Douanier, et surtout, René Magritte : entre romantisme, naïveté et surréalisme, le tout avec une bonne dose d'humour et de poésie.


Cette exposition, conçue par le Centre de promotion du livre de jeunesse-93 (Seine-Saint-Denis), est coproduite par ledit Centre, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et la Ville de Paris. Elle est présentée à Toulouse, à la Médiathèque José-Cabanis (1, allée Jacques Chaban-Delmas ; près de la gare de Toulouse-Matabiau), jusqu'au 13 avril prochain. Outre des oeuvres de Michael Sowa, on pourra y voir celles d'autres artistes, notamment celle d'Henri Galeron, qui a illustré plusieurs couvertures de mes livres de jeunesse, ainsi que des sculptures, et des masques et costumes prêtés par le Théâtre du Capitole de Toulouse... Des exemplaires des livres illustrés par les artistes exposés peuvent être consultés dans la salle d'exposition, notamment, en ce qui concerne Michael Sowa, Bestiaire (Seuil, 1999) et Esterhazy, un lièvre à Berlin (Editions de l'Inventaire, 1993). Encore une fois, l'exposition ne paye pas de mine, mais elle vaut le détour, si vous passez à la Médiathèque. Personnellement, ça m'a changé un peu les idées... au moins le temps de la visite.

Cordialement, :-)

Hyarion.
 
(Illustrations : Le Saut de l'ange, illustration par Michael Sowa, in Bestiaire (Seuil, 1999), ©Michael Sowa ; L'Ours, illustration par Michael Sowa, in Bestiaire, op.cit., ©Michael Sowa ; Their master's voice, illustration par Michael Sowa, in Bestiaire, op.cit., ©Michael Sowa ; Mélancholie d'une soirée d'été, illustration par Michael Sowa, in Bestiaire, op.cit., ©Michael Sowa ; Illustration tirée de Esterhazy : un lièvre à Berlin, illustration par Michael Sowa, in Bestiaire, op.cit., ©Michael Sowa)

commentaires

Dante 05/04/2008 12:26

" Dante, il m'intéresse beaucoup ton philosophe....Il me fait un peu penser à un de mes persos littéraires préférés, Zenon, le philosophe alchimiste médecin de l'Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar. ..Bien que ce personnage soit supposé avoir vécu une bonne cinquantaine d'années avant Vanini, j'y trouve un écho, et c'est agréable ;o) " Il est en effet permis de déceler de multiples correspondances avec ce philosophe. Tout comme dans l'Alchimiste de Paulo Coelho, la métaphore peut être envisagée: au-delà de la transformation de tout métal vil en or grâce à la pierre philosophale, Vanini et bien d'autres avant ou après lui pensaient que l'on peut transformer toute matière et objet de curiosité en outil de connaissance...Merci à Dante pour sa présentation de l'ouvrage de Mathias Klemm consacré à Giulio Cesare Vanini : elle suscite l'intérêt et la curiosité. :-)Avec plaisir ! :-)Amitiès, Dante.

romaine 04/04/2008 21:21

C'est très joli, Hyarion! Merci du tuyau, j'essaierai d'aller voir ça demain. J'aime beaucoup les illustrations que tu as mises. Cependant s'il n'y a pas d'hommes dans cet univers qui a ouvert la boite de kit et kat dans "mélancolie d'un soir d'été"?Finalement, sur cette terre, l'homme à un sens, il sert à ouvrir la boite du chat ;D non, je plaisante ;o)Dante, il m'intéresse beaucoup ton philosophe....Il me fait un peu penser à un de mes persos littéraires préférés, Zenon, le philosophe alchimiste médecin de l'Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar. ..Bien que ce personnage soit supposé avoir vécu une bonne cinquantaine d'années avant Vanini, j'y trouve un écho, et c'est agréable ;o)

Hyarion 05/04/2008 01:01



Romaine >>> "Cependant s'il n'y a pas d'hommes dans cet univers, qui a ouvert la boite de kit et
kat dans "mélancolie d'un soir d'été"? Finalement, sur cette terre, l'homme à un sens, il sert à ouvrir la boite du chat ;D non, je plaisante ;o)"

Qui sait, chère Romaine : c'était peut-être du "Kwiskas chaton", parce que "si on leur demandait, aux chats, les chats, ils acheteraient Kwiskas"
! ;o) En tout cas, pour ce qui est de l'ouverture de la boîte du chat, c'est certain : l'homme sert au moins à ça ! ;o) Bien sûr, je plaisante, moi aussi... ;o)


Merci à Dante pour sa présentation de l'ouvrage de Mathias Klemm consacré à Giulio Cesare Vanini : elle suscite l'intérêt et la curiosité.
:-)

Amicalement, :-)

Hyarion.



Sauron 04/04/2008 14:29

Quel destin que celui de ce Vanini! de quoi nous rappeler (bien à propos) que le temps fut long durant lequel l'Italie régna -et avec quelle gloire- sur l'esprit en Europe. Quant à Didier Foucault, il m'a toujours semblé avoir une tête à aimer les philosophes italiens... ;-)Sinon, merki Hyarion pour cette charmante excursion en territoire humanimal. Les tableaux de Sowa auraient presque leur place aux Abattoirs... mon cher musée que je n'ai plus l'occasion d'aller visiter les dimanches aprem! (et j'aime beaucoup Their master'voice aussi!)"mais tous ceux qui ont vu Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain ne peuvent que se souvenir de ces illustrations animalières de Michael Sowa, qui, dans le film, ornent les murs de l'appartement (et notamment de la chambre) d'Amélie Poulain, et qui, parfois, prennent vie..." : euh... non. En même temps, je lisais en le regardant, histoire de pas m'endormir... Et je n'entrerai pas dans un débat sur l'intérêt d'interdire le cinéma français, même après la provocation du Amélie Poulain (2001) ;)-amicalement, Sauron (qui redemande de ces excursions charmantes en pays de l'esprit : à quand le nouveau Muséum d'histoire naturelle?)

Dante 04/04/2008 12:56

Cher Hyarion,
 
     Merci pour ton article et compte-rendu de cette exposition. Je pense que je m’y rendrais très bientôt et très probablement dans le même état d’esprit que toi.
     Je suis également sensible aux œuvres de Michaël Sowa et notamment Their master’s voice. En ce sens, l’humain n’est pas vraiment présent par traces mais intègre pleinement la sphère de l’animal. Comme si les animaux adoptaient des postures typiquement humaines dans des situations qui le sont tout autant. On retrouve l’humanité mêlée à l’animalité, avec une intention et un cadre esthétique différents, dans certains collages de Jacques Prévert. Les archevêques ont des têtes de poissons, par exemple…
     Bref, tu m’as donné envie d’aller voir cette exposition et je t’en remercie.
     Je voudrais à mon tour faire partager un petit événement culturel qui m’a permis d’approfondir une connaissance jusqu’ici anecdotique d’un personnage. Mathias Klemm, auteur et éditeur, a publié en 2006 un très beau livre intitulé Giulio Cesare Vanini, un philosophe sur le bûcher (Edition Mathias Klemm, 2006). J’ai rencontré Mathias Klemm lors d’une conférence sur Vanini et il y présentait également son ouvrage. Mathias Klemm est un vrai passionné, courtois et attentif. Sa connaissance sur Vanini (1585-1619) et son envie de la faire partager m’ont convaincu de me procurer son ouvrage. Ecrit avec beaucoup de fluidité et un souci d’aborder la complexité du personnage, Mathias Klemm nous livre une biographie singulière et accessible d’un personnage décrié et oublié aussi bien par ses contemporains que par les lumières de notre temps. L’ouvrage commence ainsi : « Avez-vous jamais entendu parler de Giulio Cesare Vanini ? Un « pauvre napolitain » brûlé vif le 9 février 1619 sur la place du Salin à Toulouse à l’âge de 34 ans. Condamné à mort, sans appel, par les juges du Parlement du Languedoc : « L’âme de cet athée et sodomite doit être purifiée par le feu ! ». Il s’agissait d’un philosophe… ».
     Après une vaste entrée en scène qui permet de situer Vanini dans l’esprit de son temps et de mettre en perspective les critiques que lui ont adressés ses contemporains (notamment Voltaire qui ironisait après la mort violente de Vanini : « Ils auraient mieux fait de brûler ses livres »), l’auteur précise que ce livre « n’a pas la prétention d’être une biographie officielle d’un penseur par trop méconnu » et conclu son introduction sur les motifs de son intérêt pour Vanini : « Un homme qui n’acceptait pas le consensus obligé à l’égard des grandes interrogations de son temps ne pouvait que déplaire à l’ « opinion publique » quand il ne l’effrayait pas » Et il poursuit par cette citation de Schopenhauer, décidément très actuelle : « Adhérer devint alors un devoir. Désormais, le petit nombre de ceux qui sont capables de juger est obligé de se taire ; et ceux qui ont le droit de parler sont ceux qui sont absolument incapables de se forger une opinion et un jugement à eux, et qui ne sont donc que l’écho des opinions d’autrui. Ils en sont cependant des défenseurs d’autant plus ardents et intolérants. Car ce qu’ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n’est pas tant l’opinion différente qu’il prône que l’outrecuidance qu’il y a à vouloir juger par soi-même – ce qu’ils ne font bien sûr jamais eux-mêmes, et dont ils ont conscience dans leur for intérieur. Bref, très peu de gens savent réfléchir, mais tous veulent avoir des opinions ; que leur reste-t-il d’autre que de les adopter telles que les autres les leur proposent au lieu de se les forger eux-mêmes ? Ainsi parlait Schopenhauer, un défenseur de Vanini – voilà le fil rouge de mon intérêt pour ce « pauvre napolitain ». 
     Après une présentation de son enfance, qui met en perspective sa formation intellectuelle progressive, Mathias Klemm analyse la multiplicité des centres d’intérêts de Giulio Cesare Vanini, non sans mentionner ses périples marqués par une succession d’exils et de protecteurs. De l’Italie qu’il est contraint de fuir, il se réfugie en Angleterre où il rencontre Francis Bacon, puis devient précepteur à Toulouse des enfants de parlementaires. On le retrouve ensuite à Paris puis il rejoint son ami Ginocchio, poète, à Gênes. Durant tous ces déplacements, il écrit, il observe, et sa recherche d’un refuge à Lyon lui permet de publier en 1615 un de ses premiers ouvrages Anfiteatro. Cet ouvrage, au titre équivoque, transpire une scolastique pesante et révèle un homme contraint de se soumettre aux protections dont il bénéficie. Car, selon Mathias Klemm, « Vanini n’était ni un révolutionnaire, ni un idéologue, ni un prosélyte. Encore moins le prophète d’une nouvelle ère de cocagne. Il était rusé pour se soumettre, quand il le fallait vraiment, aux exigences de la société, et savait séduire les plus attentifs de ses lecteurs ». Cependant, cette attitude que l’on pourrait hâtivement qualifiée d’opportuniste, est nettement nuancée par le courage intellectuel qui l’anime. Se définissant comme libertin érudit, dans le sens où il pense qu’il faut avoir le courage de poser des questions et d’interroger les racines de ce qui nous entoure, il publie en 1616 De Admirandis, dont l’historien Didier Foucault, spécialiste de Vanini et qui a fait sa thèse sur lui, déclare : « Ce livre est une provocation, mais sublimement séduisant…Une perle du libertinage flamboyant…un acte de libération…Quel contraste avec « L’Anfiteatro et sa pesanteur scolastique. Son texte semble être inspiré par Lucien et Diderot…Son horizon intellectuel s’étend de l’Antiquité romanisée jusqu’à la Renaissance tardive…Les sujets les plus difficiles se présentent comme dressés sur un pied léger…Vanini dirige son regard vers l’avenir et se moque de ceux qui palabrent sur l’éternité…Il philosophe avec plaisir et raffinement…Il incarne une ambiance hédoniste d’artistes de la vie qui pourraient se trouver dans un cabaret ».
    Mathias Klemm nous livre ainsi, en parallèle de ses multiples déplacements, le portrait d’un homme qui voulait séparer la philosophie de la théologie et qui s’intéressait aussi bien au problèmes de l’alimentation qu’aux comportements de ses contemporains. Refusant le concept de providence divine, qui selon lui conduit au défaitisme et au déterminisme car postulant que tout est prévu, il prône une providence humaine pour que l’homme atteigne une dignité et se définisse une place libre (et surtout de libre penseur) dans le monde. Travaillant avec les premiers naturalistes, il s’interroge aussi bien sur les mouvements de la nature que sur ceux des sociétés et de l’homme lui-même. Il étudie la sexologie à travers des tabous comme l’inceste ou l’adultère et propose une interprétation des rêves qui seraient dus non au divin mais à l’ « exploration par les hommes des tourments de leur âmes » ! Il rédige une véritable théorie de la libido et tourne autour de ce qui deviendra deux siècles plus tard la théorie freudienne de la pulsion. Bien qu’étant jadis tenu par le vœux de chasteté, Vanini affichait des connaissances surprenantes sur le plan de la médecine et de la sexualité. Il suivait attentivement tous les progrès scientifiques, adaptait et discutait ces derniers.
    Le 9 février 1619, Vanini monta sur le bûcher en déclarant « Je ne crois ni en Dieu ni au Diable. Je meurs en philosophe ». Mathias Klemm termine son ouvrage sur la mise en perspective de l’héritage intellectuel de Vanini, les discussions qu’il a suscité chez Leibniz, sa réhabilitation dans les écrits de Pierre Bayle, son étude par Hegel ou encore sa récupération par les marxistes comme le « premier révolutionnaire ». Laissons cependant la conclusion à Mathias Klemm sur ce que fut Vanini : « un touche-à-tout, de l’amour libre à l’explication rationnelle des phénomènes physiques et psychiques jusqu’à la dénégation de l’immortalité de l’âme, Vanini était bel et bien en avance sur son temps. Se moquant des tabous de la société [et prônant leur étude comme outil de connaissance semblable aux autres], il fut toute sa vie un esprit fort, un libertin érudit ». Mathias Klemm signe là un portrait vivifiant, critique et tendre d’un personnage singulier. Un livre à découvrir, assurément.
 
Amitiés,
 
Dante.

le petit grognard 04/04/2008 09:29

je ne savais même pas qui faisait des expos !L'argument "amélie poulain" m'a donné du poids pour convaincre qn de m'accompagner ;-)cordialement

Hyarion 04/04/2008 09:52



Petit Grognard >>> "je ne savais même pas qu'ils faisaient des expos !"
Ils en font depuis l'ouverture, en 2004, sur de nombreux sujets. Mais il faut passer régulièrement à la
Médiathèque pour être le mieux informé... Moi-même, j'ai découvert cette exposition un peu par hasard... d'autant plus qu'elle se trouve au Rez-de-Jardin, à côté de la grande salle des livres
pour enfants.

Petit Grognard >>> "L'argument "amélie poulain" m'a donné du poids pour convaincre quelqu'un de
m'accompagner ;-)"

La référence au film n'est pas indiquée dans l'exposition, mais tous ceux qui ont vu Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain ne peuvent que se
souvenir de ces illustrations animalières de Michael Sowa, qui, dans le film, ornent les murs de l'appartement (et notamment de la chambre) d'Amélie Poulain, et qui, parfois, prennent
vie...

Amicalement, :-)

Hyarion.



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