Trois mois de sarkozysme triomphant, et je suis déjà fatigué comme si celà faisait dix ans que
Sarkozy de Nagy-Bocsa était chef de l'Etat... L'actualité politique du mois qui vient de s'écouler a été chargée, c'est le moins que l'on puisse dire, et on pourrait ne pas s'en plaindre, s'il ne
fallait remarquer à quel point la France aime passer d'un extrême à l'autre : après douze ans d'immobilisme chiraquien, nous voici partis pour cinq ans de sur-activisme sarkozyste. Dormez
tranquilles, citoyens : le guide suprême Sarkozy est partout, il s'occupe de tout, et a un avis sur tout. C'est dans sa nature, puisqu'il adore être au centre de toutes les attentions, et qu'il
n'aime rien tant que de gesticuler devant les caméras, et de déblatérer devant les micros son discours sur la prétendue "rupture" qu'il est censé incarner, pour mieux cacher la triste réalité de
son action... Que voulez-vous, c'est ainsi : Sarkozy de Nagy-Bocsa aime être excessif, et ne sait pas vraiment s'arrêter, même quand on lui dit qu'il en fait trop... Pauvre France : elle n'a pas
fini de devoir supporter cet énergumène, qui n'a rien d'un président de la République, si ce n'est le fait qu'il a été élu... Du reste, aujourd'hui, je ne le hais plus : mon sentiment à l'égard
de cet homme est désormais un mélange de détestation cordiale, de pitié et de mépris. Ce qui ne m'empêche pas d'être attentif à ses faits et gestes, puisque sa politique ne devrait pas manquer,
en principe d'avoir des conséquences sur l'avenir du pays et des citoyens qui y vivent...
Le 12 juillet dernier, Sarkozy de Nagy-Bocsa a dévoilée ses intentions quant à la nécessaire réforme des institutions de la Ve République, à l'occasion d'un discours prononcé à Epinal (Vosges)
sur le thème de la "démocratie irréprochable".
A Epinal, Sarkozy ouvre un vaste chantier sur les institutions, et vante un "Etat fort"
Nicolas Sarkozy a vanté jeudi à
Epinal un "Etat fort" et un président qui "gouverne", en ouvrant un vaste chantier pour réformer les institutions de la Vème République.
Soucieux de s'inscrire "dans la tradition gaulliste", le chef de l'Etat a choisi de s'exprimer solennellement dans le chef-lieu des Vosges parce que c'est là que le général de Gaulle avait
exposé, le 29 septembre 1946, sa vision d'une "République moderne".
"Je ne tournerai pas la page de la Vè République", a-t-il déclaré dans un discours ponctué de références historiques et où il a fait l'éloge de l'"Etat fort". "Il ne s'agit pas de revenir à la
IVè République en prétendant faire la VIè", a-t-il affirmé, ajoutant qu'il ne changerait "pas les grands équilibres de nos institutions".
Mais il a proposé de nombreuses pistes de réflexion, reprenant des orientations de sa campagne électorale: accroissement des responsabilités du président, renforcement des pouvoirs du
Parlement, statut de l'opposition, encadrement des nominations pour les postes de haute responsabilité.
Il a fixé cette feuille de route à un "comité de douze à quinze membres", présidé par Edouard Balladur, qui devra lui "faire des propositions d'ici au 1er novembre" en faveur d'une "République
irréprochable".
Fidèle à sa politique d'ouverture, M. Sarkozy a proposé à des personnalités de droite et de gauche de siéger dans cette commission où "on aura le droit de discuter de tout, sans tabou".
Les socialistes Jack Lang, qui vient de démissionner des instances dirigeantes du Parti socialiste (PS), et Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, ont été sollicités.
M. Lang a réservé sa réponse.
Le constitutionnaliste Guy Carcassonne, classé à gauche, ainsi que le chiraquien Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, devraient également en faire partie.
"Je souhaite que le président gouverne", a-t-il dit également, citant Georges Pompidou. "Si le président de la République préside, c'est pour décider", a-t-il ajouté, répondant à ceux qui
l'accusent de se comporter en "hyper-président".
"Je souhaite que soit étudiée la possibilité que le président puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et pour rendre compte de ses résultats",
a-t-il lancé devant les présidents de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, et du Sénat, Christian Poncelet.
M. Sarkozy s'est également interrogé sur la limitation "à deux mandats successifs" pour un président avant de se dire "réservé" sur une suppression de l'article 49-3, qui permet au gouvernement
de passer en force pour faire adopter un texte de loi.
Idem pour l'article 16, qui donne les pleins pouvoirs au président: "Je ne crois pas qu'il soit pertinent de le supprimer (...) tant l'Histoire a montré qu'aucun pays n'était jamais à l'abri de
circonstances exceptionnelles". Mais "si on le garde, on peut discuter d'une nouvelle rédaction", a-t-il ajouté.
A propos du contrôle parlementaire, le chef de l'Etat s'est interrogé sur "les moyens et les droits" dont doit disposer l'opposition pour qu'elle soit en mesure, "non d'empêcher la majorité et
le gouvernement de gouverner, mais pour les mettre davantage en face de leurs responsabilités".
Il a aussi annoncé qu'il demanderait à la Cour des comptes de "contrôler le budget de la présidence de la République", ce qui "n'a jamais été fait".
Enfin, sur l'introduction d'une dose de proportionnelle à l'Assemblée nationale réclamée par le MoDem et le PS, il ne s'est pas interdit d'en discuter pour "permettre d'améliorer la
représentativité du Parlement, sans remettre en cause le fait majoritaire".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 12 juillet 2007, 20h59)
Vous croyez que Sarkozy de Nagy-Bocsa veut être un grand réformateur des institutions ? Peut-être, mais il semble, en fait, que son ambition au sujet de ladite
réforme soit beaucoup moins grande que ce que l'on est censé croire officiellement. Qu'on en juge en prenant connaissance de ce qu'il a dit autour de lui, le mois dernier, à ce sujet :
Tout ça pour ça
De Sarkozy, à propos de "sa" réforme constitutionnelle :
"Le seul truc auquel je tiens vraiment, a-t-il expliqué autour de lui, c'est de parler devant les parlementaires. Je sais que moi, je peux les
convaincre."
Mais pas question pour lui qu'il y ait un débat après son intervention.
"Le Président n'est pas et n'a pas à être responsable devant le Parlement, sinon on changerait de République. C'est le Premier ministre qui est
responsable devant le Parlement."
Preuve que Fillon sert au moins à quelque-chose.
(Le Canard enchaîné N°4526, 25 juillet 2007)
Est venu ensuite le moment du grand Sarko-show à l'occasion du 14-Juillet : pour ce que j'ai pu en voir à la télévision, ce fut pour moi aussi écoeurant que lors de
la cérémonie de passation des pouvoirs à l'Elysée en mai dernier...
Première fête nationale de "rupture" pour Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a présidé samedi à ses premières cérémonies du 14 juillet, placées sous le signe de l'Europe et de la "rupture" que veut personnifier le nouveau chef de l'Etat, deux mois après
son entrée en fonctions.
Aux côtés des principaux responsables de l'UE, invités spécialement, le président a assisté à un défilé militaire marqué par la présence de contingents des 27 Etats de l'Union européenne.
Debout dans son command-car, le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, à ses côtés, le président avait lancé les festivités en descendant les Champs-Elysées, saluant de
la main militaires et spectateurs.
Première entorse au protocole, il fait arrêter son véhicule et se lance en direction de la foule, maintenue derrière des barrières et minutieusement fouillée avant de pouvoir pénétrer dans le
périmètre de sécurité.
"Il y a vraiment beaucoup de monde", lance-t-il en serrant des mains. Il embrasse une fillette dans les bras de son père. Des bras tendent des téléphones portables pour le prendre en photo. "Je
ne peux pas rester longtemps", lance M. Sarkozy avant de se diriger vers le trottoir d'en face pour le même bref exercice.
Le 16 mai, jour de son entrée en fonctions, il avait déjà pris un mini-bain de foule similaire sur "la plus belle avenue du monde".
Quelques semaines après les attentats manqués de Londres, les festivités étaient placées sous haute surveillance. Plusieurs milliers de policiers et de gendarmes ont été déployés avec des
"consignes d'extrême vigilance" dans le cadre du plan Vigipirate, au niveau rouge.
Une foule très nombreuse (la police ne disposait pas immédiatement de chiffres), souvent jeune, se presse. De nombreux touristes sont présents. Pour tenter d'apercevoir le défilé par dessus les
zones de sécurité, des personnes se sont perchées sur des kiosques à journaux ou dans les arbres. D'autres ont apporté ou acheté sur place des périscopes en carton.
Après une Marseillaise, puis le Chant des partisans et la lecture d'un texte de Robert Schuman, un des pères fondateurs de l'Union, le défilé commence.
Les 27 contingents européens se mettent en marche par ordre alphabétique, drapeau bleu-blanc-rouge et bannière étoilée de l'Europe en tête. Les unités françaises défilent ensuite pendant une
bonne heure, devant un Nicolas Sarkozy radieux, qui devise avec ses invités à la tribune.
"Surprise" européenne pour finir. Le président descend saluer les porte-drapeaux des armées des 27, en compagnie du président de la Commission José Manuel Barroso, du Premier ministre portugais
José Socrates, qui préside l'Union, du président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering et du Haut représentant diplomatique de l'UE, Javier Solana.
"Je voulais que la France soit de retour en Europe et que l'Europe soit présente en France", lance M. Sarkozy. M. Barroso se réjouit "d'un symbole mais plus qu'un symbole (...) C'est seulement
ensemble qu'on peut faire face".
Le président se rend ensuite au déjeuner officiel, où il arrive avec... Dominique Strauss-Kahn, l'ancien ministre socialiste, candidat de l'UE à la direction du FMI.
La garden-party élyséenne devait suivre, qui verra un changement d'importance. Le président a en effet renoncé à la très traditionnelle interview télévisée. Il devrait brièvement s'exprimer de
façon plus informelle.
Le nombre d'invités a également été réduit à quelque 5.000 personnes, et le président a choisi d'honorer plusieurs centaines de "héros" et "victimes" anonymes.
Innovation enfin en soirée avec une "grande fête populaire" au Champ de Mars, à Paris, avec des chanteurs européens et, en tête d'affiche, Michel Polnareff. Le tout devait s'achever, sans
rupture cette fois, par un très traditionnel feu d'artifice.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 14 juillet 2007, 12h32)
Commentaire de Sarkozy de Nagy-Bocsa, quelques jours plus tard :
"Le 14-Juillet a été réussi. Mais, encore, vous n'avez rien vu par rapport à celui de l'an prochain."
(Sarkozy, lors du Conseil des ministres du 18 juillet 2007, cité in Le Canard enchaîné N°4526, 25 juillet
2007)
Conclusion logique : on peut s'attendre à un écoeurement plus important encore pour les célébrations du 14-Juillet de 2008...
Le spectacle, du reste, continue trois jours plus tard : le 17 juillet, Sarkozy suit la neuvième étape du Tour de France 2007, entre Val d'Isère et Briançon, dans la voiture du directeur du Tour.
Chacun le sait : l'actuel chef de l'Etat est amoureux du sport, dont la sur-exposition médiatique et l'engouement populaire à son endroit sont les seules drogues qui lui sont nécessaires pour
gagner sans cesse de nouvelles étapes...
Pendant ce temps, le Parlement travaille, car, ainsi que l'avait promis Sarkozy, même en plein été, les députés et les sénateurs ont du pain sur la planche : le "paquet fiscal" en faveur des plus
riches, l'autonomie des universités, le service minimum dans les transports publics, etc.
Adoption avec retard par l'Assemblée d'un "paquet fiscal" étoffé
Le texte appelé "paquet fiscal", qui regroupe les promesses emblématiques de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale, a été voté dans la nuit de lundi à mardi par l'Assemblée, après
avoir été étoffé par la majorité, mais avec du retard du fait de la mobilisation de la gauche.
Le projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (TEPA) dit "paquet fiscal" doit maintenant rejoindre le Sénat où son examen est prévu à partir du 25 juillet.
Le projet de loi prévoit l'exonération des heures supplémentaires, la mise en place du RSA (revenu de solidarité active), l'encadrement des "parachutes dorés", la création d'un crédit d'impôt
sur les intérêts d'emprunt immobilier, l'abaissement du bouclier fiscal à 50% (60% actuellement) ou encore la suppression des droits de succession pour le conjoint survivant.
Le coût a été évalué par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, entre 10 et 11 mds d'euros pour 2008 et "13,6 mds d'euros (par an) en régime de croisière". Une addition élevée qui
retarde d'autant le retour à l'équilibre des finances publiques, promis au mieux pour 2010 par le chef de l'Etat mais plus probablement pour 2012. Ce qui du coup fait grincer des dents à
Bruxelles.
Malgré cela, le gouvernement a réussi à dégager des marges de manoeuvre pour donner du grain à moudre aux députés UMP. Après toute une législature à batailler en vain pour obtenir la sortie de
la résidence principale du calcul de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune), ils ont obtenu une hausse de 20 à 30% de l'abattement d'ISF sur cette résidence.
Ils ont aussi réussi à porter de 20.000 à 30.000 euros la possibilité de donation en numéraire par une personne de moins de 65 ans et de 50.000 à 150.000 euros l'abattement pour les donations
et les successions en faveur d'une personne handicapée si elle n'est pas l'héritière directe.
Après une vibrante ode au travail, lors de la présentation du texte, Mme Lagarde, très présente dans les débats, n'a eu de cesse de défendre des mesures qui, selon elle, devraient générer "près
d'un demi-point de croissance en 2008".
"Cette loi que l'on surnomme paquet fiscal (...) n'est ni un paquet cadeau pour les riches, ni un paquet piégé qui nuirait à la croissance, ni un paquet surprise dont on ne contrôlerait pas les
conséquences. C'est bien plutôt une boîte à outils dans laquelle ceux qui travaillent pourront trouver ce qu'ils cherchent", a-t-elle estimé.
Mais la gauche n'a pas été en reste et a fait preuve d'une grande combativité, sans toutefois verser dans l'obstruction, pour dénoncer un projet plein de "cadeaux fiscaux" qui sous couvert de
mesures "innovantes", présente de "vieilles recettes éculées" ou encore "marque le retour d'une société de rentiers". Martine Billard (Verts) a même suggéré d'ajouter au titre du projet
"assistanat aux grandes fortunes".
Le débat a particulièrement fait rage sur les heures supplémentaires et les droits de succession tant et si bien que les députés se sont retrouvés à travailler plus que prévu pour boucler lundi
soir au lieu de vendredi après-midi le texte, avec le lancement du RSA (revenu de solidarité active) défendu par Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités.
Alors que M. Hirsch avait vanté "une rupture qui permet" aux plus faibles de "repartir", l'opposition n'a eu de cesse de dénoncer le "cynisme" du gouvernement mettant en regard les milliards
aux plus riches comparés aux 25 millions du RSA.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 17 juillet 2007, 7h33)
Le 18 juillet, Sarkozy de Nagy-Bocsa met officiellement en place, lors d'une cérémonie à l'Elysée, son comité d'experts, présidé par l'ancien Premier ministre
Edouard Balladur, et dont l'ancien ministre socialiste Jack Lang a accepté d'être l'un des deux vice-présidents, comité chargé de faire des propositions de réformes en matière institutionnelles,
car le président de la République veut une réforme dans ce domaine avant les élections municipales de 2008.
Et puis, le 24 juillet, vient le "miracle" que personne n'attendait : Sarkozy de Nagy-Bocsa devient le libérateur des infirmières bulgares emprisonnées depuis huit ans en Libye. Petit rappel des
faits : à l'origine de l'affaire, des centaines d'enfants avaient été infectés par le virus du SIDA à l'hôpital libyen Al-Fatih de Benghazi, en raison de mauvaises conditions d'hygiène propres à
l'établissement. Plusieurs dizaines de ces enfants étant morts de la maladie, face à la fureur populaire, cinq infirmières coopérantes bulgares et un médecin palestinien servirent, bien
qu'étant innocents, de boucs émissaires. Arrêtés par le pouvoir en place, celui du colonel-dictateur Mouammar Kadhafi, les six malheureux ressortissants étrangers furent torturés, puis condamnés
à mort, avant que la mobilisation européenne ne pousse Kadhafi à préférer aux exécutions prévues un de ces marchandages dont il s'est fait une spécialité, en faisant des infirmières bulgares et
du médecin palestiniens, des otages à échanger contre des concessions de la part de l'Occident. Pendant plusieurs années, l'Union Européenne a négocié avec la Libye, la grâce et la libération des
condamnés, et on pouvait espérer que l'affaire puisse bientôt aboutir à une issue heureuse pour les otages. Et c'est là que Sarkozy de Nagy-Bocsa réussit un de ces coups de marketing politique
dont il a le secret, en précipitant la conclusion des négociations, avec force liquidités versées à Kadhafi par l'émir du Qatar, en guise de rançon, et l'intervention diplomatique inédite, auprès
du dictateur libyen, de Cécilia Sarkozy, épouse du chef de l'Etat français : le 24 juillet, les infirmières et le médecin sont libérés. On ne peut que sincèrement se féliciter de la fin du
calvaire des six otages, mais cela n'enlève rien au caractère opportuniste de l'intervention très médiatisée de Sarkozy, qui, dès le lendemain, 25 juillet, s'est rendu en visite officielle à
Tripoli, la capitale libyenne, et y a rencontré personnellement le colonel Kadhafi, "pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations". Un
mémorandum d'entente sur le nucléaire civil a été signé sur place à cette occasion, ainsi que plusieurs accords de coopération, dont un dans le domaine militaire : c'est aussi celà, la politique.
Le rôle que Cécilia Sarkozy aura joué dans toute cette affaire n'a pas manqué, en tout cas, de retenir l'attention des observateurs...
Cécilia Sarkozy au premier plan dans l'affaire des infirmières bulgares
L'heureux dénouement de
l'affaire des infirmières bulgares a de nouveau placé au devant de la scène Cécilia Sarkozy, alors même que la "première dame" n'a en France aucun statut ou rôle officiel.
Au cours de deux visites surprises et spectaculaires en Libye, le 12 juillet puis de dimanche à mardi, Mme Sarkozy a endossé le rôle, inédit en France, d'émissaire personnel du président dans
une négociation internationale de premier plan, suscitant des protestations à gauche.
C'est en compagnie de Mme Sarkozy, à bord d'un avion de la République française, que le médecin et les cinq infirmières sont revenues mardi dans leur patrie, après huit ans de détention en
Libye.
Décontractée en polo blanc et pantalon noir, Cécilia Sarkozy est sortie de l'avion à Sofia peu après elles, mais s'est refusé à toute déclaration. Son retour à Paris s'est également fait dans
la plus grande discrétion.
"On a résolu un problème, point. Il n'y a pas à théoriser sur une nouvelle organisation de la diplomatie française, le statut de l'épouse du chef de l'Etat ou je ne sais quel raisonnement", a
déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à l'Elysée.
Selon le Premier ministre François Fillon, la présence de Cécilia Sarkozy a aidé à créer une relation personnelle avec le dirigeant libyen. "Le président (Mouammar) Kadhafi ne recevait pas les
ministres, ne recevait pas les commissaires européens. Il fallait donc une relation directe entre le chef de l'Etat français et lui, et cette relation s'est instaurée d'abord par leurs
conversations téléphoniques et ensuite par la présence symbolique de l'épouse du chef de l'Etat à Tripoli".
Pour son époux, Cécilia Sarkozy a agi avec "beaucoup de courage, beaucoup de sincérité, beaucoup d'humanité et beaucoup de brio, en comprenant tout de suite qu'une des clés" était de prendre en
compte aussi la douleur "des cinquante familles qui avaient perdu un enfant".
Ancien mannequin et mère de trois enfants, réputée indépendante --le couple s'est un temps séparé-- et créditée d'une grande influence sur son mari, Cécilia Sarkozy avait avoué avant l'élection
ne pas se voir en "First Lady": "cela me rase", avait-elle confié.
Elle était restée très discrète pendant la campagne électorale et depuis l'entrée en fonction de son mari, même si elle avait été une des "stars" de sa cérémonie d'investiture.
En l'absence de tout statut du conjoint du chef de l'Etat, chaque "première dame" a dû définir le rôle qu'elle entend incarner: alors que Bernadette Chirac s'est illustrée dans la collecte
humanitaire des "pièces jaunes", Danielle Mitterrand avait parfois embarrassé la diplomatie française par ses initiatives, en faveur des Kurdes notamment, dans le cadre de sa fondation
France-Libertés.
Tout en se félicitant du dénouement heureux, des voix à gauche se sont offusquées de ce rôle d'émissaire officieux que Cécilia Sarkozy a endossé. "Je me demande à quoi servent le ministre des
Affaires étrangères Bernard Kouchner et la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade qui sont dépossédés de leurs propres compétences constitutionnelles au profit de la femme du
président de la République", a déclaré le député PS Arnaud Montebourg.
"Le problème est de savoir si Mme Sarkozy a été élue et a la légitimité du suffrage universel. La réponse est non. Elle est la femme du président, point barre. Elle n'a pas à être associée à
des opérations de cette envergure qui peuvent avoir des conséquences très importantes du point de vue géostratégique", a renchéri Noël Mamère (Verts).
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 24 juillet 2007, 15h25)
Le 25 juillet, tandis que Sarkozy était accueilli sous la tente de Kadhafi, l'Assemblée Nationale a adopté un projet de loi sur l'autonomie des universités : mal
négocié au départ, ce projet n'est pas allé aussi loin qu'on aurait pu le croire, par rapport à ce qui avait été annoncé, tout le monde s'étant accordé sur la nécéssité d'une profonde réforme des
universités françaises...
L'Assemblée adopte le projet de loi sur l'autonomie des universités
L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir le projet de loi de Valérie Pécresse sur l'autonomie des universités avec les seules voix de la majorité UMP et Nouveau Centre, l'opposition de
gauche ayant voté contre.
Les députés ont modifié à la marge le texte présenté en urgence (une lecture par assemblée) et déjà adopté par le Sénat le 12 juillet.
Ce projet prévoit la généralisation de l'autonomie budgétaire et de gestion des ressources humaines à toutes les universités d'ici 5 ans.
Les universités pourront également devenir propriétaires de leurs biens immobiliers ou les vendre ainsi que créer des fondations.
Pour améliorer la gouvernance des universités, les conseils d'administration sont ramenés de 60 à environ 30 membres et s'ouvrent à des personnalités extérieures (7 ou 8).
Le président sera élu par le conseil d'administration pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Son autorité sera renforcée et il disposera d'un droit de veto sur les affectations, pourra
embaucher des contractuels, gérer les primes des personnels.
Le texte modifie la procédure de recrutement des personnels et enseignants-chercheurs.
Les députés ont supprimé la possibilité donnée par les sénateurs à des personnalités extérieures de participer à l'élection du président d'université, revenant au texte initial.
Ils ont également maintenu un droit de regard de l'Etat dans la création des UFR (Unité de formation et de recherche) désormais dévolue aux universités.
Un amendement de Claude Goasguen (UMP), réservant la fonction de président d'université aux seuls enseignants-chercheurs, a été adopté à l'unanimité, contre l'avis de la ministre, barrant ainsi
la voie à l'élection de non universitaires.
Mme Pécresse a demandé une deuxième délibération et obtenu d'élargir cette fonction également aux "professeurs et maîtres de conférence, associés ou invités, ou tous autres personnels
universitaires assimilés, français ou étrangers"
Les députés ont en revanche rejeté un amendement permettant l'intégration des cursus des professions paramédicales et sage-femmes dans le système LMD (Licence, master, doctorat). Mme Pécresse a
toutefois annoncé que Roselyne Bachelot (Santé) ouvrira dès septembre une concertation sur cette question.
L'opposition SRC (Socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine - PCF/Verts) a protesté contre "les pouvoirs exorbitants des présidents d'université" et demandé en
vain des garde-fous sur le recrutement de contractuels "pour qu'ils ne se substituent pas aux enseignants chercheurs statutaires".
Alain Claeys (PS) a regretté que ce texte ne traite que de la gouvernance et "ne soit pas une vraie réforme de l'enseignement supérieur", déplorant "l'absence de moyens financiers". Noël Mamère
(Verts) a jugé ce texte "dangereux" pour l'avenir des universités.
"Nous ne voulons pas remplacer l'emploi statutaire, nous voulons de la souplesse" mais "ce seront des emplois publics, que nous créons", a soutenu Mme Pécresse dont c'était le baptême du feu à
l'Assemblée comme ministre.
Pour elle, ce texte, "véritable révolution culturelle", veut "ouvrir les fenêtres de l'Université".
Le texte sera soumis à l'examen d'une commission mixte paritaire (CMP, 7 députés, 7 sénateurs) pour une adoption définitive le 1er août.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 25 juillet 2007, 19h59)
De fait, le 1er août, le texte a définitivement été adopté, dans une version proposée par la commission mixte paritaire, qui est globalement proche de la version
qu'en avait retenue l'Assemblée nationale, notamment en ce qui concerne l'élection du président d'université.
La veille, le 31 juillet, le Premier ministre Fillon a enfin commencé à annoncer à quelle sauce allait être mangés les effectifs de la fonction publique, proie préférée de tous les bien-pensants
de ce pays :
Fillon: le rétablissement des finances publiques, "clé de la rupture économique"
Le Premier ministre, François Fillon, a qualifié mardi le rétablissement des finances publiques de "clé de la rupture économique", à l'issue d'un séminaire gouvernemental sur le projet de
budget 2008.
"Le rétablissement des finances publiques n'est pas à mes yeux une variable d'ajustement de la politique économique, c'est la clé de la rupture économique", a déclaré le chef du gouvernement
lors d'une conférence de presse.
Il a indiqué par ailleurs que les dépenses de l'Etat n'augmenteront pas en volume en 2008.
Ce budget, a-t-il souligné, est bâti sur "une hypothèse crédible" de 2,5% de croissance, annoncée fin juin par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et de 1,6% d'inflation.
François Fillon veut promouvoir par ce budget "une croissance forte" faisant de la France "un pays productif, un pays compétitif, un pays attractif". Mais il a répété que cette croissance
devait aussi être "saine", c'est-à-dire "respectant les finances publiques".
"La réduction de notre déficit est donc l'une de nos priorités, nos engagements européens nous y invitent mais surtout et avant tout, l'intérêt national l'exige", a-t-il ajouté.
M. Fillon, qui s'exprimait au sortir d'un séminaire gouvernemental sur le projet de budget 2008, a confirmé l'estimation de Christine Lagarde, selon laquelle les déficits publics de la France
s'établiront à 2,3% du PIB en 2008.
Il a aussi annoncé que les 22.700 fonctionnaires partant à la retraite ne seront pas remplacés en 2008, dont un sur trois dans l'Education
nationale.
"Les ministères contribuent tous en moyenne à 1 (fonctionnaire retraité) sur 2" non remplacé, hormis dans l'Education nationale, la Justice et
l'Enseignement supérieur, a-t-il expliqué à l'issue d'un séminaire gouvernemental sur les arbitrages budgétaires pour le projet de loi de finances 2008.
Environ un fonctionnaire de l'Education nationale sur trois ne sera pas remplacé.
M. Fillon s'est refusé à donner un chiffre précis avant la fin du mois d'août.
"Il y aura plus de 6.000 créations de postes correspondant à des besoins nouveaux" dans l'Education nationale, dont les études dirigées, a-t-il
expliqué. "Il y aura aussi des suppressions, qui font l'objet de réglages fins".
Conformément aux engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, M. Fillon a rappelé que la moitié des économies réalisées avec le non-remplacement de
fonctionnaires partant à la retraite seront affectés à la revalorisation des carrières.
Les modalités de cette hausse des traitements, a-t-il expliqué, seront négociées dans les prochaines semaines avec les syndicats par le secrétaire
d'Etat à la Fonction publique, André Santini.
Par ailleurs, une somme de 1,8 milliard d'euros supplémentaires sera affectée en 2008 à l'Enseignement supérieur et la Recherche, beaucoup plus que le milliard d'euros par an pendant cinq ans
promis par Nicolas Sarkozy pendant la campagne, a annoncé François Fillon.
Le Premier ministre a indiqué que le gouvernement affecterait au budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qualifiés de "priorité", "1,8 milliards supplémentaires".
Ceux-ci "seront reconduits en augmentation chaque année", a-t-il fait valoir.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 31 juillet 2007, 18h13)
Le 1er août a eu lieu l'adoption définitive par le Parlement (Assemblée et Sénat) du texte de loi issu d'une commission mixte paritaire sur le "paquet fiscal", ainsi
que le dernier Conseil des ministres avant les vacances gouvernementales et parlementaires.
Sarkozy souhaite bonnes vacances aux ministres, prévoit une rentrée chargée
Nicolas Sarkozy a
souhaité "bonnes vacances" aux membres du gouvernement mercredi lors du dernier conseil des ministres avant la pause estivale, leur annonçant que ça repartira "très fort" à la rentrée.
Le président de la République a dit "bonnes vacances, merci pour les trois mois, vous avez fait du bon travail avec des avancées importantes pour les Français, mais attendez-vous à ce que ça
reparte très fort dès la rentrée", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, lors du compte-rendu à la presse.
"Les ministres avaient l'air interloqué devant cette annonce d'un rythme qui serait encore plus soutenu à la rentrée", a commenté M. Wauquiez. Il a précisé que le conseil des ministres de
rentrée aurait lieu le 24 août.
D'ici là, "la permanence est assurée avec des exigences qui sont très claires", a-t-il dit. "Chaque ministre doit être joignable à tout moment, jour et nuit", une "permanence des membres du
gouvernement" sera assurée, et dans chaque cabinet ministériel, un responsable sera "chargé d'assurer le suivi".
"Il y a une continuité gouvernementale qui sera assurée, et en même temps pas d'hypocrisie: nous prenons bien des vacances et nous en avons besoin", a-t-il lancé.
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 1er août 2007, 12h43)
Soucieux de clôturer en beauté leur session extraordinaire estivale, les parlementaires ont tenu, avant de partir en congés, à s'occuper du fameux service minimum dans les transports publics. Il
est de notoriété publique que les pannes techniques et le manque de personnel causent bien plus de perturbations que les grèves ? Qu'à celà ne tienne, il faut tout de même légiférer, ce sont les
sarkozystes qui le disent...
Service minimum: les députés adoptent le projet de loi gouvernemental
Les députés ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de loi de loi sur le service minimum dans les transports publics terrestres, après trois jours de travaux marqués par une forte
combativité de la gauche dans l'hémicycle et une mobilisation syndicale dans le pays.
Le texte a été approuvé par les députés UMP et NC (Nouveau Centre), les deux groupes de gauche SRC (socialiste, radical et citoyen) et GDR (gauche démocrate et républicaine) ont voté contre
Les travaux, qui traînaient en longueur depuis l'après-midi, se sont accélérés après le vote tard dans la soirée de deux articles phares. Le premier fait obligation au salarié de se déclarer
gréviste 48 heures avant de participer au conflit, "sous peine de sanction disciplinaire" (art. 5). Le second prévoit la possibilité de consulter le personnel par vote secret, y compris à
l'initiative de l'employeur, sur la suite du mouvement au-delà de huit jours de grève (art. 6).
Ces deux mesures, perçues par la gauche comme une "atteinte frontale" au droit de grève, cristallisent la colère syndicale. Leur examen a donné lieu à de vifs échanges dans l'hémicycle.
Le projet de loi de Xavier Bertrand (Travail), promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, fera l'objet jeudi matin d'une commission mixte paritaire (CMP, 7 députés, 7 sénateurs), en vue d'un vote
définitif dans les deux assemblées en fin de journée.
Il sera le dernier des quatre projets de loi - avec ceux sur la récidive, le "paquet fiscal" et la réforme des universités - à être définitivement adopté par le Parlement durant la session
extraordinaire, commencée le 3 juillet et devant s'achever jeudi 2 août.
L'entrée en vigueur de la future loi sur le service minimum est prévue au 1er janvier 2008.
Mercredi les groupes SRC et GDR ont continué à ferrailler contre le projet de loi, défendant un à un leurs amendements dont plusieurs ont été adoptés.
Les débats ont donné lieu à quelques échanges musclés entre la gauche et le ministre, notamment lors de l'examen de l'article 4 qui définit les "dessertes prioritaires", "le plan de transport
adapté" et le "plan d'information des usagers" en cas de conflits.
A l'appel de sept fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-Rail, Unsa et Fgaac) et de quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC), auxquelles se sont joints Solidaires, la
FSU et le SNJ, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblés mardi dans 80 villes de France pour dénoncer ce texte voté, selon eux, "à la sauvette" en pleine trêve estivale.
D'autres actions syndicales sont annoncées pour la rentrée, et la CGT n'a pas totalement écarté une possible perturbation des services durant la Coupe du Monde de rugby en septembre et
octobre.
Le groupe SRC a déjà annoncé qu'il saisira le Conseil constitutionnel pour faire censurer le texte.
Face aux attaques répétées des élus de gauche contre ce texte, à leurs yeux, "inutile", "démagogique", "de provocation" et "inapplicable", les orateurs UMP et NC ont réitéré leur soutien à ce
projet de loi "équilibré", qui "donne la légitimité au service public" et qui est plébiscité par les Français dans les sondages.
"Le service minimum, qui a très longtemps été dans notre pays un serpent de mer (...) va devenir réalité au 1er janvier 2008", s'est félicité pour sa part M. Bertrand, soulignant que Nicolas
Sarkozy avait "joué cartes sur table pendant toute la campagne présidentielle" sur ce texte qui "n'est pas arrivé comme ça par hasard pendant l'été".
(Dépêche de l'Agence France Presse [AFP], 2 août 2007, 15h42)
Et voilà Sarkozy de Nagy-Bocsa parti - enfin ! - en vacances, aux Etats-Unis d'Amérique, à Wolfeboro, petite station estivale très huppée en bordure du lac
Winnipesaukee (New Hampshire), où il séjourne avec sa famille et des amis, dont la ministre Rachida Dati - amie du couple Sarkozy -, dans une luxueuse résidence de 1200 m2, à 21900 euros TTC la
semaine, appartenant à un ancien dirigeant de Microsoft. Entre deux joggings, et deux partis de pêche en bâteau, le très médiatique et égocentrique Sarkozy a pris le temps, dimanche dernier,
d'engueuler, en français, des photographes de presse américains, apparemment subitement devenus indésirables dès lors qu'il s'agit d'évoquer les modestes goûts de luxe du président joggeur en
congés. Ce dernier a également pris le temps de faire un aller-retour en avion pour pouvoir assister à Paris, hier, 10 août, aux obsèques du cardinal Jean-Marie Lustiger, ancien archevêque de
Paris, décédé dimanche. Il s'est dépêché de revenir à dans le New Hampshire, car aujourd'hui, 11 août, une rencontre, informelle et privée, avec le président des Etats-Unis W. Bush, était prévue
dans la résidence familiale des Bush de Kennebunkport (Maine), située à seulement 80 km de Wolfeboro.
Et voilà. Voilà à quoi ressemble un mois de sarkozysme appliqué. Et encore, je n'ai évoqué que dans les grandes lignes le mois politique qui vient de s'écouler. Et le cauchemar va continuer...
Profitons donc encore un peu du fait que Sarkozy soit loin d'ici, même si la côte est des Etats-Unis n'est pas forcément une destination suffisemment lointaine... Le 8 mai dernier, sur le site du
Nordenstar (journalistique et satirique), alors que le nouveau président élu avait temporairement disparu après sa victoire, et que l'on
s'interrogeait sur l'endroit où il pouvait être, j'avais écrit que "j'aimerai assez que Sarkozy de Nagy-Bocsa soit sur la planète Altaïr 4, à coté de Proxima du
Centaure... et qu'il y reste", et quelqu'un avait ensuite ajouté : "s'il pouvait même aller plus loin..." Effectivement, il pourrait fort bien
aller plus loin... pourvu qu'il y reste... ;-)
Cordialement, :-)
Hyarion, le démocrate anarcho-monarchiste.
(Illustrations : Caricature de la "Rupture" de Sarkozy, par Cardon, parue dans le Canard enchaîné N°4518, 30 mai 2007 ;
Caricature de Sarkozy devant le buste de son épouse Cécilia, par Kiro, parue dans le Canard enchaîné N°4525, 18
juillet 2007 ; Caricature de Kadhafi et de Cécilia Sarkozy, par Cabu, parue dans le Canard enchaîné N°4526, 25
juillet 2007 ; Caricature de Sarkozy [à droite] avant la pause estivale, par Lefred-Thouron, parue dans le Canard enchaîné N°4527, 1er août 2007)
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