Mardi 11 septembre 2007
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A quelle sauce sarkozyste va donc être mangée la fonction publique dans les prochains
mois et les prochaines années ? On aimerait bien être fixé, dans les détails, sur cette question, sachant que les temps à venir s'annoncent, de toute façon, plus difficiles que jamais pour ces fonctionnaires que tout sarkozyste se doit de considérer comme étant des "parasites". Mais à part la volonté affichée de
Sarkozy de Nagy-Bocsa de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ainsi qu'il l'a lui-même rappelé l'autre jour à
l'Université d'été du Medef, force est de constater que l'on ne sait pas grand-chose des projets précis du gouvernement. Ce dernier aurait-il peur d'avouer franchement ce qu'il compte faire concrètement de ses agents publics, de leurs salaires et de leurs postes ? Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de
l'Emploi, a évoqué, le 2 septembre dernier, un "plan de rigueur" dans la fonction publique, avant
d'être démentie par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, puis par le Premier ministre François Fillon, qui ont préféré parler de "revalorisation" et "d'effort constant pour réduire les dépenses de l'Etat".La menace est donc bien là, mais, finalement, on reste encore dans le vague... On notera cependant qu'André Santini - "Bigdédé", pour les intimes -, ancien député UDF des Hauts-de-Seine, bien connu comme raconteur de blagues et de petites histoires, rallié à Sarkozy, et devenu aujourd'hui un obscur secrétaire d'État chargé de la Fonction publique auprès du ministre du Budget, a tout-de-même fait une petite apparition, la semaine dernière, à la télévision...
Salaires des fonctionnaires : "pas de grande marge de
manoeuvre"
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini a reconnu jeudi [6 septembre] que le gouvernement n'avait pas de "grande marge de manoeuvre" pour faire progresser les salaires des fonctionnaires, en indiquant vouloir "aller plus loin vers le mérite".
"Le fameux point
d'indice, auquel les syndicats sont très attachés, ne représente que 25% de l'augmentation du pouvoir d'achat", a fait valoir M. Santini sur la chaîne LCI. "Nous voulons aller plus loin vers le
mérite, qu'il n'y ait pas que des événements automatiques", a-t-il indiqué.
Le secrétaire d'Etat a "contesté" la baisse de 6% du pouvoir d'achat des fonctionnaires depuis 2000 dénoncée par les syndicats de fonctionnaires. "Nous pensons même que l'an dernier, il a augmenté, pas beaucoup", a-t-il ajouté.
Assurant que "la rigueur", dont la ministre de l'Economie Christine Lagarde a récemment fait état pour la Fonction publique, n'était "pas d'actualité", il a qualifié l'endettement de la France de "considérable". Mais cela "ne va être comblé sur les dos des fonctionnaires", a-t-il assuré.
"Pour la première fois, nous avons un chef de l'Etat qui s'intéresse réellement à la Fonction publique", a lancé André Santini. "On ne pourra pas modifier la gouvernance de la France sans modifier la fonction publique", a-t-il dit.
"Depuis 1998, il n'y a pas eu d'accord salarial signé", a rappelé M. Santini, ajoutant "on parle de dialogue social ? Ce n'est pas vrai. Il faut remettre tout à plat", a-t-il ajouté.
"Ce qui important, c'est ce climat de respect et de confiance qui est en train de se mettre en place", a-t-il estimé le jour même où le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault doit être reçu par le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth.
Outre la question du pouvoir d'achat, les syndicats de fonctionnaires reprochent au gouvernement l'annonce, fin juillet, du non-remplacement de 22.700 fonctionnaires partant à la retraite en 2008, soit la plus forte suppression de postes depuis 2002, et pratiquement le double des suppressions de 2007 (12.000).
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 6 septembre 2007, 9h32)
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini a reconnu jeudi [6 septembre] que le gouvernement n'avait pas de "grande marge de manoeuvre" pour faire progresser les salaires des fonctionnaires, en indiquant vouloir "aller plus loin vers le mérite".
"Le fameux point
d'indice, auquel les syndicats sont très attachés, ne représente que 25% de l'augmentation du pouvoir d'achat", a fait valoir M. Santini sur la chaîne LCI. "Nous voulons aller plus loin vers le
mérite, qu'il n'y ait pas que des événements automatiques", a-t-il indiqué.Le secrétaire d'Etat a "contesté" la baisse de 6% du pouvoir d'achat des fonctionnaires depuis 2000 dénoncée par les syndicats de fonctionnaires. "Nous pensons même que l'an dernier, il a augmenté, pas beaucoup", a-t-il ajouté.
Assurant que "la rigueur", dont la ministre de l'Economie Christine Lagarde a récemment fait état pour la Fonction publique, n'était "pas d'actualité", il a qualifié l'endettement de la France de "considérable". Mais cela "ne va être comblé sur les dos des fonctionnaires", a-t-il assuré.
"Pour la première fois, nous avons un chef de l'Etat qui s'intéresse réellement à la Fonction publique", a lancé André Santini. "On ne pourra pas modifier la gouvernance de la France sans modifier la fonction publique", a-t-il dit.
"Depuis 1998, il n'y a pas eu d'accord salarial signé", a rappelé M. Santini, ajoutant "on parle de dialogue social ? Ce n'est pas vrai. Il faut remettre tout à plat", a-t-il ajouté.
"Ce qui important, c'est ce climat de respect et de confiance qui est en train de se mettre en place", a-t-il estimé le jour même où le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault doit être reçu par le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Eric Woerth.
Outre la question du pouvoir d'achat, les syndicats de fonctionnaires reprochent au gouvernement l'annonce, fin juillet, du non-remplacement de 22.700 fonctionnaires partant à la retraite en 2008, soit la plus forte suppression de postes depuis 2002, et pratiquement le double des suppressions de 2007 (12.000).
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 6 septembre 2007, 9h32)
Pas vraiment de quoi se réjouir, donc, le secrétaire général de la CGT Thibault étant, du reste, sorti déçu de sa rencontre, jeudi 6 septembre, avec le ministre Woerth, et son secrétaire d'Etat Santini, en déplorant notamment qu'aucun "rendez-vous particulier" de la part du gouvernement sur les salaires des fonctionnaires ne soit actuellement à l'ordre du jour...
Santini n'ayant pas été ni très précis, ni très convainquant, la lumière céleste ne pouvait venir que du guide suprême en personne... Or, il se trouve que Sarkozy de Nagy-Bocsa avait, semble-t-il, prévu de lever toutes les incertitudes concernant le sort de la fonction publique cette semaine. C'est à Nantes (Loire-Atlantique), ce mercredi 12 septembre, que le président de la République devait prononcer un discours "sur l'avenir de la fonction publique et les réformes à envisager et à conduire pour valoriser les métiers de la fonction publique et rendre nos administrations plus efficaces", selon l'expression employée par les services de l'Elysée. Ce discours était très attendu par les syndicats, sur de nombreux sujets, et notamment, bien entendu, sur le remplacement des fonctionnaires partant à la retraite. Seulement voilà : hier, 10 septembre, la Présidence de la République a pondu un communiqué dans lequel elle informe qu'"en raison de contraintes d'agenda, le déplacement du Président de la République en Loire-Atlantique, prévu le 12 septembre 2007, est reporté selon les mêmes modalités au jeudi 20 septembre 2007." Donc, le discours sur l'avenir de la fonction publique est lui-aussi reporté à plus tard... On se demande bien pourquoi...
En pleine grogne syndicale, Sarkozy reporte son voyage du [12] septembre à Nantes
Le report de la visite de Nicolas Sarkozy à Nantes, où il devait évoquer mercredi l'avenir de la Fonction publique, intervient en pleine grogne syndicale face à la réforme annoncée des régimes spéciaux et aux suppressions programmées de postes de fonctionnaires.
L'Elysée a annoncé lundi soir [10 septembre] que le déplacement de Nantes était reporté au 20 septembre, en invoquant des "contraintes d'agenda". Réinterrogé mardi matin sur la raison de ce report, la présidence n'a fait aucun autre commentaire.
Le chef de l'Etat devait y détailler les réformes qu'il entend mener dans la fonction publique, des mesures très attendues des syndicats, exaspérés par les suppressions d'emploi et l'absence de négociations salariales. Nicolas Sarkozy s'exprimera donc sur l'avenir de la Fonction publique deux jours après avoir dévoilé ses intentions sur les régimes spéciaux, qui ne concernent pas les fonctionnaires mais constituent une nouvelle pomme de discorde entre syndicats et gouvernement.
En effet, après l'annonce dimanche [9 septembre] par le Premier ministre François Fillon - et à la surprise générale - que la réforme des régimes spéciaux n'attendait que le "signal" du chef de l'Etat, M. Sarkozy a prévu de faire part de sa décision "le 18 septembre" devant les journalistes d'information sociale. L'avenir de la Fonction publique et les régimes spéciaux de retraite constituent pour le président son premier grand test social.
Au centre du premier dossier, figurent les effectifs et les salaires. Le non remplacement de 22.700 fonctionnaires partant à la retraite dans le budget 2008, annoncé fin juillet, a fortement irrité les organisations syndicales. La grogne des syndicats a été attisée par la malencontreuse formule de la ministre de l'Economie Christine Lagarde qui a évoqué le 2 septembre un "plan de rigueur" dans la Fonction publique.
Même si le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant puis François Fillon ont vivement démenti la ministre, les syndicats y ont vu un "aveu de franchise", selon le terme du secrétaire général de la CFDT François Chérèque. Depuis dimanche, le gouvernement a ouvert un autre front, celui des régimes spéciaux. Le soupçonnant de vouloir "passer en force" sur cette réforme qui avait paralysé le pays en 1995, les syndicats ont prévenu le gouvernement qu'un "conflit majeur" aurait lieu s'il agissait sans négocier.
Ils ont toutefois reconnu pour certains la nécessité d'une évolution. D'ailleurs, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de mardi, le "coup d'accélération" du Premier ministre a été jugé "hâtif" et "maladroit" par l'Elysée. Le quotidien cite, sans le nommer, un ministre qui affirme que "cela a un peu grincé".
Interrogé sur ce point, Matignon ne faisait mardi matin aucun commentaire. Auteur de la réforme de 2003 sur les retraites (gouvernement Raffarin), François Fillon considère que le pays est mûr pour revoir les régimes spéciaux.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 11 septembre 2007, 10h56)
Le report de la visite de Nicolas Sarkozy à Nantes, où il devait évoquer mercredi l'avenir de la Fonction publique, intervient en pleine grogne syndicale face à la réforme annoncée des régimes spéciaux et aux suppressions programmées de postes de fonctionnaires.
L'Elysée a annoncé lundi soir [10 septembre] que le déplacement de Nantes était reporté au 20 septembre, en invoquant des "contraintes d'agenda". Réinterrogé mardi matin sur la raison de ce report, la présidence n'a fait aucun autre commentaire.
Le chef de l'Etat devait y détailler les réformes qu'il entend mener dans la fonction publique, des mesures très attendues des syndicats, exaspérés par les suppressions d'emploi et l'absence de négociations salariales. Nicolas Sarkozy s'exprimera donc sur l'avenir de la Fonction publique deux jours après avoir dévoilé ses intentions sur les régimes spéciaux, qui ne concernent pas les fonctionnaires mais constituent une nouvelle pomme de discorde entre syndicats et gouvernement.
En effet, après l'annonce dimanche [9 septembre] par le Premier ministre François Fillon - et à la surprise générale - que la réforme des régimes spéciaux n'attendait que le "signal" du chef de l'Etat, M. Sarkozy a prévu de faire part de sa décision "le 18 septembre" devant les journalistes d'information sociale. L'avenir de la Fonction publique et les régimes spéciaux de retraite constituent pour le président son premier grand test social.
Au centre du premier dossier, figurent les effectifs et les salaires. Le non remplacement de 22.700 fonctionnaires partant à la retraite dans le budget 2008, annoncé fin juillet, a fortement irrité les organisations syndicales. La grogne des syndicats a été attisée par la malencontreuse formule de la ministre de l'Economie Christine Lagarde qui a évoqué le 2 septembre un "plan de rigueur" dans la Fonction publique.
Même si le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant puis François Fillon ont vivement démenti la ministre, les syndicats y ont vu un "aveu de franchise", selon le terme du secrétaire général de la CFDT François Chérèque. Depuis dimanche, le gouvernement a ouvert un autre front, celui des régimes spéciaux. Le soupçonnant de vouloir "passer en force" sur cette réforme qui avait paralysé le pays en 1995, les syndicats ont prévenu le gouvernement qu'un "conflit majeur" aurait lieu s'il agissait sans négocier.
Ils ont toutefois reconnu pour certains la nécessité d'une évolution. D'ailleurs, selon Le Parisien/Aujourd'hui en France de mardi, le "coup d'accélération" du Premier ministre a été jugé "hâtif" et "maladroit" par l'Elysée. Le quotidien cite, sans le nommer, un ministre qui affirme que "cela a un peu grincé".
Interrogé sur ce point, Matignon ne faisait mardi matin aucun commentaire. Auteur de la réforme de 2003 sur les retraites (gouvernement Raffarin), François Fillon considère que le pays est mûr pour revoir les régimes spéciaux.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 11 septembre 2007, 10h56)
Ah, les fameux régimes spéciaux... Aujourd'hui, lors d'un déplacement à Rennes (Ille-et-Vilaine), Sarkozy de Nagy-Bocsa n'a pas pû s'empêcher d'en rajouter sur cette question, en jugeant notamment la situation actuelle desdits régimes spéciaux "indigne", au risque de provoquer, pour le coup, une vraie rupture, celle des négociations avec les organisations syndicales, si tant est qu'il y ai eu jusqu'ici de véritables négocations... Dommage qu'en faisant ainsi de la surenchère sur ces régimes spéciaux, Sarkozy se soit senti obligé de se cacher derrière cette question, qui a son importance, pour éviter de parler de ce problème majeur qu'est celui de la réforme de la fonction publique... Mais, après tout, pour ce qui est de la sauce à laquelle les fonctionnaires vont continuer d'être mangés, peut-être n'aura-t-il pas grand-chose à dire de nouveau lors de cette visite à Nantes qui, à l'origine, était prévue pour demain. Volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et peu - voire pas - de marge de manoeuvre pour faire progresser les salaires des agents de la fonction publique : il est vrai que tout a déjà été dit, semble-t-il... Quant au nombre de postes d'enseignants octroyés à l'occasion des concours de recrutement de professeurs, pour ne prendre que cet exemple, les candidats sont priés d'attendre, encore et toujours, peut-être jusqu'au mois de décembre, pour savoir si celà vaut la peine de se lancer dans la course, alors que les préparations aux concours de l'enseignement commencent maintenant, en septembre (les épreuves écrites d'admissibilité ayant traditionnellement lieu aux mois de mars et avril), et que ce nombre de postes à pourvoir devrait être établi et connu dès les mois de juin ou de juillet, si le ministère de l'Education Nationale faisait son travail correctement... C'est n'importe quoi, bien évidemment, mais je suppose qu'au gouvernement, tout le monde trouve cela normal. Si tel est le cas, alors autant le dire clairement : le gouvernement actuel est un gouvernement d'incapables et d'imbéciles, dont les membres, tout en cherchant pathétiquement à donner l'impression qu'ils existent dans leur minable petit microcosme politique, et qu'ils ont un vrai rôle à jouer au service de la société, font tout ce qu'il peuvent pour rester à la surface des choses, en n'ayant finalement à proposer que des vieilles recettes éculées, telles que la sacro-sainte suppression massive de postes de fonctionnaires, solution miracle à tous les problèmes du pays selon Sarkozy, Fillon, Darcos, et toute la clique.
Oh, je devine bien ce que l'on pourra me dire : que je ne connais pas le président de la République, les ministres et les sous-ministres personnellement, et que je suis sans doute mal placé pour juger de la situation, moi qui ne suis pas dans les ministères, moi qui ne suis pas un expert accrédité, moi qui ne suis rien... Mais que m'importe : face à tant de bêtise gouvernementale - si vous saviez, chers lecteurs, comme que je les trouve bêtes, mais bêtes ! -, je préfère dire franchement ce que je pense... et tant pis si mes propos ne paraissent pas sérieux à certaines personnes, car dans ce cas, ces personnes sont sans doute aussi bêtes que des ministres sarkozystes !
La colère est mauvaise conseillère, dit-on. Soit. Je m'arrêterai là pour aujourd'hui. Du reste, évoquer en permanence l'actualité sarkozyenne commence à m'ennuyer... Dorénavant, j'y consacrerai moins d'articles, afin de m'aérer quelque-peu l'esprit, et m'efforcerai de me concentrer sur ce qui me paraitra être véritablement essentiel...
Pour finir sur une note un peu décalée, évoquons l'inénarrable Georges Frêche, actuel président de la région Languedoc-Roussillon et ancien maire socialiste de Montpellier. Frêche est bien connu aujourd'hui pour être un spécialiste des déclarations controversées, puisqu'il s'est laissé aller à déclarer, par exemple, le 30 juin 2000, en voyant une femme voilée, lors de l'inauguration du nouveau tramway de Montpellier, "Ne vous inquiétez pas pour la dame, elle n'a que les oreillons", ou encore, le même jour, "Ici, c'est le tunnel le plus long du monde : vous entrez en France et vous ressortez à Ouarzazate", lorsque le tramway entra dans un tunnel, la ville marocaine de Ouarzazate étant censée évoquer le terminus dudit tramway, La Paillade, qui est le plus important quartier montpelliérain à forte population maghrébine... Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette figure haute en couleurs de la vie politique languedocienne a son franc-parler...
Or, il y a quelques jours, Frêche a dit ce qu'il pensait de Sarkozy de Nagy-Bocsa...
Pour Georges Frêche, Sarkozy est
"un gagne-petit" qui "ne réforme pas assez"
Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a estimé vendredi que le président de la République Nicolas Sarkozy était "un gagne-petit" qui "ne réforme pas assez".
M. Frêche, invité de [la radio] France Bleu Hérault, a fait le parallèle avec l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing "qui était un président de droite, qui innovait, qui faisait des coups. Mais Giscard faisait des grands coups : la majorité à 18 ans, l'IVG"...
"Tandis que Sarkozy, c'est un gagne-petit, il est très bien, il est sympathique. Il ne fait rien qui me gêne mais il ne réforme pas assez et il est en train de gâcher ses six premiers mois", a déclaré le président de la région, exclu du PS en janvier.
"Un président de la République qui est élu, a un état de grâce, il a six mois, a poursuivi M. Frêche. Mais quand vous voyez les lois qu'il prend, c'est tout petit, il veut pas avoir les gens contre, il veut garder le consensus. Il faudra qu'il se rende compte qu'on ne fait pas de grandes réformes sans avoir une minorité qui est contre".
Toutefois, selon lui, M. Sarkozy va dans la bonne direction sur certains points, par exemple l'université.
Pour autant, la loi sur l'autonomie des universités est "une loi timide. Il fallait aller beaucoup plus loin dans le domaine de l'université", a-t-il jugé, précisant que "nos universités sont dans les choux".
"En France, a-t-il ajouté, il y a place pour 10 universités à l'échelle mondiale c'est tout. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire 130 universités comme c'est le cas à l'heure actuelle, mais il faut qu'il y ait des universités de différents niveaux".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 7 septembre 2007, 9h31)
Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche a estimé vendredi que le président de la République Nicolas Sarkozy était "un gagne-petit" qui "ne réforme pas assez".
M. Frêche, invité de [la radio] France Bleu Hérault, a fait le parallèle avec l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing "qui était un président de droite, qui innovait, qui faisait des coups. Mais Giscard faisait des grands coups : la majorité à 18 ans, l'IVG"...
"Tandis que Sarkozy, c'est un gagne-petit, il est très bien, il est sympathique. Il ne fait rien qui me gêne mais il ne réforme pas assez et il est en train de gâcher ses six premiers mois", a déclaré le président de la région, exclu du PS en janvier.
"Un président de la République qui est élu, a un état de grâce, il a six mois, a poursuivi M. Frêche. Mais quand vous voyez les lois qu'il prend, c'est tout petit, il veut pas avoir les gens contre, il veut garder le consensus. Il faudra qu'il se rende compte qu'on ne fait pas de grandes réformes sans avoir une minorité qui est contre".
Toutefois, selon lui, M. Sarkozy va dans la bonne direction sur certains points, par exemple l'université.
Pour autant, la loi sur l'autonomie des universités est "une loi timide. Il fallait aller beaucoup plus loin dans le domaine de l'université", a-t-il jugé, précisant que "nos universités sont dans les choux".
"En France, a-t-il ajouté, il y a place pour 10 universités à l'échelle mondiale c'est tout. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire 130 universités comme c'est le cas à l'heure actuelle, mais il faut qu'il y ait des universités de différents niveaux".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 7 septembre 2007, 9h31)
Si Sarkozy "ne fait rien qui [le] gêne", on notera que Frêche a tout-de-même été condamné aujourd'hui, 11 septembre, à une amende de 1.500 euros par la Cour d'appel de Montpellier, pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005, le ministre de l'Intérieur de l'époque - Sarkozy de Nagy-Bocsa -, ayant alors porté plainte contre Frêche à la suite de ses propos et saisi le ministre de la Justice de l'époque afin qu'il déclenche des poursuites. Frêche s'était, en effet, demandé, au début du mois de novembre 2005, lors de l'inauguration d'une mosquée à Montpellier, si ce n'était "pas les flics qui, comme en mai 1968, [mettaient] le feu aux bagnoles"... Le fait est que c'était pas la première fois, loin de là, qu'il commettait ce genre de "dérapage" verbal, mais apparemment, cette fois-ci, Nicolas Sarkozy - que Georges Frêche a, par ailleurs, déjà qualifié par le passé de "grand Mamamouchi aux talons compensés" - n'a pas voulu laisser passer... Celà dit, de toute façon, dans cette affaire comme dans d'autres, je suppose que Frêche n'a pas dit son dernier mot, loin s'en faut...
Cordialement, :-)
Hyarion, le démocrate anarcho-monarchiste.
(Illustrations : Nicolas Sarkozy le 10 septembre 2007, lors du sommet
informel franco-allemand de Meseberg, près de Berlin, photographie de l'Agence France Presse, ©AFP/Eric Feferberg ; André Santini à l'Elysée le 20 juin 2007, photographie de l'Agence France Presse, ©Mehdi Fedouach/AFP-Archives ; Nicolas Sarkozy et François Fillon le 7 septembre 2007 à Strasbourg, photographie de l'Agence
France Presse, ©Olivier Morin/AFP ; Georges Frêche, photographie de l'Agence France Presse, sans date, ©AFP/P.
Guyot)
Par Hyarion
-
Publié dans : Turpitudes de la vie politique 1 (2007-2008)
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Une bien fâcheuse nouvelle m'est parvenue il y a quelques jours : Sauron, le principal
commentateur de ce blog - et le seul véritablement régulier depuis la création dudit blog -, se voit, depuis hier, vendredi 5 octobre, contraint au silence, pour cause de déménagement et donc de
rupture de connection Internet. Faut-il voir là un signe des temps ? En tout cas, celà coïncide avec ce qui semble s'imposer aujourd'hui comme le franchissement d'une nouvelle étape pour ce blog.
Un nouveau départ, dans la continuité, avait déjà eu lieu au lendemain de l'élection de Sarkozy de Nagy-Bocsa à la plus haute charge de l'Etat, puisque j'avais alors souhaité poursuivre
l'aventure, au delà de la dernière campagne présidentielle. Aujourd'hui, il est temps de prendre acte de l'entrée du présent blog dans une nouvelle période, dans la mesure où - celà n'aura sans
doute pas échappé à mes lecteurs ;-) - je n'ai pas pû publier d'article depuis deux semaines...
J
Encore aujourd'hui, dix ans après sa création, la série est toujours présente sur diverses chaînes de télévision dans 120 pays du monde - dont, en
France, la chaîne thématique TiJi, depuis 2002. Les Teletubbies, conçus par leurs créateurs
comme des "bébés technologiques", se présentent comme de sympathiques créatures ressemblant à de grosses peluches de couleurs vives, répondant aux doux noms de Tinky Winky (en violet),
Dipsy (en vert), Lala (en jaune) et Po (en rouge), tous les quatre
vivant en communauté à Teletubbyland, dans un dôme futuriste appelé "Tubbydome Supertronic" ou "Tubbytronic Superdome", et situé au milieu de collines verdoyantes où l'on trouve des lapins, des
fleurs et des périscopes parlants. Dans le monde joyeux et apaisant de Teletubbyland, les gentils Teletubbies jouent, dancent, font des bêtises, et se nourrissent de TubbiToasts, biscuits ronds
avec un sourire, ou de TubbyDélice, sorte de boisson rose qu'ils boivent dans un bol à paille intégrée. On se souvient qu'en
1999, les Teletubbies ont été pris pour cible par l'écrivain américain Bret Easton Ellis, qui, dans un texte, les considérait comme "maléfiques", la série télévisée présentant, selon lui, l'image
lénifiante d'un monde aseptisé et planifié, déconnecté de la réalité, né de l'hypocrisie des adultes et conforté par elle.
Quand on en sera revenu, de
l'omniprésident, quand il sera possible à chacun de reprendre ses esprits, sans doute se demandera-t-on : comment nous sommes-nous laissé prendre ? Comment avons-nous pu le laisser pérorer
ainsi, effectuer sa tournée sur tous les écrans, pareil à un catcheur s'autocongratulant bras levés sur le ring, immodeste et fier de l'être ? Surtout : comment a-t-on pu le laisser ainsi dire n'importe quoi sans réagir ? Sans doute est-ce qu'il ne nous en laisse pas le temps. Une énormité chasse l'autre. On en
oublie de s'arrêter une minute. Arrêtons-nous une minute.
Nicolas et Cécilia Sarkozy "ont divorcé par consentement mutuel", a annoncé
jeudi l'Elysée dans un communiqué, environ deux heures après la diffusion d'un premier communiqué évoquant une "séparation par consentement mutuel".
C
Le réchauffement
climatique au Groenland va "plus vite" que le prévoyaient les modèles climatiques, a indiqué à l'AFP le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo, en visite éclair sur ce territoire
avec plusieurs experts du climat.
- objectif de
réduction de moitié des usages des pesticides (sans calendrier) "en accélérant la diffusion des méthodes alternatives et sous réserve de leur mise au point"
Pourquoi autant de retenue de la part de l'Etat, et
en particulier de la part du Premier ministre ? Pour des raisons minables, directement liées au contexte des derniers mois de l'année 2005 en France, à savoir celui des émeutes de banlieues
survenues à l'automne, et surtout celui de la criminalisation du passé napoléonien, faite alors par un lobby noir voulant à tout prix réduire l'action politique de Napoléon Bonaparte à sa
décision d'avoir rétabli, en 1802, l'esclavage dans les colonies françaises, certains représentants de ce lobby allant, de façon grotesque, jusqu'à accuser Napoléon d'avoir été un ogre
génocidaire des noirs à Saint-Domingue, et d'avoir inspiré Adolf Hitler... Disons-le tout net : face à la polémique, face à la bêtise, face à une pression mémorielle intempestive, face à la
manipulation politique de l'histoire, le gouvernement de l'époque a choisi de se coucher, faisant là preuve d'une singulière lâcheté...
Q
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