Vendredi 22 février 2008
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Tout d'abord, cette histoire minable de SMS présidentiel... C'est bien connu : Sarkozy de Nagy-Bocsa est très friand du service de messagerie SMS (Short Message Service), qui permet de transmettre de courts messages textuels - appelés eux-mêmes "SMS", ou "texto" - d'un téléphone portable à un autre. On a souvent vu l'actuel président de la République utiliser ce service avec son propre portable en public, notamment lors de ses déplacements, en France comme à l'étranger. Or, le 7 février dernier, Sarkozy de Nagy-Bocsa a déposé une plainte à l'encontre du site Internet du magazine Le Nouvel Observateur, nouvelobs.com. Motif de cette plainte, pour "faux, usage de faux et recel" : le site en question, la veille, 6 février, avait publié un article en ligne, dans lequel il affirmait que l'actuel chef de l'Etat, huit jours avant son mariage avec Carla Bruni, aurait envoyé à son ex-épouse Cécilia un SMS contenant cette unique phrase : "Si tu reviens, j'annule tout". Au delà de l'importance de l'information contenue dans ce désormais fameux SMS, et au delà de l'hypothèse selon laquelle les journalistes responsables de cette "révélation" auraient peut-être oublié leur cerveau dans leur lit en se levant le matin du 6 février, on aura remarqué que c'est la première fois qu'une plainte pénale contre un média est ainsi déposée par un président en exercice de la Ve République : ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac, par exemple, n'ont, en leur temps, engagé la moindre procédure judiciaire contre des médias, bien qu'ils aient eu maintes occasions de le faire... Si c'est par ce genre de "rupture" que Sarkozy veut entrer dans l'histoire, ce sera, décidément, par une bien petite porte... Toujours est-il que le directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel - dont des féministes, le mois dernier, réclamaient de voir les fesses, dans le cadre d'une autre affaire -, a finalement tenu à faire, plus ou moins, acte de contrition, la semaine dernière...
SMS publié par le nouvelobs.com : "nous avons eu tort" écrit Jean Daniel
Le directeur du Nouvel Observateur, Jean Daniel, estime dans l'édition à paraître jeudi [14 février] que l'hebdomadaire a "eu tort" de faire état sur son site internet d'un SMS que le chef de l'Etat aurait adressé à son ex-épouse Cécilia, à l'origine d'une plainte de Nicolas Sarkozy.
Dans son éditorial intitulé "Une erreur ? Oui", Jean Daniel souligne que le président de la République a "jeté lui-même sa vie privée en pâture".
"C'est là, disons-le, que nous avons eu tort", écrit-il. "Car c'est précisément parce qu'il faisait tout pour nous entraîner dans son univers qu'il ne fallait pas s'y laisser conduire", explique-t-il.
Nicolas Sarkozy a déposé jeudi [7 février] une plainte pour "faux, usage de faux et recel" à l'encontre du nouvelobs.com, après que le site eut affirmé que le chef de l'Etat aurait envoyé à son ex-épouse, huit jours avant son mariage samedi dernier avec Carla Bruni, un SMS indiquant : "Si tu reviens, j'annule tout".
"La porte qu'il a ouverte en étalant sa vie privée, nous n'avions pas à la franchir", reconnaît M. Daniel, ajoutant : "Si j'avais eu l'information dont Airy Routier (le journaliste à l'origine de l'article, ndlr) a disposé, je me serais empressé de m'en détourner".
Concernant la plainte au pénal déposée par M. Sarkozy, le journaliste juge que le chef de l'Etat a "décidé de s'engager dans une stratégie de sanction qui risque (...) d'apparaître comme un véritable combat contre la presse".
Dans un autre article, les directeurs de la rédaction du Nouvel Observateur, Guillaume Malaurie et Michel Labro, rejoignent la position de M. Daniel.
"Ce 'confidentiel' proposé par notre journaliste Airy Routier, enquêteur aguerri du magazine, a été transmis directement au responsable du site qui l'a mis en ligne", expliquent-ils.
"Si cet article avait été présenté -comme cela aurait dû l'être- à la direction de la rédaction, il est probable, sinon certain, qu'il n'aurait pas été publié. Du moins pas sous cette forme".
Les deux directeurs renouvellent toutefois leur "confiance" à M. Routier, affirmant qu'il n'a "ni inventé, ni trafiqué, ni manipulé quoi que ce soit".
Ils estiment que la procédure engagée par M. Sarkozy est "brutale, inédite et formidablement inéquitable", puisque le président, qui est partie civile "bénéficie de l'immunité pénale dans l'exercice de ses fonctions et d'un pouvoir d'influence sur les procureurs".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 13 février 2008, 20h50)
On a appris aujourd'hui, 22 février, que Cécilia Ciganer-Albeniz, ex-Sarkozy, devrait être prochainement entendue par les policiers chargés par le parquet de Paris de vérifier l'authenticité du fameux SMS que l'actuel président de la République lui aurait adressé. L'affaire fera-t-elle "pschitt", pour reprendre une expression chère à Jacques Chirac ? Cela vaudrait mieux, vu son "importance"... Sarkozy pour sa part, crie évidemment à l'injustice :
"Il n'y a pas de crise politique, pas de crise sociale. Les gens ne sont pas dans la rue, on n'a pas de grèves, pas de manifestations, pas de demandes de retrait de textes dans la rue genre CPE. Il n'y a pas de juges aux portes de l'Elysée. Et pourtant, il y a une campagne menée contre moi comme on n'en avait jamais vu depuis trente ans. Jusqu'à ce faux SMS. Vous vous rendez compte, personne n'a appelé l'Elysée pour vérifier !"
(Sarkozy, en privé, la semaine dernière [semaine du 11 au 17 février 2008], cité dans Le Canard Enchaîné N°4556, 20 février 2008)
Pauvre Sarkozy... C'est injuste, bien sûr,... mais la vie est injuste. Pourtant, l'actuel chef de l'Etat s'occupe si bien de tous les Français... quel que soit leur âge... au moins dès l'école primaire...
Nicolas Sarkozy prône un retour aux "fondamentaux" à l'école primaire
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Le président Nicolas Sarkozy a souhaité vendredi [15 février] à Périgueux un retour aux "fondamentaux" pour diminuer l'échec à la sortie de l'école primaire et annoncé l'introduction d'une "instruction civique et morale" où serait notamment abordée la question de la mémoire de la Shoah.
Le président de la République a estimé, au côté du ministre de l'Education Xavier Darcos qui est aussi maire de Périgueux, que "notre école primaire ne se port(ait) pas bien" et énoncé son objectif: "Diviser par trois, d'ici la fin de la mandature, le taux d'échec scolaire à la sortie du CM2".
Il a souhaité que les nouveaux programmes scolaires intègrent une "instruction civique et morale" qui "prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore (...), Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".
"C'est dans ce cadre" que s'inscrirait l'initiation des élèves au drame de la Shoah, selon M. Sarkozy, qui a défendu son idée controversée de "confier la mémoire" d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.
"On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays", a-t-il estimé.
Le président avait débuté sa journée en visitant deux classes de primaire avant de poser avec les élèves dans la cour. Il a été applaudi par des habitants dans les rues mais a aussi été hué par quelques dizaines de personnes rassemblées devant le théâtre.
"C'est à l'école primaire que tout se joue", a-t-il indiqué par ailleurs, soulignant que "le collège n'était souvent que le révélateur de difficultés plus anciennes". "15% des élèves" sortent de l'école "en grande difficulté" et "25% avec des acquis fragiles", a-t-il précisé.
Sur les "moyens" mis au service de son "projet éducatif", le président a indiqué que la semaine d'enseignement serait "ramenée à 24 heures au lieu de 26" pour proposer, "dès septembre, dans toutes les classes de l'école primaire, (...) deux heures de plus en petits groupes aux élèves en difficulté".
L'évaluation des professeurs des écoles "aura lieu tous les deux ans, au lieu de quatre actuellement en moyenne" et "s'attachera d'abord aux progrès des élèves, et non au choix de telle ou telle méthode pédagogique, que je veux laisser à la libre appréciation de l'enseignant", a-t-il ajouté.
En parallèle, "chaque famille recevra systématiquement, non seulement les résultats de son enfant, mais également ceux de son école", a-t-il expliqué.
Concernant les programmes scolaires, le président de la République entend revenir "à l'essentiel, aux 'fondamentaux' de l'école".
"Les nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques", a-t-il souligné.
Le président a assuré que vocabulaire, orthographe et grammaire seraient des disciplines "remises à l'honneur". En mathématiques, les programmes doivent privilégier "la résolution de problèmes liés à la vie courante".
Ces programmes scolaires sont, selon M. Sarkozy, "un sujet de débat politique, au sens des affaires de la Nation" et non "technocratique".
Il appartient ainsi aux "élus du peuple" de "déterminer ce qui, dans le champ immense du savoir, mérite d'être étudié par les élèves de France", a-t-il estimé.
(Agence France Presse [AFP], 15 février 2008, 16h37)
Comme d'habitude avec Sarkozy de Nagy-Bocsa, il n'y a pas de déplacement officiel - ici à Périgueux - sans le petit coup médiatique qui va avec. Cette fois-ci encore, le chef de l'Etat a parlé, et le ministre n'a plus qu'à exécuter dans les jours qui suivent... sans discussion, bien entendu...
Après le coup du parrainage des enfants tués à Auschwitz par des élèves de CM2, évoqué ici en passant et dont il a déjà été question dans mon précédent article, et après l'annonce d'un recentrage de l'école sur les "fondamentaux", on pouvait s'attendre à un autre coup médiatique sciemment organisé par Sarkozy, mais finalement, le coup suivant a été, semble-t-il, involontaire... puisqu'il n'est pas, cette fois, venu directement du chef de l'Etat, mais d'Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Sarkozy. Celle-ci a déclenché, mercredi dernier, 20 février, une nouvelle polémique, en affirmant, dans un entretien publié par le magazine VSD, qu'"en France, les sectes sont un non-problème", et en estimant également que l'"on peut s'interroger" sur la menace représentée par l'Eglise de Scientologie, considérée comme une secte dans les rapports parlementaires français mais qui bénéficie du statut de religion aux Etats-Unis d'Amérique. Sarkozy suscitait déjà la méfiance en matière de respect de la laïcité, et personne n'a oublié la visite très médiatisée, en 2004, de l'acteur américain Tom Cruise, adepte bien connu de la Scientologie, à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie et des Finances du gouvernement Raffarin. Voila de quoi mettre l'actuel président de la République un peu plus en difficulté, d'autant plus que c'est Emmanuelle Mignon qui a également eu, par ailleurs, l'idée de faire porter la mémoire d'enfants assassinés à Auschwitz par des élèves de CM2...
En pleine polémique, Sarkozy tente de calmer le jeu sur les sectes
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Déjà critiqué pour ses récentes sorties sur les religions et la laïcité, Nicolas Sarkozy s'est efforcé jeudi [21 février] d'éteindre l'incendie allumé par les déclarations fracassantes de l'une de ses plus proches collaboratrices sur la lutte contre les sectes.
En déplacement dans le Pas-de-Calais, le chef de l'Etat a tenu à afficher une position sans ambiguïté: "Ma position a toujours été claire. Les activités sectaires sont inacceptables, inadmissibles, il faut faire preuve de la plus grande fermeté".
Même si elle en a partiellement démenti le contenu, sa directrice de cabinet Emmanuelle Mignon a mis le feu aux poudres en accordant mercredi [20 février] un entretien à VSD dans lequel elle dit que les sectes constituent un "non-problème" en France, selon les propos qui lui sont prêtés par l'hebdomadaire.
Dans cet entretien, Mme Mignon juge aussi "scandaleuse" la liste des mouvements sectaires dressée en 1995 par une commission d'enquête parlementaire et ne cache pas "s'interroger" sur la présence, sur cette liste, de la scientologie.
"Ce n'est pas à moi de dire si la scientologie est une secte, il y a une commission pour cela", a tenu à préciser jeudi Nicolas Sarkozy qui, alors ministre des Finances, avait reçu en 2004 devant les caméras l'un de ses plus célèbres adeptes, l'acteur américain Tom Cruise.
"Je n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux quand j'étais ministre de l'Intérieur", a-t-il insisté, "chacun sait ce que j'ai fait en la matière".
Dans la foulée du président, le Premier ministre François Fillon a assuré qu'il "continuerait" la politique actuelle sur les sectes. Il a aussi souhaité "renforcer" les moyens de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).
Jeudi sur France 2, M. Fillon a estimé que c'était au "Président de la République de gérer ses conseillers". "Je n'ai pas de conseils à donner aux conseillers du Président de la République. C'est au Président de la République de gérer ses conseillers. Moi je gère la communication du gouvernement", a affirmé le chef du gouvernement, se refusant à tout autre "commentaire".
"Le gouvernement n'a aucun projet tendant à relâcher (la) vigilance" contre les sectes, a renchéri le porte-parole de l'Elysée David Martinon. "Au contraire, il souhaite renforcer nos moyens d'actions afin que la justice puisse intervenir avec toute la sévérité requise contre les organisations ou mouvements qui troublent l'ordre public ou qui exploitent la détresse psychologique".
Déplorant "une incompréhension" entre la directrice de cabinet du président et VSD, il a toutefois concédé une "interrogation" sur la coordination entre la Miviludes et la police et "des réflexions (...) au ministère de l'Intérieur pour progresser sur ce point".
Si ce contre-feu a satisfait le président de la Miviludes Jean-Michel Roulet, qui a jugé "très important qu'il y ait unanimité de la classe politique" sur les sectes, il n'a pas rassuré l'opposition, qui a vu dans la sortie de sa conseillère une nouvelle attaque du président contre la laïcité.
"Le respect de la laïcité et de la pratique religieuse ne s'accommode d'aucun laxisme avec la dérive sectaire", a relevé le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS), alors que Ségolène Royal fustigeait "des dérapages sur tous les sujets".
Quant à Corinne Lepage (MoDem), elle a dénoncé "une philosophie générale" qui "est une "déconstruction de la laïcité à la française".
Dans deux discours prononcés à Rome en décembre puis à Ryad en janvier, Nicolas Sarkozy a suscité la controverse en exaltant les "racines chrétiennes de la France" et l'héritage "civilisateur" des religions.
A trois semaines du 1er tour des municipales, cette polémique sur les sectes a aussi agacé dans les rangs de l'UMP. Le député Claude Goasguen l'a jugée "incontestablement gênante", alors que pour l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, "on s'en passerait surtout en période électorale".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 21 février 2008, 22h18)
Si cet épisode "sectaire" a pû constituer un contretemps, cela n'a pas empêché Sarkozy de Nagy-Bocsa de continuer son Sarko-show, à l'occasion d'un déplacement dans le Pas-de-Calais...
Sarkozy pourfend le capitalisme "sans foi ni loi" dans le Pas-de-Calais
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Nicolas Sarkozy a défendu jeudi [21 février] un capitalisme "intelligent", par opposition à un capitalisme "sans foi ni loi" ou "spéculateur", sur l'ancien site de Metaleurop, devenu un symbole de la reconversion économique.
Accompagné par ses ministres Christine Lagarde (Economie) et Jean-Louis Borloo (Ecologie), le chef de l'Etat a passé plus de deux heures sur le site, autrefois le plus pollué de France, pour visiter la nouvelle usine de valorisation des déchets et discuter avec employés et élus.
"Mon ambition est de faire de ce drame une réussite", a déclaré le président, rappelant la fermeture de Metaleurop en 2003 avec ses 830 salariés.
Ce site doit être "l'exemple d'une réindustrialisation réussie", a-t-il affirmé, assurant qu'il "y aurait plus d'emplois dans trois ans qu'il n'y en avait avec Metaleurop".
Quelque 500 emplois ont déjà été créés sur place, selon lui, et "plus de 1.800 devraient l'être dans les trois ans", a-t-il affirmé, sans préciser dans quelles conditions.
Selon le repreneur, Sita France, 420 personnes étaient employées fin décembre sur le site.
"Ce qui s'est passé ici était inacceptable. L'entreprise avait pollué puis elle était partie, les gens étaient désespérés", a-t-il souligné. "Si on vous avait dit que cinq ans après (la fermeture), tout serait dépollué" et qu'autant d'emplois "seraient recréés...", s'est-il félicité.
Le président a profité de sa visite pour proposer la création d'un "fonds national pour la réindustrialisation" des zones en reconversion. "On va en débattre, c'est une proposition que je lance. Je me demande si on n'a pas intérêt à demander aux entreprises d'investir dans un fonds national" pour ces sites, a-t-il déclaré.
Ce fonds serait "éventuellement abondé par l'Etat qui pourrait être un investisseur efficace", aux côtés des collectivités et des entreprises, a-t-il précisé lors d'une table-ronde.
Il a annoncé qu'il accueillerait prochainement à l'Elysée les élus des communes alentour pour évoquer la pollution sur l'ensemble de la zone et évoqué un "fonds de solidarité pour prendre en charge les dizaines d'employés de Metaleurop qui ne pourront pas être recasés".
M. Sarkozy a également promis de revenir sur place "dans les deux ans qui viennent".
"Du capitalisme sans foi ni loi, il faut faire un capitalisme intelligent", a-t-il martelé, défendant plus tard un "capitalisme d'entrepreneurs, pas de spéculateurs".
Pendant sa campagne, il évoquait déjà régulièrement la nécessaire "moralisation" du capitalisme.
Confronté à une baisse très sensible de sa cote de popularité depuis un mois, M. Sarkozy est ainsi revenu, avec cette visite d'un site industriel, sur un terrain familier et qui s'était montré porteur lors de sa campagne, pour évoquer l'emploi et l'avenir des industries environnementales.
"Ce n'est quand même pas rien. Voilà le site qui était le plus pollué de France et on réindustrialise sur quoi ? Sur des industries de l'environnement !", s'est-il exclamé. "C'est exactement le pari qu'on fait: On peut avoir des objectifs de croissance et respecter la nature", a-t-il déclaré.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 21 février 2008, 16h23)
Aujourd'hui, 22 février, près le numéro, très crédible, de Sarkozy en dénonciateur des excès du capitalisme, est venu le numéro, tout aussi crédible, de Sarkozy en gaulliste convaincu...
Plaidoyer de Sarkozy pour de Gaulle et des combattants de la France libre
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Nicolas Sarkozy a prononcé vendredi [22 février] un plaidoyer en faveur du général de Gaulle et des combattants de la France libre, qui ont "donné aux jeunes de notre époque la fierté d'être français", en inaugurant l'Historial Charles de Gaulle, aux Invalides à Paris.
Le chef de l'Etat était venu accompagné de son prédécesseur à l'Elysée, Jacques Chirac, qui avait décidé en 2002 de créer ce monument en hommage à l'ancien chef de la France libre et fondateur de la Ve République.
Les travaux avaient été lancés fin 2005, en vue d'une ouverture début 2007, mais le chantier ayant pris du retard, c'est à Nicolas Sarkozy qu'il est revenu de l'inaugurer, avant son ouverture au public samedi.
"Déjà, pour les 28 millions de Français nés après 1970, le gaullisme n'appartient qu'à l'Histoire (...) Puissions-nous ensemble apprendre à nos enfants pourquoi le gaullisme n'est pas une leçon d'histoire parmi d'autres, pourquoi cette histoire nous concerne encore, pourquoi elle a pour nous une signification profonde qui n'est pas seulement historique mais qui est aussi morale, pourquoi elle ne nous parle pas seulement du passé mais aussi de l'avenir", a déclaré le président.
"Saurions-nous capables de faire, le moment venu, ce que de Gaulle et ses compagnons ont su faire", a lancé sur un ton où perçait l'émotion, celui qui, entré tout jeune en politique, à 20 ans, affirmait qu'"être gaulliste, c'est être révolutionnaire".
Parmi la foule massée sur l'esplanade des Invalides pour écouter le discours de M. Sarkozy figuraient de nombreux collégiens et lycéens.
"Ils nous ont laissé un pays libre et fort, mais ce n'est pas inscrit dans le marbre, ça se mérite", a poursuivi le président en évoquant les Résistants.
"Si le gaullisme est une histoire qui a encore pour nous une signification, c'est parce qu'il nous parle d'une idée de l'Homme et de la politique qui a encore une valeur, et peut-être une valeur plus grande encore qu'elle n'en a jamais eu, tant la crise identitaire et morale que traverse aujourd'hui notre pays est profonde", a-t-il également affirmé.
Avant son discours, le chef de l'Etat a dévoilé une plaque commémorative à l'entrée du monument, qu'il a ensuite visité, suivi de nombreuses personnalités.
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Outre Jacques Chirac, très applaudi par la foule, il y avait les ministres de la Défense Hervé Morin, de la Justice Rachida Dati, de la Santé Roselyne Bachelot, de la Culture Christine Albanel, la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara, ainsi que Georges-Marc Benamou, conseiller de M. Sarkozy. D'anciens résistants comme Charles Pasqua et Yves Guéna étaient aussi présents.
Pendant que M. Sarkozy visitait rapidement l'Historial, M. Chirac, plusieurs mètres derrière lui, devisait avec Anne Lauvergeon ou donnait le bras à une vieille dame pour l'aider à avancer. "C'est très réussi", s'exclamait l'ancien président.
Imaginé par les architectes Alain Moatti et Henri Rivière, l'Historial Charles de Gaulle propose une plongée au coeur de l'épopée gaullienne grâce à une muséographie révolutionnaire, qui s'appuie uniquement sur l'image et le son.
Ca a été "une très grande fierté pour moi que d'inaugurer ce mémorial. Le général de Gaulle reste un exemple pour chaque Français", a confié M. Sarkozy à la presse.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 22 février 2008, 18h24)
J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer le "gaullisme" de Sarkozy dans un précédent article, publié l'année dernière et consacré à Charles de Gaulle : il n'est donc pas nécessaire d'y revenir...
Vous êtes au bord de l'indigestion, chers lecteurs ? Le film ne vous plait pas ? Petites natures ! Qu'à cela ne tienne, voila qu'arrive une grosse cerise sur le gâteau, histoire de vider complètement la poubelle : il y a deux jours, une autre nouvelle, aussi bouleversante que les autres, sinon davantage, nous est parvenu...
Cantonales : Jean Sarkozy annonce sa candidature à Neuilly-sud
Le fils cadet du président Nicolas Sarkozy, Jean, a annoncé mercredi [20 février] à l'AFP qu'il serait "le candidat de la majorité présidentielle" aux élections cantonales des 9 et 16 mars à Neuilly-sud (Hauts-de-Seine).
Jean Sarkozy, 21 ans, a précisé que cette décision avait été prise "en plein accord" avec Arnaud Teullé, qui était jusqu'à présent candidat sur ce canton et qui conduit également, sans le soutien de l'UMP, une liste aux municipales à Neuilly, ville dirigée entre 1983 et 2002 par Nicolas Sarkozy.
"En plein accord avec Arnaud Teullé, qui souhaite se consacrer exclusivement à la campagne des élections municipales, j'ai décidé de me présenter aux suffrages des Neuilléens pour les élections cantonales de Neuilly-sud", a déclaré le fils du chef de l'Etat.
"Je suis le candidat de la majorité présindentielle. Ma suppléante est Christiane Basset, adjointe au maire de Neuilly", a-t-il précisé.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 20 février 2008, 17h31)
"Mon père m'a dit de rester moi même", explique le candidat Jean Sarkozy
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Le fils cadet du président français Nicolas Sarkozy, Jean, qui brigue un mandat local, a expliqué jeudi [21 février] mener une "démarche humble", en ajoutant que son père lui avait donné un conseil: rester lui-même.
Jean Sarkozy, 21 ans, balaie les critiques évoquant la naissance d'une "monarchie élective" dans la ville huppée de Neuilly, à l'ouest de Paris, dont son père a été maire pendant près de 20 ans, et explique ne pas avoir d'ambition nationale, dans un entretien au quotidien de droite Le Figaro.
Jean Sarkozy a confirmé mercredi qu'il allait briguer en mars un siège au conseil général du département des Hauts-de-Seine comme son père l'avait fait.
Il a précisé qu'il serait le candidat de la majorité présidentielle pour les élections cantonales à Neuilly-sud.
"Le président: il ne m'a donné aucun conseil. Mon père? il m'a dit de rester moi-même et de prendre mes responsabilités", a expliqué Jean Sarkozy.
"Je suis candidat parce que j'ai le sentiment que, pour moi, le moment est venu de m'engager pour une ville que je connais par coeur et que j'aime", a expliqué Jean Sarkozy.
"Ma démarche est une démarche humble et tout à fait locale", poursuit-il. "Je n'ai pas l'intention de m'arroger le droit d'investir le champ de la politique nationale".
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi que son fils Jean, qui vient d'annoncer sa candidature aux élections cantonales des 9 et 16 mars à Neuilly-sud (Hauts-de-Seine), "a l'habitude de se débrouiller tout seul, comme son père à l'époque".
Le chef de l'Etat s'exprimait en marge d'une visite sur l'ancien site de Metaleurop à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais).
"Je trouve que c'est un jeune homme courageux. Ce qu'il a fait, il l'a fait parce qu'il croyait devoir le faire. Je suis assez fier de la façon dont il se débrouille, il a l'habitude de se débrouiller tout seul, comme son père à l'époque", a affirmé M. Sarkozy.
"Je suis un père qui aime son fils, donc je n'ai pas à lui demander de faire ou je n'ai pas à lui interdire de faire. Chaque parent doit soutenir ses enfants mais les laisser décider de ce qu'ils doivent faire", a-t-il ajouté.
Etudiant en droit maniant la même éloquence que son père, Jean Sarkozy était engagé jusqu'à présent dans la campagne pour les municipales à Neuilly-sur-Seine. Il a contribué au retrait du candidat officiel, David Martinon, porte-parole de l'Elysée, qui avait été "parachuté" par son père au grand dam de la droite locale.
Ce psychodrame municipal avait été notamment qualifié de "farce" par l'opposition socialiste.
Jean Sarkozy s'était destiné initialement au théâtre et était pressenti pour jouer dans une comédie à Paris.
Mais il a finalement décidé à l'automne de se consacrer à ses études et à la politique, en lançant sa carrière là où son père a débuté la sienne quand il n'avait lui aussi qu'une vingtaine d'années.
Interrogée sur sa candidature, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a répondu jeudi: "Le feuilleton familial commence à fatiguer les Français et je ne voudrais pas en rajouter, Neuilly n'est pas le centre de la France".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 20 février 2008, 19h33)
Voila, la poubelle est vide, ou presque... Il me reste cet aveu de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, fait le 16 février dernier, en petit comité :
"En ce moment, je foire tout ce que je fais. [...] Je fonctionne par phases. Tout ce que j'ai fait entre 1993 et 1995, ça marchait bien. Entre 95 et 98, ça n'a plus marché. Puis de 2002 à 2007, ça a été fabuleux. Là, je suis à nouveau dans une mauvaise phase. Il faut laisser passer l'orage. Quoi qu'il en soit, j'accélère. L'important, c'est que les bonnes phases arrivent au moment des élections."
(Sarkozy, en petit comité, le 16 février 2008, cité dans Le Canard Enchaîné N°4556, 20 février 2008)
Sarkozy aime prendre des risques, mais s'il n'est pas dans une bonne phase aux moment des prochaines élections municipales, en faisant tout ce qu'il peut pour recevoir des pruneaux, il va être servi, même si ce sont surtout les candidats de l'UMP ou assimilés qui risquent de s'en prendre plein la figure...
On l'aura compris : si nous étions dans un film d'action, et que Sarkozy de Nagy-Bocsa en était le héros, le film, à l'évidence, serait complètement nul, faute de scénario crédible et de mise en scène subtile... Sarkozy n'a rien d'un héros : c'est un vrai zéro...
Sarkozy adepte de la médiatisation superficielle et Sarkozy prônant le retour aux "fondamentaux" à l'école, Sarkozy dénonçant le manque de culture historique des enfants et Sarkozy encourageant le formatage mémoriel dès le plus jeune âge, Sarkozy ami d'une laïcité assouplie et Sarkozy ennemi des sectes, Sarkozy répétant sans cesse le slogan "travailler plus pour gagner plus" et Sarkozy soudain apôtre d'un capitalisme "moralisé", Sarkozy l'atlantiste et Sarkozy le "gaulliste"... Il y a de quoi en perdre son latin... Et si vous ajoutez à cela de stupides histoires de SMS et une horrible candidature du fils de Sarkozy - qui une sorte de clone de son père, en plus jeune et plus blond - aux élections cantonales, il y a de quoi avoir envie de sortir bien vite de la salle de projection... Espérons que Nicolas Sarkozy sera le dernier des zéros dans son genre, et que son fils n'aura pas les moyens de marcher trop loin dans les pas de son père... Un Sarkozy à la plus haute charge de l'Etat, c'est déjà beaucoup trop...
Vous reprendrez bien encore un peu de bêtise sarkozyste pour la route, chers lecteurs ? Voici donc, pour terminer, une dernière énormité, mentionnée par le Canard dans sa fameuse rubrique "Le mur du çon":
Le mur du çon
"Franchi tous neurones dehors par le philosophe sarkozyste André Glucksmann, qui, interrogé par "Le Point" (7/2) sur Sarkozy, a lâché cette puissante analyse :
"Il est peut-être le premier Président situationniste."
Les situationnistes, rappelons-le, ont été les premiers à dénoncer l'entreprise de la "société du spectacle", le modelage des consciences par le matraquage médiatique et marchand. Et le slogan préféré de Debord était "Ne travaillez jamais".Glucksmann est vraiment l'homme de la situation !"
(Le Canard Enchaîné N°4556, 20 février 2008)
Allez... vous en avez assez ? Cela tombe bien : moi aussi ! ;-) Il est grand temps, pour ma part, de tenir mes promesses et de passer vraiment à autre chose : au vrai cinéma, par exemple...
Cordialement, :-)
Hyarion, le démocrate anarcho-monarchiste.
(Illustrations : Caricature de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy, par Kiro, parue dans Le
Canard Enchaîné N°4556, 20 février 2008 ; Nicolas Sarkozy consultant son téléphone portable, le 8 décembre 2007 à Lisbonne, photographie de l'Agence France Presse, ©Francisco Leong/AFP/archives ; Jean Daniel, directeur du Nouvel Observateur, le 2 décembre 2004 à Paris, photographie de l'Agence France
Presse, ©AFP/Archives/Pierre Verdy ; Nicolas Sarkozy et le ministre de
l'Education Xavier Darcos en visite dans une école primaire à Périgueux, le 15 février 2008, photographie de l'Agence France Presse, ©Régis
Duvignau/AFP/POOL ; Nicolas Sarkozy, le 21 février 2008 à Noyelles-Godault,
photographie de l'Agence France Presse, ©Philippe Huguen/AFP ; Nicolas Sarkozy
sur le site de l'ex-usine Metaleurop Nord le 21 février 2008 à Noyelles-Godault,
photographie de l'Agence France Presse, ©Philippe Huguen/AFP ; Nicolas Sarkozy
prononçant un discours pour l'inauguration de l'Historial Charles de Gaulle à Paris, le 22 février 2008, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric
Feferberg ; Nicolas Sarkozy, lors de l'inauguration du mémorial audiovisuel en hommage au général Charles de Gaulle, à Paris, le 22 février 2008, photographie de l'agence de presse Reuters, ©Reuters/Philippe Wojazer/Pool ; Jean Sarkozy, en compagnie d'Arnaud
Teullé [à droite], le 11 février 2008 à
Neuilly-sur-Seine, photographie de l'Agence France Presse,
©Stephane de Sakutin/AFP/Archives ; Nicolas Sarkozy, le 21 février 2008 à
l'Elysée, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Archives/Eric Feferberg)
Par Hyarion
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Publié dans : Turpitudes de la vie politique 1 (2007-2008)
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Nicolas Sarkozy a
défendu vendredi [15 février, lors d'un déplacement à Périgueux] son idée controversée de faire parrainer des enfants tués dans la Shoah par des élèves de CM2, annonce qui a créé une nouvelle
polémique à trois semaines de municipales qui s'annoncent difficiles pour la majorité.
A
C'est dans les jardins dudit
Château de Versailles que la veille, dimanche 3 février, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa et sa nouvelle épouse Carla avaient été photographiés, à la terrasse d'un café, alors qu'ils venaient de
passer tout deux leur nuit de noces au Pavillon de la Lanterne - la résidence dévolue aux Premiers ministres au fond du parc du Château de Versailles, accaparée par l'actuel chef de l'Etat depuis
son élection -, après y avoir donné une réception samedi soir, suite à leur mariage célébrée à l'Elysée quelques heures plus tôt. Je ne sais pas pourquoi, mais l'image de notre pauvre Parlement
venu ainsi se réunir en Congrès, tout près des lieux où le couple présidentiel venait, dans la nuit de samedi à dimanche, de sabrer le champagne et de consommer son mariage, avait quelque-chose
de pathétique... Enfin, passons sur ces détails sans grande importance, et venons-en aux faits...
Le nouveau traité
n'est plus officiellement une Constitution, abandonne les symboles de l'Union (hymne, drapeau, devise) et la référence à l'objectif économique de "concurrence libre et non faussée" [laquelle
reste toutefois garantie].
Par tous les dieux de l'Olympe ! Que d'émotion ! Quelle joie !
Quelle allégresse ! Ce soir, je suis très ému. Aujourd'hui, samedi 2 février 2008, est un jour historique pour la France. Réjouissons-nous, citoyens ! Rendez-vous compte : notre belle patrie, la
France, pays de l'élégance, du bon goût, du raffinement, de l'art de vivre, a enfin la Première Dame qu'elle mérite ! Désormais, notre glorieuse nation va enfin bénéfier du charme incomparable
d'une femme d'exception, pour être dignement représenté à travers le monde entier au côté du chef de l'État ! Quelle merveilleuse chance pour nous ! Quel bonheur ! Que d'émotion ! Les mots me
manquent... ;-)
La cérémonie, qui a duré une vingtaine
de minutes, s'est déroulée dans un salon du premier étage de l'Elysée en présence d'une vingtaine de personnes, "la famille proche et quelques amis", a encore raconté le maire.
Nicolas Sarkozy est, après Gaston Doumergue, le deuxième
président français à se marier en cours de mandat, le deuxième aussi, après Raymond Poincaré, à épouser une Italienne.
A cinq semaines des municipales, premier
grand rendez-vous électoral de son mandat, Nicolas Sarkozy est confronté à une détérioration de son image dans les enquêtes d'opinion qui témoigne, selon les sondeurs, d'une "frustration" de
l'électorat sur le pouvoir d'achat.
A
Le rendez-vous s'est poursuivi en
abordant le sujet des transports longs, au delà de la seule agglomération toulousaine. Je ne mentionne ici que l'intervention de
Mais Beauvoir, coiffure en chignon surmontée
d'un éternel turban, voulait d'abord être un grand écrivain. Elle obtient le prix Goncourt en 1951 avec "Les mandarins" et devient alors l'un des auteurs français les plus lus. Sa veine
autobiographique, avec "Mémoires d'une jeune fille rangée" (1958), dans lequel elle décrit les préjugés de son milieu bourgeois et ses efforts pour s'en sortir, fait d'elle une figure centrale
de la vie intellectuelle.
La seule chose que
je reprocherais, pour ma part, au
Le chanteur Carlos, figure de la chanson d'humour
française et fils de la pédopsychiatre Françoise Dolto, est mort jeudi matin à Paris à l'âge de 64 ans des suites d'un cancer, a-t-on appris auprès de sa soeur Catherine Dolto-Tolitch.
Il enchaîne aussi les disques d'or: "Y a des Indiens partout" en 1970, "La cantine" en 1972 et "Señor Météo" en 1975.
Dans un autre registre, on se souviendra
aussi du déguisement de bébé que Carlos a porté en tant que témoin du fameux mariage bidon de Coluche et Thierry Le Luron, en septembre 1985, qui parodiait alors le très médiatisé mariage d'Yves
Mourousi, présentateur vedette du journal télévisé de TF1 de l'époque. Carlos, chacun le reconnaitra, avait une grande capacité à ne pas se prendre au sérieux : qu'il en soit ici remercié, car
c'est là une vraie qualité humaine...
Nicolas Sarkozy a souhaité la fin des 35 heures en 2008 et laissé entendre qu'il pourrait épouser Carla Bruni, affichant une volonté de réforme et de rupture intacte, lors d'une
conférence de presse-fleuve mardi [8 janvier] à l'Elysée.
A
Six mois après son départ du
pouvoir, l'ex-président de la République Jacques Chirac, 74 ans, a été inculpé mercredi [21 novembre] pour "détournement de fonds" dans une affaire remontant à l'époque où il était maire de
Paris, une décision sans précédent en France.
La plate-forme qui héberge le présent blog est sur le
point d'évoluer complètement vers une nouvelle version. Ce blog étant apparemment un des derniers à n'avoir pas fait l'objet de cette évolution, et la première version de la plate-forme étant
destinée à disparaître prochainement, je me demande si je ne vais pas bientôt être confronté à un certain nombre de problèmes techniques et si je pourrais finalement encore disposer correctement
de ce blog l'année prochaine... Au cas où, sans plus tarder, je publie donc cet article, prévu de longue date, en espérant toutefois que ce ne sera pas le dernier...
Le prix Goncourt 2007 a été
attribué lundi à Gilles Leroy pour "Alabama song", mais la surprise est venue cette année du Renaudot décerné à Daniel Pennac, qui ne figurait sur aucune liste, pour son "Chagrin d'école" dans
lequel il raconte son passé de cancre.
"J'ai défendu son livre parce que je l'ai aimé. Il éclaire un milieu et une époque. La façon dont il a essayé de reconstituer l'atmosphère, les geste, le langage des
Américains de Paris en 1924 est très réussie", soulignait pour sa part François Nourissier. "Quatorze tours, ça ne veut pas dire des bagarres, mais simplement des électeurs accrochés à leurs
voix", a-t-il fait valoir.
Il y
a des filles incroyables, comme Bénédicte, qui écrit des nouvelles érotiques du point de vue d'un garçon, en hommage à son modèle Anaïs Nin. Julie Boukobza confie que son père va reprendre en
main les Bains-Douches à la rentrée, après lifting radical. Sébastien Barrio scotche sur la banquette:
J'ai appris, par la suite, que, selon le magazine
Un éditeur, malgré son refus, a jugé la prose "très originale". Et l'agence littéraire qui représente J.K. Rowling (Harry
Potter) s'est dite "peu assurée de pouvoir placer ce manuscrit auprès d'un éditeur", selon la presse.

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